L’armée ferme une imprimerie pour des affiches rendant hommage au terroriste de Jérusalem
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L’armée ferme une imprimerie pour des affiches rendant hommage au terroriste de Jérusalem

Les troupes ont saisi du matériel à a-Ram, pour réprimer le soutien à l’homme armé qui a tué deux personnes le 9 octobre

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Des soldats dans une imprimerie qui produisait, d'après l'armée israélienne, des affiches et d'autres documents de soutien au terrorisme, à A-Ram, en Cisjordanie, le 19 octobre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Des soldats dans une imprimerie qui produisait, d'après l'armée israélienne, des affiches et d'autres documents de soutien au terrorisme, à A-Ram, en Cisjordanie, le 19 octobre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Une imprimerie de la région de Jérusalem a été perquisitionnée tôt jeudi matin par les troupes israéliennes. Elle produisait des affiches de soutien à un terroriste qui a tué deux personnes dans la capitale il y a près de deux semaines, a annoncé l’armée.

Les soldats ont forcé les presses à a-Ram, dans le centre de la Cisjordanie, et saisi des équipements d’impression ainsi que des « affiches et du matériel d’incitation » à la violence, a annoncé l’armée israélienne dans un communiqué.

Parmi ces documents, il y avait des affiches rendant hommage à Mesbah Abu Sabih, activiste connu du Hamas, qui a tué une femme et un policier pendant une fusillade à Jérusalem, le 9 octobre dernier, avant d’être abattu par la police.

Abu Sabih, habitant de Silwan, à Jérusalem Est, de 39 ans, a tué le premier sergent Yosef Kirma, 29 ans, et une ancienne employée de la Knesset, Levana Malihi, 60 ans, pendant l’attaque qui a eu lieu près de la colline des munitions de la ville. Six autres personnes ont été blessées.

Des soldats forcent les portes une imprimerie qui produisait, d'après l'armée israélienne, des affiches et d'autres documents de soutien au terrorisme, à A-Ram, en Cisjordanie, le 19 octobre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Des soldats forcent les portes une imprimerie qui produisait, d’après l’armée israélienne, des affiches et d’autres documents de soutien au terrorisme, à A-Ram, en Cisjordanie, le 19 octobre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

L’imprimerie a produit des affiches rendant hommage à Sabih, dont certaines ont été placardées dans la maison de ses parents et dans d’autres « centres d’incitation [à la violence] dans la région de Binyamin », a noté l’armée, en utilisant le nom biblique d’une zone du centre de la Cisjordanie.

L’imprimerie a été fermée sur ordre du Commandement du Centre de l’armée israélienne.

Israël a arrêté plusieurs personnes depuis l’attaque pour des hommages à Abu Sabih, dont des individus qui distribuaient des bonbons après l’attentat, fermaient leurs magasins pour protester contre sa mort, et un entraîneur d’une équipe de football de Jérusalem Est, dont l’équipe avait posé avec une affiche d’Abu Sabih.

L'équipe de football palestinienne Hilal al-Quds pose avec une bannière qui rend hommage au terroriste palestinien Mesbah Abu Sabih, qui a tué deux Israéliens lors d'une fusillade à Jérusalem, le 9 octobre 2016. (Crédit : Facebook)
L’équipe de football palestinienne Hilal al-Quds pose avec une bannière qui rend hommage au terroriste palestinien Mesbah Abu Sabih, qui a tué deux Israéliens lors d’une fusillade à Jérusalem, le 9 octobre 2016. (Crédit : Facebook)

La fille de Sabih, Eiman Abu, 17 ans, avait été arrêtée au lendemain de l’attaque, quand elle avait publié sur Facebook une vidéo dans laquelle elle disait que « nous considérons mon père comme un martyr » et que « nous espérons qu’il plaidera en notre faveur devant Dieu au jour du jugement. […] Je suis fière de ce que mon père a fait. »

« Nous sommes très heureux et fiers de notre père, a-t-elle également dit. Mon père est un grand homme. Notre relation, en tant que père et fille, était excellente. »

L’adolescente avait été libérée six jours plus tard, à condition de rester en dehors de Jérusalem pendant deux mois, de ne donner aucune interview et de ne pas poster sur les réseaux sociaux pendant une période de temps non précisée. Elle doit également payer une amende de 2 500 shekels (environ 600 euros), a annoncé le site d’informations Ynet.

Dans la nuit de mercredi également, l’armée et la police des frontières ont arrêté cinq suspects en Cisjordanie, dont deux pour des suspicions d’implication dans des activités terroristes de « bas niveau ».

Tous les suspects vont être interrogés.

Des soldats saisissent du matériel dans une imprimerie qui produisait, d'après l'armée israélienne, des affiches et d'autres documents de soutien au terrorisme, à A-Ram, en Cisjordanie, le 19 octobre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Des soldats saisissent du matériel dans une imprimerie qui produisait, d’après l’armée israélienne, des affiches et d’autres documents de soutien au terrorisme, à A-Ram, en Cisjordanie, le 19 octobre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)
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