Israël en guerre - Jour 138

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Des manifestants à Tel Aviv et à Césarée, entre autres, appellent à des élections

Sur la place Habima, le frère d'une victime du 7 octobre demande la dissolution du gouvernement ; d'autres rassemblements ont lieu à Haïfa et devant la résidence privée de Netanyahu

Des manifestants réclamant des élections, sur la place Habima à Tel Aviv, le 6 janvier 2024. (Crédit : Gilad Furst)
Des manifestants réclamant des élections, sur la place Habima à Tel Aviv, le 6 janvier 2024. (Crédit : Gilad Furst)

Des milliers de manifestants se sont rassemblés à Tel Aviv et devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée samedi soir pour appeler à de nouvelles élections législatives immédiates dans le cadre de la guerre entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza.

La principale manifestation a eu lieu place Habima à Tel Aviv, tandis que des rassemblements plus restreints sont également organisés à Haïfa et devant le domicile de Netanyahu dans la ville côtière de Césarée, au nord du pays.

Les organisateurs de la manifestation de Tel Aviv ont déclaré qu’environ 20 000 personnes y avaient participé. Parmi les participants figuraient des personnes qui avaient été évacuées des zones proches de la bande de Gaza et de la frontière nord avec le Liban en raison des tirs de roquettes terroristes en provenance de ces zones, ainsi que des parents de personnes tuées lors de l’attaque initiale du Hamas.

Le frère de Shira Eylon, assassinée par des terroristes du Hamas lors du Festival Supernova le 7 octobre, a déclaré lors du rassemblement à Tel Aviv que sa sœur « a été abandonnée à une mort choquante ».

« Je crois que chacun a un rôle dans le monde et que le rôle de Shira était de répandre la lumière et d’unir ceux qui l’entouraient », a affirmé Adar Eylon, cité par le quotidien Haaretz.

« Mon rôle est de veiller à ce que cela se produise. Je lui ai promis que tout cela n’était pas arrivé pour rien. La mort de nos proches n’a pas été vaine. »

« Le changement commence en nous et commence par un leadership digne de ce nom. Sans un tel leadership, nous ne pourrons pas entamer le processus de guérison », a ajouté Eylon.

Les appels à des élections anticipées n’ont cessé de se multiplier, alors même que le pays est encore sous le choc de l’assaut perpétré par le Hamas le 7 octobre, au cours duquel des milliers de terroristes palestiniens ont envahi Israël par voie terrestre, maritime et aérienne, ont massacré 1 200 personnes – dont une majorité de civils – et en ont pris plus de 240 autres en otage à Gaza, sous le couvert de tirs de roquettes nourris sur Israël. Depuis lors, les groupes terroristes de Gaza ont continué à tirer sporadiquement sur les régions du sud et du centre.

En réponse à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire contre des Juifs depuis la Shoah, Israël a juré d’anéantir le Hamas, de mettre fin à son règne de 16 ans, et à ramener tous les otages, lançant une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza, qui a commencé le 27 octobre.

Alors que la guerre éclatait dans le sud, le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, aussi soutenu par l’Iran, a commencé à lancer des attaques le long de la frontière nord, notamment en tirant des roquettes sur des communautés. Les tensions n’ont cessé de s’aggraver, faisant 13 morts dont neufs soldats et quatre civils. Les affrontements entre Israël et le Hezbollah ont fait près de 160 morts du côté libanais, dont plus de 110 combattants du Hezbollah. Samedi, le groupe terroriste a revendiqué le tir de dizaines de roquettes sur Israël.

Les tirs de roquettes dans le sud et le nord ont contraint plus de 100 000 Israéliens à quitter leur domicile.

À Haïfa, Noam Yaron, un père de six enfants qui a été évacué de la ville frontalière de Kiryat Shmona, dans le nord du pays, a déclaré que sa vie avait été « interrompue en un instant par la guerre qui nous a été imposée ».

« En un instant, nous sommes devenus des réfugiés abandonnés, vivant dans nos valises, complètement désemparés. Sans réponse, sans rien à l’horizon, depuis trois mois », a-t-il expliqué.

Lors de la manifestation à Césarée, Hani Ricardo, dont la fille Oriya a été assassinée lors du Festival Supernova, a accusé le gouvernement de ne pas assumer la responsabilité des défaillances qui ont permis cette dramatique attaque contre le pays.

« Depuis le 7 octobre, j’attends, comme beaucoup d’autres, les membres du gouvernement corrompu qui, à ce jour, n’ont pas trouvé le temps de nous regarder tous dans les yeux. Ils regardent dans toutes les directions, mais pas dans la nôtre », a-t-elle affirmé.

À la fin de la manifestation, Ricardo a appelé les participants à marcher sur le domicile de Netanyahu. La police a bloqué la manifestation mais a permis à quelques dizaines de personnes de s’approcher de la résidence du Premier ministre, a rapporté Haaretz.

Le week-end dernier a eu lieu l’une des premières grandes manifestations explicitement anti-gouvernement depuis le début de la guerre le 7 octobre, avec des manifestants à Tel Aviv appelant à des « élections maintenant » alors qu’ils affluaient vers la place Habima, et beaucoup arboraient des banderoles hautement hostiles à Netanyahu et à sa coalition radicale, ainsi qu’à la guerre en cours à Gaza.

De nombreux manifestants ont apporté des drapeaux israéliens qui avaient été utilisés lors des manifestations contre le projet de refonte du système judiciaire avant le 7 octobre, conférant au rassemblement un caractère anti-gouvernement qui a été absent de la plupart des grandes manifestations depuis les atrocités commises, il y a presque trois mois, par le Hamas.

Gali Besodo, une habitante de Sderot qui réside temporairement à Tel Aviv après que les résidents ont été évacués dans le cadre de la guerre en cours à Gaza, a déclaré que la vie dans le sud d’Israël était difficile depuis des années et a rejeté la responsabilité des échecs sans précédent du 7 octobre sur le gouvernement.

« On nous a appris qu’il était normal d’élever des enfants sous le feu de l’ennemi. Le gouvernement ne s’est pas contenté de transférer des valises d’argent au Hamas, il nous a vendus, nous les habitants de la [zone frontalière de Gaza], dans le processus. Il nous a abandonnés et le mensonge nous a explosé à la figure le 7 octobre », a-t-elle déploré, citée par Haaretz.

Bien que de nombreux hauts responsables de l’armée et des agences de sécurité aient publiquement admis avoir échoué à prévenir l’attaque du 7 octobre, les ministres du gouvernement, dont Netanyahu lui-même, ont refusé d’endosser la responsabilité de l’assaut survenu sous leur mandat.

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