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Une mère de Gaza témoigne : « Les Palestiniens appellent à l’arrêt de la guerre »

Le retour à la normale revient peu à peu dans la zone près de Gaza ; 26 civils tués à Gaza, dont 15 par les terroristes, selon Tsahal ; plus de 1 000 roquettes tirées sur Israël

  • Des policiers israéliens sur le lieu d'un incendie provoqué par une roquette tirée depuis la bande de Gaza qui a touché un champ près de Sderot, dans le sud d'Israël, le 7 août 2022. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)
    Des policiers israéliens sur le lieu d'un incendie provoqué par une roquette tirée depuis la bande de Gaza qui a touché un champ près de Sderot, dans le sud d'Israël, le 7 août 2022. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)
  • Le système antimissile du Dôme de fer tire des missiles d'interception de roquettes tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, vu depuis Sderot, le 7 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Le système antimissile du Dôme de fer tire des missiles d'interception de roquettes tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, vu depuis Sderot, le 7 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Une boule de feu et de fumée s'élève pendant les frappes aériennes israéliennes à Khan Younis, dans la bande de Gaza, le 7 août 2022. (Crédit : par Abed Rahim Khatib/Flash90)
    Une boule de feu et de fumée s'élève pendant les frappes aériennes israéliennes à Khan Younis, dans la bande de Gaza, le 7 août 2022. (Crédit : par Abed Rahim Khatib/Flash90)
  • Le Premier ministre Yair Lapid rencontre des dirigeants municipaux du sud à Sderot, le 7 août 2022, lors des combats à Gaza entre Israël et le Jihad islamique palestinien. (Crédit : Haim Zach/GPO)
    Le Premier ministre Yair Lapid rencontre des dirigeants municipaux du sud à Sderot, le 7 août 2022, lors des combats à Gaza entre Israël et le Jihad islamique palestinien. (Crédit : Haim Zach/GPO)
  • Image montrant le moment où Tsahal a frappé un immeuble de cinq étages dans la bande de Gaza après avoir demandé aux occupants de fuir, le 6 août 2022 (Crédit : capture d'écran)
    Image montrant le moment où Tsahal a frappé un immeuble de cinq étages dans la bande de Gaza après avoir demandé aux occupants de fuir, le 6 août 2022 (Crédit : capture d'écran)
  • Les forces de sécurité dans une maison de Sderot qui a été directement touchée par une roquette, le 6 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Les forces de sécurité dans une maison de Sderot qui a été directement touchée par une roquette, le 6 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Qatar aurait joué un rôle important dans l’instauration d’un cessez-le-feu

Un haut fonctionnaire a déclaré au radiodiffuseur public Kan que le Qatar aurait joué un rôle important dans l’instauration d’un cessez-le-feu entre Israël et le Jihad islamique palestinien.

L’officiel, sous couvert d’anonymat, attribue les bonnes relations développées au cours de l’année dernière à l’Égypte, qui a été le principal médiateur dans le conflit, mais aussi au Qatar.

Israël n’a pas de relations officielles avec le Qatar, mais travaille fréquemment avec la nation du Golfe sur la problématique de Gaza.

Selon le fonctionnaire, Israël estimerait que le Qatar a un grand potentiel pour aider à réhabiliter Gaza et à assurer la stabilité dans la région.

Erdogan condamne Israël pour les frappes à Gaza: Aucune excuse pour tuer des enfants

Le président turc Recep Tayyip Erdogan écoutant son homologue iranien Ebrahim Raisi lors d'une conférence de presse conjointe au palais de Saadabad, à Téhéran, en Iran, le 19 juillet 2022. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan écoutant son homologue iranien Ebrahim Raisi lors d'une conférence de presse conjointe au palais de Saadabad, à Téhéran, en Iran, le 19 juillet 2022. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné Israël pour ses frappes dans la bande de Gaza contre le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien.

« Il ne peut y avoir aucune excuse pour tuer des enfants, la Turquie se tient aux côtés du peuple palestinien », a déclaré le président dans un discours, selon l’agence de presse Anadolu.

Les critiques d’Erdogan interviennent malgré un récent rapprochement avec Israël après plus d’une décennie de liens tendus.

Plusieurs enfants palestiniens figurent parmi les morts après trois jours de combats, bien qu’Israël affirme qu’au moins douze d’entre eux ont été tués lorsque des roquettes du Jihad islamique ont manqué leur cible et ont explosé dans des zones résidentielles de Gaza.

Dans son discours, Erdogan a également réaffirmé son soutien à une solution à deux États avec un État palestinien ayant pour capitale Jérusalem-Est.

Il a également qualifié de « ligne rouge » pour la Turquie les questions relatives à la mosquée Al-Aqsa, située sur le mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, sans s’attarder dessus davantage.

Une mère de Gaza témoigne : « Les Palestiniens appellent à l’arrêt de la guerre »

Des Palestiniens inspectent leur maison qui a été touchée par une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza, lundi 8 août 2022. (Crédit : AP Photo/Fatima Shbair)
Des Palestiniens inspectent leur maison qui a été touchée par une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza, lundi 8 août 2022. (Crédit : AP Photo/Fatima Shbair)

Dans une rare interview accordée à la Douzième chaîne, une femme qui vit dans la bande de Gaza décrit sa terreur pendant les frappes israéliennes et affirme que le soutien du public au Hamas et au Jihad islamique s’étiole.

S’exprimant en anglais et sous couvert d’anonymat par crainte de représailles de la part du Hamas, qui dirige la bande de Gaza, cette mère de famille affirme que les sentiments du public ont changé.

« Le point de vue, la perspective, la pensée des habitants de Gaza a complètement changé. Lors des guerres précédentes, ils étaient avec la résistance, avec le Hamas et le Jihad, mais maintenant les gens appellent à l’arrêt de la guerre », dit-elle.

« Les seuls qui sont touchés et qui perdent tout, sont les habitants de Gaza, pas les dirigeants », ajoute-t-elle.

Interrogée sur ce qu’elle dit à ses enfants pendant les frappes aériennes, elle avoue qu’elle leur ment.

« Je leur mens et leur dis que c’est une fête, pas un bombardement, ils essaient de me croire mais regardent mon visage et voient que je suis apeurée ; ils savent que je ne dis pas la vérité », dit-elle.

Elle témoigne à la télévision israélienne du moment où elle a le plus eu peur.

« Le moment qui m’a fait le plus peur, c’est quand j’étais dans la cuisine et que mon enfant était dans une autre pièce. J’ai soudainement ressenti une secousse, j’ai senti que mon enfant allait partir dans ce bombardement », dit-elle.

Benny Gantz exprime sa « grande gratitude » à l’armée et au Shin Bet

Le ministre de la Défense Benny Gantz (au centre) tient une réunion avec le chef d'état-major Aviv Kohavi (à droite) et d'autres responsables au quartier général de Tsahal à Tel Aviv, le 8 août 2022. (Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Benny Gantz (au centre) tient une réunion avec le chef d'état-major Aviv Kohavi (à droite) et d'autres responsables au quartier général de Tsahal à Tel Aviv, le 8 août 2022. (Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, conclut une réunion avec de hauts responsables de l’armée et de la sécurité, alors qu’un cessez-le-feu entre Israël et le Jihad islamique palestinien est en vigueur depuis hier soir.

Gantz exprime sa « grande gratitude » à l’égard de l’armée et à l’agence de sécurité du Shin Bet, selon son bureau.

« Le ministre de la Défense a demandé aux forces de sécurité de poursuivre leur préparation opérationnelle dans tous les domaines et de travailler pour tirer parti des réalisations de l’opération pour parvenir à la stabilité et à la paix », ajoute un communiqué.

Gantz demande également aux responsables de préparer un groupe de travail pour renforcer les défenses dans les villes du sud d’Israël, en particulier celles proches de la frontière avec la bande de Gaza.

En visite dans le sud, Liberman étend les indemnisations

Capture d'écran d'une vidéo du ministre des Finances Avigdor Liberman lors de l'ouverture d'une réunion du comité socio-économique ministériel, le 15 février 2022. (Crédit: YouTube)
Capture d'écran d'une vidéo du ministre des Finances Avigdor Liberman lors de l'ouverture d'une réunion du comité socio-économique ministériel, le 15 février 2022. (Crédit: YouTube)

Le ministre des Finances Avigdor Liberman rencontre des dirigeants communautaires du sud d’Israël qui ont été touchés par la dernière série de combats avec des groupes terroristes à Gaza.

Liberman promet une compensation financière à tous ceux qui se sont absentés du travail en raison des combats et du confinement qui les ont précédés.

Liberman dit qu’il étend l’indemnisation à ceux qui se trouvent dans un rayon de 40 kilomètres de la frontière, au lieu des 7 kilomètres précédemment convenus.

Liberman note également que de l’argent a déjà été mis de côté pour améliorer les abris anti-bombes dans la région.

Des passagers ramenés d’urgence à l’aéroport lors des derniers tirs de roquettes

Illustration : Un vol d’El Al décolle à l’aéroport international Ben Gurion, dans les environs de Tel Aviv, le 25 octobre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Illustration : Un vol d’El Al décolle à l’aéroport international Ben Gurion, dans les environs de Tel Aviv, le 25 octobre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

La radio de l’armée rapporte que les passagers embarquant hier sur des vols à l’aéroport Ben Gurion ont été évacués d’urgence des manches des avions et ramenés dans le terminal au moment d’une attaque de tirs de roquettes dans le centre d’Israël dans la soirée.

Les passagers se sont réfugiés dans la zone renforcée du terminal au moment où a retenti la sirène de roquettes, mais l’Autorité aéroportuaire israélienne a déclaré par la suite qu’aucune roquette n’avait été dirigée vers eux.

Après vérification, l’IAA affirme qu’aucune roquette ne s’est approchée de l’aéroport et qu’aucune n’a été interceptée au-dessus de la zone.

Les vols ont repris au bout de 11 minutes environ, à la suite de vérifications assurant qu’aucun éclat provenant d’une éventuelle roquette ou d’une interception n’avait endommagé les pistes.

Les vols à destination d’Israël ont gardé leur position lorsque les sirènes de roquettes ont retenti à Tel Aviv, une procédure standard.

Le barrage a eu lieu peu avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu.

La procureure générale a approuvé l’assassinat ciblé du chef du Jihad

La procureure générale Gali Baharav-Miara à la Cour suprême à Jérusalem, le 29 mai 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La procureure générale Gali Baharav-Miara à la Cour suprême à Jérusalem, le 29 mai 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La procureure générale Gali Baharav-Miara dit qu’elle a donné le feu vert au Premier ministre Yair Lapid pour procéder à l’assassinat d’un chef du Jihad islamique palestinien sans convoquer le cabinet de sécurité parce qu’elle avait reçu l’assurance que cet acte ne conduirait pas à la guerre.

En réponse à une question de la Douzième chaîne qui demandait pourquoi elle n’avait pas insisté pour que le cabinet soit convoqué conformément à la loi, Baharav-Miara a déclaré que les responsables de la sécurité lui avaient assuré que l’attaque ne mènerait pas à la guerre, et qu’il n’était donc pas nécessaire de convoquer les hauts responsables du conseil de sécurité.

Baharav-Miara a souligné que chaque cas est jugé individuellement.

« Dans ce cas-ci, compte tenu des réunions d’évaluation d’informations fournies par les services de renseignement, les responsables professionnels de la sécurité ont déclaré à l’unanimité que l’action militaire qui avait été décidée compte tenu des circonstances n’était pas une action militaire susceptible de conduire à la guerre », dit-elle.

« La décision judiciaire a été prise sur la base de l’évaluation professionnelle », ajoute-t-elle.

Gaza : la centrale électrique redémarre après deux jours à l’arrêt

Un camion-citerne entre dans la bande de Gaza par le point de passage de Kerem Shalom avec Israël, le 8 août 2022 (Crédit : SAID KHATIB/AFP)
Un camion-citerne entre dans la bande de Gaza par le point de passage de Kerem Shalom avec Israël, le 8 août 2022 (Crédit : SAID KHATIB/AFP)

L’unique centrale électrique de la bande de Gaza a redémarré lundi après la livraison de carburant depuis Israël, a annoncé le porte-parole de la compagnie d’électricité à l’AFP.

La centrale avait fermé samedi faute de diesel livré par Israël qui avait fermé les points de passage avec l’enclave palestinienne, rouverts en matinée à la suite d’une trêve.

La centrale a recommencé « à générer de l’électricité », a affirmé Mohammed Thabet.

Le Jihad islamique identifie 12 membres de sa branche armée tués à Gaza

Des partisans du groupe terroriste palestinien Jihad islamique défilent avec des affiches représentant les commandants principaux Khaled Mansour (à gauche) et Tayseer Jabari, qui ont été tués lors de frappes israéliennes sur la bande de Gaza, lors d'un rassemblement dans le camp de réfugiés de Burj al-Barajneh, au Liban, le 7 août 2022. (Crédit 
: Anwar Amro/AFP)
Des partisans du groupe terroriste palestinien Jihad islamique défilent avec des affiches représentant les commandants principaux Khaled Mansour (à gauche) et Tayseer Jabari, qui ont été tués lors de frappes israéliennes sur la bande de Gaza, lors d'un rassemblement dans le camp de réfugiés de Burj al-Barajneh, au Liban, le 7 août 2022. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Le Jihad islamique palestinien a identifié 12 membres de son aile armée tués dans les combats avec Israël, dont deux des principaux commandants du groupe terroriste à Gaza.

Les Brigades Al-Quds du Jihad islamique palestinien ont publié un graphique avec des photos des 12 combattants, parmi lesquels Tayseer Jabari et Khaled Mansour, les chefs respectifs des brigades nord et sud du Jihad islamique à Gaza.

Le premier a été tué lors de la frappe israélienne vendredi qui a déclenché le conflit, tandis que le second a été ciblé samedi soir.

Le Hamas, le groupe terroriste qui contrôle Gaza, a déclaré que deux membres de sa branche armée avaient été tués dans les combats entre Israël et le Jihad islamique, tandis que le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FPLP) a indiqué qu’un de ses combattants avait été tué.

Le conflit de trois jours s’est terminé la nuit dernière par un cessez-le-feu qui se maintient jusqu’à aujourd’hui.

Israël ne prévoit pas de libérer les détenus du Jihad islamique palestinien

Bassem Saadi, chef du groupe terroriste palestinien Jihad islamique en Cisjordanie, est vu peu après son arrestation par les troupes israéliennes le 2 août 2022. (Crédit : Autorisation)
Bassem Saadi, chef du groupe terroriste palestinien Jihad islamique en Cisjordanie, est vu peu après son arrestation par les troupes israéliennes le 2 août 2022. (Crédit : Autorisation)

Israël n’a pas accepté de libérer Khalil al-Awawda, un membre du Jihad islamique palestinien qui a entamé une grève de la faim pour protester contre sa détention par Israël sans aucune charge, ni le chef du groupe terroriste en Cisjordanie, Bassam al-Saadi, qui a été arrêté la semaine dernière, ce qui aurait déclenché la série de violences à Gaza.

Israël n’a pas l’intention de libérer les prisonniers plus tôt que prévu, comme l’a demandé le Jihad islamique après le cessez-le-feu de la nuit dernière à Gaza, a appris le Times of Israel.

Par ailleurs, de hauts responsables israéliens ont mis en avant les contacts intensifs et, à leurs yeux, fructueux, qui ont eu lieu avec l’Égypte, le Qatar, les États-Unis et d’autres pays pendant les combats à Gaza.

« Ils connaissaient tous les éléments de notre prise de décision à l’avance, ainsi que nos efforts pour éviter d’agir et faire en sorte que [le conflit] soit aussi limité que possible », a déclaré l’un de ces responsables.

« Les Qataris ont un rôle important ici en tant qu’acteur qui crée de la stabilité économique », a-t-il ajouté.

Ces efforts ont contribué au processus de cessez-le-feu, qui a débuté samedi.

Le fait que le secrétaire général du Jihad islamique palestinien, Ziad Nakhaleh, se trouvait à Téhéran pour rencontrer le commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique a rendu plus difficile l’idée pour lui d’accepter un cessez-le-feu, selon les responsables.

Les responsables ont été particulièrement satisfaits du rôle de l’Egypte. « La médiation égyptienne a été très intensive. Nos relations avec eux sont extrêmement étroites. »

Les dirigeants politiques israéliens souhaitaient initialement que le cessez-le-feu entre en vigueur hier après-midi, mais ils ont dû accorder quelques heures supplémentaires pour permettre à Tsahal de terminer leurs opérations, selon les responsables.

A Sderot, Herzog salue « l’incroyable résilience » des Israéliens

Le président Isaac Herzog (2e-d) rencontre les dirigeants municipaux du sud à Sderot le 8 août 2022, le matin après qu'un cessez-le-feu a été conclu pour mettre fin aux combats entre Israël et le Jihad islamique palestinien basé à Gaza. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)
Le président Isaac Herzog (2e-d) rencontre les dirigeants municipaux du sud à Sderot le 8 août 2022, le matin après qu'un cessez-le-feu a été conclu pour mettre fin aux combats entre Israël et le Jihad islamique palestinien basé à Gaza. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

Le président Isaac Herzog rencontre les dirigeants municipaux du sud alors qu’il visite la ville de Sderot, touchée par des roquettes, après qu’un cessez-le-feu est entré en vigueur la nuit dernière pour mettre fin aux combats entre Israël et le Jihad islamique palestinien basé à Gaza.

« Sans cette région, il n’y aurait pas d’État d’Israël. Vous êtes la porte d’entrée de l’État d’Israël et vous êtes le mur protégeant l’État d’Israël », a déclaré Herzog, selon un communiqué de son bureau.

Le président salue « l’incroyable résilience » des Israéliens dans les communautés proches de la frontière de Gaza et « tous ceux qui se sont engagés dans la défense avec vous ».

« J’espère et je prie pour que nous voyions maintenant le calme et que les citoyens israéliens connaissent le calme et la sécurité. Nous devons toujours être prêts à toute menace qui pourrait survenir », a-t-il mis en garde.

Nouveaux accords entre Israël, le Hamas et le Jihad islamique en perspective

De hauts responsables israéliens ont indiqué qu’il existe une opportunité pour conclure de nouveaux accords avec le Hamas et le Jihad islamique palestinien au lendemain du cessez-le-feu qui a mis fin aux combats à Gaza.

« Nous sommes absolument conscients qu’il y a une opportunité dans cette période d’après-guerre que nous ne voulons pas manquer », a déclaré un responsable, en soulignant les tentatives en cours pour organiser le retour des captifs civils israéliens et des corps des soldats de Tsahal détenus par le Hamas, entre autres.

« Les signaux émis par le Hamas ces dernières semaines ont été reçus », a assuré un responsable.

« Nous voulons faire avancer les choses, et ne pas nous contenter d’un cessez-le-feu avec le Jihad islamique palestinien », a expliqué l’un des responsables.

Le retour aux politiques habituelles d’Israël à l’égard de Gaza se fera progressivement et d’une manière qui « envoie un message sur l’avenir », déclare l’un des responsables.

Ces politiques devraient être remises en place au cours des deux prochains jours.

« Retour complet à la routine » pour la zone israélienne près de Gaza

Le conseil régional d’Eshkol informe les habitants de la région du sud d’Israël, qui a été durement touchée par des roquettes en provenance de Gaza lors de l’opération Breaking Dawn, d’un « retour complet à la routine » après le cessez-le-feu de la nuit dernière.

Un communiqué du conseil indique que les limites sur les rassemblements et les lieux de travail seront levées, que les routes seront rouvertes et que les activités éducatives et les travaux agricoles pourront reprendre.

Il ajoute que le service de train régulier reprendra à midi et indique que les piscines peuvent également rouvrir.

Des camions de carburant sont entrés lundi dans la bande de Gaza par le point de passage de marchandises de Kerem Shalom, dans le sud de l’enclave.

Le Hamas a fait pression sur le Jihad islamique pour qu’il accepte le cessez-le-feu

Des partisans des groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique lors d'un rassemblement dans la bande de Gaza célébrant un attentat commis à Tel Aviv, le 8 avril 2022. (Crédit : Attia Muhammed/Flash90)
Des partisans des groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique lors d'un rassemblement dans la bande de Gaza célébrant un attentat commis à Tel Aviv, le 8 avril 2022. (Crédit : Attia Muhammed/Flash90)

Le Hamas était en contact avec l’Égypte tout au long de l’opération Aube et a fait pression sur le Jihad islamique palestinien pour qu’il accepte un cessez-le-feu, ont déclaré ce matin de hauts responsables israéliens.

« Nous savions depuis le début que le Hamas voulait rester en dehors du conflit », ont déclaré les responsables.

Cependant, ils ont expliqué que le Hamas a failli à sa responsabilité qui consistait à empêcher un conflit, ce qu’il aurait dû faire en faisant pression sur le Jihad islamique palestinien avant qu’il ne commence : « C’est ce que nous attendons de quelqu’un qui prétend diriger la bande de Gaza et sa population. »

Les responsables affirment que le Hamas est resté à l’écart du combat en raison des politiques militaires et civiles menées par Israël au cours de l’année écoulée. « Cela inclut l’opération Gardiens des murs et les importantes incitations économiques pour la population », ont-ils dit.

Israël savait dès le départ que le Hamas ne se joindrait pas au Jihad islamique

Des roquettes sont lancées de la bande de Gaza vers Israël, dans la ville de Gaza, dimanche 7 août 2022. (Crédit : Hatem Moussa/AP)
Des roquettes sont lancées de la bande de Gaza vers Israël, dans la ville de Gaza, dimanche 7 août 2022. (Crédit : Hatem Moussa/AP)

De hauts responsables israéliens se sont déclarés satisfaits de la manière dont le cessez-le-feu avec le Jihad islamique palestinien a tenu pendant la nuit.

« Nous pouvons maintenant commencer à envisager la prochaine phase », a déclaré un responsable lors d’un point presse lundi matin.

Les responsables ont souligné qu’Israël s’est lancé dans cette opération de trois jours « pas par choix ».

Ils affirment que les terroristes du Jihad islamique, en particulier les deux commandants régionaux assassinés lors de l’opération Aube à Gaza, se préparaient à intensifier leurs opérations contre Israël.

Israël était conscient que l’arrestation du commandant supérieur du Jihad islamique Bassam al-Saadi à Jénine ferait monter la tension, mais ne s’attendait pas à ce que cela provoque une escalade aussi grave, selon les responsables.

La désescalade était la principale préoccupation du Premier ministre Yair Lapid. Les efforts diplomatiques déployés par d’autres pays pour faire pression sur le Jihad islamique afin qu’il mette un frein à ses menaces contre Israël n’ont pas porté leurs fruits dans un premier temps, selon les responsables. Israël a également limité les déplacements près de la frontière de Gaza afin de réduire les frictions et d’éviter de fournir des cibles aux snipers du Jihad islamique palestinien.

« Mais nous ne pouvions pas continuer à tenir la zone frontalière de Gaza dans cette situation, et nos efforts antérieurs n’ont pas réussi à empêcher l’intention de mener des attaques par balles, et nous avons compris que nous nous dirigions vers une opération », a expliqué un responsable.

« Nous avons alors réalisé que le Jihad islamique n’a pas l’intention de se retirer de cette affaire sans opérer, et sans opérer de manière significative. »

Israël a compris dès le départ que le Hamas ne se joindrait pas aux combats et qu’il se battrait uniquement contre le Jihad islamique palestinien.

L’opération visait à mettre fin aux attaques antichars et aux tirs de sniper prévus. « Il y avait également une opportunité [de frapper] le commandant de leur secteur nord », explique un officiel.

60 personnes ont reçu des soins à l’hôpital Barzilai d’Ashkelon

L'entrée de l'unité de soins intensifs de l'hôpital Barzilai à Ashkelon, le 12 mai 2021. (Crédit : Lazar Berman. Times of Israel)
L'entrée de l'unité de soins intensifs de l'hôpital Barzilai à Ashkelon, le 12 mai 2021. (Crédit : Lazar Berman. Times of Israel)

L’hôpital Barzilai à Ashkelon dit avoir fourni des soins médicaux à 60 personnes pendant les combats à Gaza entre Israël et le Jihad islamique palestinien, qui se sont terminés par un cessez-le-feu la nuit dernière.

Selon l’hôpital, il a soigné 21 personnes souffrant d’anxiété et 39 légèrement blessées alors qu’elles couraient vers des abris anti-bombes au milieu des tirs de roquettes.

Il indique que 53 des blessés sont depuis sortis de l’hôpital.

Barlev: Israël a refusé les demandes de libération de membres importants du Jihad islamique

Le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev assistant à une réunion des Travaillistes à la Knesset, à Jérusalem, le 16 mai 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev assistant à une réunion des Travaillistes à la Knesset, à Jérusalem, le 16 mai 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, a déclaré que l’accord de cessez-le-feu ne prévoyait pas la libération de deux membres haut-placés au sein du Jihad islamique palestinien et détenus par Israël.

Le cessez-le-feu négocié au Caire entre Israël et le Jihad islamique aurait inclus la promesse égyptienne d’œuvrer à la libération de Khalil al-Awawda, membre du Jihad islamique palestinien qui observe la grève de la faim pour protester contre sa détention par Israël sans aucune charge, et de Bassam al-Saadi, chef du groupe terroriste en Cisjordanie, qui a été arrêté la semaine dernière dans une action considérée comme ayant déclenché la série de violences à Gaza.

« Israël n’a rien accepté, nous avons répondu négativement aux demandes », a déclaré Barlev à la chaîne publique Kan.

« Al-Saadi est comme n’importe quel prisonnier, et le détenu administratif [al-Awawda], comme n’importe quel autre détenu administratif. Vers la fin de la période de détention, le Shin Bet évaluera la situation et décidera de le libérer ou non. La plupart du temps, le Shin Bet prolonge [la détention] », explique Barlev.

Israël annonce la réouverture des points de passage de Gaza pour l’aide humanitaire

Des dégâts sont causés au toit du point de passage d'Erez près de la frontière avec la bande de Gaza, le 7 août 2022. (Ministère de la Défense)
Des dégâts sont causés au toit du point de passage d'Erez près de la frontière avec la bande de Gaza, le 7 août 2022. (Ministère de la Défense)

L’armée israélienne a annoncé dans un communiqué que les points de passage entre Israël et Gaza seront rouverts à l’aide humanitaire, sous réserve d’une évaluation de la sécurité.

La déclaration de la liaison militaire d’Israël avec les Palestiniens, connue sous l’acronyme COGAT, indique que si la situation reste calme, une évaluation sera effectuée sur la réouverture complète potentielle des points de passage.

Les points de passage sont fermés depuis plusieurs jours.

Le ministère de la Défense a déclaré dimanche que trois obus de mortier tirés par le Jihad islamique palestinien avaient touché le passage d’Erez entre Israël et Gaza. Le toit du terminal a été endommagé à la suite d’un incendie et des éclats d’obus sont tombés dans le hall d’entrée, a précisé le ministère. Il n’y a pas eu de blessés.

Levée des restrictions sur les communautés proches de Gaza et réouverture des routes

Des soldats israéliens bloquent des routes près de la frontière avec la bande de Gaza, le 2 août 2022. (Crédit : Flash90)
Des soldats israéliens bloquent des routes près de la frontière avec la bande de Gaza, le 2 août 2022. (Crédit : Flash90)

Après le respect du cessez-le-feu pendant la nuit, l’armée israélienne a annoncé dans un communiqué qu’elles allaient commencer à lever les restrictions imposées aux résidents de la zone frontalière de Gaza.

Toutes les routes de la région qui ont été fermées pendant plusieurs jours vont être rouvertes, a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué. Les routes étaient fermées depuis mardi dernier par crainte d’une attaque du groupe terroriste du Jihad islamique.

En outre, les résidents des communautés frontalières ne sont plus tenus de rester à proximité d’une zone protégée.

Les trains reprendront la liaison entre Sderot et Ashkelon à midi.

27 civils ont été tués à Gaza, dont 15 par des roquettes du Jihad islamique – Tsahal

Roquettes tirées vers Israël depuis la ville de Gaza, le 6 août 2022. (Crédit : AP Photo/Fatima Shbair)
Roquettes tirées vers Israël depuis la ville de Gaza, le 6 août 2022. (Crédit : AP Photo/Fatima Shbair)

Lors d’un briefing aux journalistes, un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que l’armée estime que 51 personnes ont été tuées à Gaza au cours de la dernière série de combats, dont 24 membres du groupe terroriste palestinien du Jihad islamique.

L’armée précise que ces chiffres sont des estimations.

Selon l’armée, 16 personnes non impliquées dans les hostilités ont été tuées par des roquettes gazaouies qui ont manqué leur cible.

Onze autres personnes non affiliées à des groupes terroristes ont été tuées, ce qui signifie qu’au total 27 civils de Gaza – dont un certain nombre d’enfants – ont été tués dans les combats.

L’armée pense avoir tué 24 terroristes du groupe terroriste du Jihad islamique.

« Plus de Palestiniens ont été tués par les tirs ratés du Jihad islamique que par les tirs de Tsahal », a déclaré le porte-parole Ran Kochav.

Kochav affirme que « des leçons seront tirées » à la suite de la mort des 11 personnes qui n’étaient pas directement impliquées dans les combats.

L’armée affirme également qu’environ 1 100 roquettes ont été tirées vers Israël par des terroristes de la bande de Gaza.

Environ 200 roquettes n’ont pas atteint leur cible et ont atterri dans la bande de Gaza, selon l’armée.

Le système de défense antimissile du Dôme de fer a enregistré un taux de réussite de 96 %, selon Tsahal.

L’armée affirme avoir frappé environ 170 cibles liées au Jihad islamique palestinien, dont des hauts responsables et des militants du groupe terroriste.

Tsahal : Les objectifs militaires à Gaza essentiellement atteints

Des unités de Tsahal près de la frontière avec Gaza, le 7 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des unités de Tsahal près de la frontière avec Gaza, le 7 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’armée israélienne a affirmé que la plupart des objectifs militaires de l’opération Aube ont été atteints.

Dans un briefing aux journalistes, un porte-parole a déclaré qu’une « politique prudente et progressive de retour à la routine normale est nécessaire ».

Bien que le cessez-le-feu entre Israël et le Jihad islamique palestinien ait tenu toute la nuit, de nombreuses restrictions restent en place pour les personnes vivant dans les communautés les plus proches de la frontière avec Gaza.

Cela signifie que les établissements d’enseignement des villes proches de la bande de Gaza resteront fermés, que les rassemblements seront largement interdits et que les habitants devront rester à proximité des abris anti-bombes.

Des restrictions légèrement plus souples sont en place pour le reste du nord du Néguev et une partie de la région de Lachish.

Le Jihad islamique reprendra les tirs si Israël ne « respecte pas ce qui a été convenu »

Ziad Nakhaleh, le 14 août 2018 (Crédit : capture d'écran Palestine Today)
Ziad Nakhaleh, le 14 août 2018 (Crédit : capture d'écran Palestine Today)

Ziad Nakhaleh, le chef du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, a déclaré que ses membres ont fait face à « l’agression » d’Israël avec « fermeté », ajoutant qu’il « salue la nation palestinienne ».

Dans une déclaration, Nakhaleh a également averti que « si l’ennemi ne s’en tient pas à ce que nous avons convenu via le médiateur égyptien, nous reprendrons le combat ».

Tsahal va réévaluer les restrictions de sécurité imposées à la région de Gaza

Dans les prochaines heures, Tsahal devrait réévaluer la pertinence des consignes de sécurité spéciales actuellement en vigueur pour les résidents des zones proches de la bande de Gaza.

Bien que le cessez-le-feu entre Israël et le Jihad islamique palestinien ait tenu toute la nuit, les restrictions restent en place. Cela signifie que les établissements d’enseignement des villes proches de la bande de Gaza resteront fermés, que les rassemblements seront largement interdits et que les résidents devront rester à proximité des abris anti-bombes.

Des restrictions légèrement plus souples sont en place pour le reste du nord du Néguev et une partie de la région de Lachish.

Officiellement, les restrictions sont en vigueur jusqu’à 18 heures lundi, mais elles pourraient être annulées plus tôt.

Le conseil régional de la région de Gaza ne reprendra pas ses activités éducatives

Le Conseil régional de Sdot Negev a annoncé qu’après une évaluation de la sécurité et malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, les communautés de la région de Gaza ne reprendront pas leurs activités éducatives ce lundi.

Cela signifie qu’il n’y aura pas de navettes vers les établissements d’enseignement spécialisé, que les garderies ne seront pas ouvertes et que les activités des camps d’été n’auront pas lieu.

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