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Vives critiques contre un concours photo qui a récompensé une image du 7 octobre

La photo, en première place d'une catégorie du concours américain, montre le corps de l’otage israélo-allemande Shani Louk être emmené par des terroristes du Hamas à Gaza

Des terroristes palestiniens retournant dans la bande de Gaza avec le corps de l’otage israélo-allemande Shani Louk, le 7 octobre 2023. (Crédit : Ali Mahmud/AP)
Des terroristes palestiniens retournant dans la bande de Gaza avec le corps de l’otage israélo-allemande Shani Louk, le 7 octobre 2023. (Crédit : Ali Mahmud/AP)

Le concours photo « Pictures of the Year », son organisateur, le prestigieux Reynolds Journalism Institute de l’Université du Missouri, l’agence de presse américaine Associated Press (AP) et son collaborateur Ali Mahmud, photojournaliste freelance de Gaza, sont tous vivement critiqués après que le concours ait récompensé une image du photographe prise le 7 octobre 2023.

La photo, en première place de la catégorie « Team Picture Story of the Year » du concours américain, montre le corps de l’otage israélo-allemande Shani Louk être emmené par des terroristes du Hamas à Gaza à bord d’un pick-up.

Ali Mahmud, récompensé pour son cliché, a été accusé d’avoir été mis au courant en amont du projet terroriste et de complicité avec le Hamas puisqu’il était sur les lieux au moment de l’attaque du 7 octobre.

L’annonce de sa récompense a été vivement relayée sur les réseaux sociaux et, sous le post Instagram de la photo récompensée, certains internautes ont fait part de leur colère. « Il y a le cadavre d’un être humain partiellement déshabillé, une jeune femme qui a été brutalement assassinée et probablement violée. Cela ne peut pas être vrai. Veuillez supprimer cette photo », a écrit un internaute.

Michal Cotler-Wunsh, envoyée spéciale israélienne pour la lutte contre l’antisémitisme, a dénoncé une « normalisation de la haine antisémite » et « l’intégration du Hamas et d’autres mandataires terroristes ».

La famille de Shani Louk a participé à une plainte groupée il y a plusieurs semaines contre notamment l’agence de presse AP et Ali Mahmud suite à la prise de ces images. L’AP a déclaré que cette affaire était « infondée ».

Les plaignants, qui ont pour certains la double nationalité israélo-américaine ou sont Américains et ont pris part au festival organisé dans le kibboutz Reim, le 7 octobre, accusent l’agence de presse de complicité dans le déchaînement meurtrier du groupe terroriste palestinien pour avoir recouru aux services de photojournalistes indépendants qui, selon eux, s’étaient joints aux terroristes ce jour-là.

Le père de Shani Louk, Nissim, s’est néanmoins dit « heureux que l’image ait été sélectionnée » par le concours car il s’agit « d’une des images les plus importantes de ces 50 dernières années », a rapporté Haaretz.

Le mois dernier, le ministère israélien des Affaires étrangères avait critiqué le comité d’un autre prestigieux prix américain pour avoir décerné son premier prix à un autre photojournaliste palestinien, Yousef Massoud, qui, selon Israël, ne se cachait pas d’entretenir des relations avec le Hamas et aurait été informé des projets d’attaque du groupe terroriste.

Maud et Massoud sont parmi les quatre photojournalistes gazaouis mentionnés dans un rapport publié en novembre par le groupe de surveillance pro-israélien HonestReporting, établissant que des photographes employés par l’AP, Reuters, le New York Times ou CNN avaient fourni des images prises lors de l’attaque, au niveau de la zone frontalière et du territoire israélien – laissant entendre qu’ils avaient peut-être eu connaissance des projets d’attaque.

Le New York Times nie formellement l’information selon laquelle Massoud, dont les photos du char israélien aux mains du Hamas ont été publiées par le journal et l’AP, aurait été informé de l’attaque bien à l’avance. Ses premières photos, ce jour-là, ont été prises 90 minutes après le début de l’assaut dévastateur, soit vers 6 h 30 du matin. Le Times nie qu’il ait été préalablement informé du projet d’attaque ou même qu’il ait accompagné les terroristes du Hamas, qualifiant ces affirmations de « fausses et scandaleuses ». Il estime qu’il n’y a « aucune preuve des insinuations de Honest Reporting » au sujet de Massoud.

Honest Reporting a plus tard expliqué « soulever simplement des questions », en se demandant publiquement si les photojournalistes palestiniens qui ont pris des photos de l’attaque et envoyé les toutes premières images des événements avaient été avertis de ce qui se tramait.

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