Un homme de Beer Sheva condamné pour avoir menacé Netanyahu sur Twitter
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Un homme de Beer Sheva condamné pour avoir menacé Netanyahu sur Twitter

Asher Ben Dor a plaidé coupable en échange d'un acte d'accusation modifié qui a abandonné l'une des deux accusations portées contre lui ; l'État réclame une peine de prison

Benjamin Netanyahu, masqué, assiste à l'inauguration d'une station de dépistage de la COVID-19 à l'aéroport international Ben Gurion de Lod, le 9 novembre 2020. (Crédit : ATEF SAFADI / POOL / AFP)
Benjamin Netanyahu, masqué, assiste à l'inauguration d'une station de dépistage de la COVID-19 à l'aéroport international Ben Gurion de Lod, le 9 novembre 2020. (Crédit : ATEF SAFADI / POOL / AFP)

Le tribunal d’Ashdod a condamné lundi un homme de Beer Sheva qui avait menacé le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur les réseaux sociaux.

En juin, Asher Ben Dor avait écrit sur Twitter : « Quelqu’un est au courant des préparatifs de l’assassinat du Premier ministre ? Tout le monde sait… il semble que le temps soit venu, il semble que ce soit devenu insupportable ».

L’homme de 39 ans est parvenu à un accord avec les procureurs de l’État dans le cadre duquel il a plaidé coupable en échange d’un acte d’accusation modifié qui abandonne l’une des deux accusations portées contre lui pour avoir proféré des menaces.

L’accusation a néanmoins demandé au tribunal que Ben Dor soit condamné à une peine de prison en raison d’une condamnation avec sursis non exécutée remontant à l’année dernière, lorsqu’il a été reconnu coupable d’avoir agressé son partenaire.

Le juge Shamir Hirsch a ordonné aux services de probation de formuler une recommandation pour la peine de Ben Dor.

Après l’annonce de la condamnation, son avocat, Daniel Haklai, a fait savoir que son client « comprend la gravité de son erreur et s’excuse pour les mots écrits sur son compte Twitter ».

Des auto-entrepreneurs et des propriétaires de crèche israéliens participent à une manifestation afin de demander une aide financière au gouvernement israélien devant le parlement israélien à Jérusalem, le 19 avril 2020. (Yonatan Sindel / Flash90)

« M. Ben Dor est en réalité de droite dans ses opinions politiques, mais en raison de ses difficultés économiques et parce qu’il pense que le Premier ministre administre des politiques économiques cruelles, il a ressenti une immense colère. Néanmoins, il ne faut jamais exprimer sa colère de manière menaçante », a ajouté l’avocat.

La mise en examen de Ben Dor en juillet est intervenue en pleine répression des menaces en ligne contre le Premier ministre.

Au tribunal, l’accusé a expliqué qu’il avait écrit les tweets « dans le feu de l’action ».

« Le Premier ministre lui-même dit des choses et ensuite ‘exprime des regrets’, et c’est bon ? Je ne suis pas un homme violent », a-t-il soutenu.

Après son arrestation, Ben Dor aurait dit à un officier de police : « Je suis en état d’arrestation uniquement parce que c’est le Premier ministre qui s’est plaint. Maintenant que je suis en état d’arrestation, qu’il meure, le salaud, qu’il meure, c’est une arrestation politique ».

En juin, un homme d’Ashkelon a été inculpé pour avoir proféré des menaces à l’égard de Netanyahu sur les réseaux sociaux. Tzvi Sabag, 57 ans, a été accusé d’avoir publié sur Facebook des menaces directes en novembre de l’année dernière et d’avoir également menacé Yair Netanyahu.

Le chef du gouvernement a récemment déposé plusieurs plaintes en raison de menaces physiques à son encontre et à l’encontre de sa famille.

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