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L’AIEA déplore le peu de progrès de sa coopération avec l’Iran

"L'Iran doit fait faire de son mieux pour être aussi transparent que possible," a déclaré le chef de l'Agence

Yukiya Amano, le  directeur de l'AIEA, à Davos en janvier 2013. (Crédit : GPO/Flash90)
Yukiya Amano, le directeur de l'AIEA, à Davos en janvier 2013. (Crédit : GPO/Flash90)

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déploré lundi le peu de progrès de sa coopération avec l’Iran sur une possible dimension militaire de son programme nucléaire, mais sans en faire une cause de blocage d’un accord avec les grandes puissances.

« L’Iran a fait preuve d’une certaine implication sur la question d’une possible dimension militaire. Mais ces derniers mois, les progrès ont été très limités », a critiqué le directeur général de l’AIEA, le Japonais Yukiya Amano, en marge d’une conférence sur la prolifération nucléaire à Washington.

L’AIEA enquête depuis des années sur une possible dimension militaire (PDM) du programme nucléaire de Téhéran. Cette organisation de l’ONU lui demande de répondre à des allégations précises, formulées en 2011, selon lesquelles l’Iran aurait mené des recherches et des travaux concrets, avant 2003, pour se doter de la bombe atomique. La République islamique a toujours nié qu’elle cherchait à fabriquer l’arme nucléaire.

L’AIEA enquête en vertu d’un accord qu’elle a conclu en novembre 2013 avec l’Iran qui a accepté des mesures de transparence sur son programme nucléaire controversé.

« Nous devons accélérer cette clarification (…) mais le fait est que les avancées sont limitées », a insisté M. Amano auprès de quelques journalistes.

Une délégation de l’AIEA s’était rendue à Téhéran il y a deux semaines et dans son dernier rapport du 19 février, l’Agence avait accusé l’Iran de ne pas avoir fourni une « quelconque explication permettant à l’agence de clarifier les deux questions » en suspens: « des détonateurs à fil à exploser » et des études de « calcul et de modélisation » faites sur le transport de neutrons.

Mais, a affirmé M. Amano, ces contentieux ne doivent pas empêcher l’Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) de sceller d’ici fin mars un accord de principe qui garantirait la nature pacifique du nucléaire iranien en échange d’une levée progressive de sanctions.

« Comme dans la vraie vie, tout ne peut pas être parfait », a admis le chef de l’AIEA.

« L’Iran doit fait faire de son mieux pour être aussi transparent que possible. Cela ne signifie pas que tout doit être clarifié, mais cela signifie qu’avec ces efforts on puisse avoir davantage confiance dans les activités de l’Iran », a argumenté le responsable.

Et « si un accord est conclu, il sera dans l’intérêt de l’Iran de l’appliquer », a encore plaidé M. Amano, dont l’Agence n’est pas partie aux négociations qui doivent reprendre jeudi à Lausanne entre le 5+1 et l’Iran.

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