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Le Hamas publie une vidéo de propagande de Noa Argamani, Yossi Sharabi et Itay Svirsky

La vidéo de 37 secondes, non datée, se termine par un bandeau indiquant "Demain, nous vous informerons de leur sort", une pratique qu'Israël a qualifiée de guerre psychologique

De gauche à droite : Noa Argamani, Yossi Sharabi et Itay Svirsky, dans une vidédo de propagande diffusée par le Hamas le 14 janvier 2024. (Captures d'écran)
De gauche à droite : Noa Argamani, Yossi Sharabi et Itay Svirsky, dans une vidédo de propagande diffusée par le Hamas le 14 janvier 2024. (Captures d'écran)

Le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas a publié dimanche une nouvelle vidéo de propagande montrant trois otages détenus dans la bande de Gaza.

La plupart des médias israéliens ne publient pas les vidéos elles-mêmes.

Dans des séquences montées, la vidéo montre Noa Argamani, 26 ans, Yossi Sharabi, 53 ans et Itay Svirsky, 38 ans, déclinant leur identité et demandant au gouvernement israélien de les ramener chez eux.

La vidéo de 37 secondes, non datée, se termine par un bandeau sur lequel on peut lire : « Demain, nous vous informerons de leur sort ».

Aucune information n’indique quand les vidéos ont été filmées.

Le Hamas a déjà diffusé des vidéos similaires d’otages qu’il détient depuis le 7 octobre, date à laquelle des milliers de terroristes ont tué 1 200 personnes dans le sud d’Israël et enlevé 240 personnes de tous âges.

L’Israélienne Noa Argamani en train d’être enlevée par des terroristes du Hamas dans le sud du pays, le 7 octobre 2023. (Crédit : Capture d’écran ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Le groupe terroriste palestinien a déclaré plus tôt dans la journée de dimanche qu’il avait perdu le contact avec certains otages lors des opérations menées par les forces israéliennes dans la bande de Gaza, précisant qu’ils pourraient avoir été tués au cours de ces opérations.

« Le sort de nombreux otages est inconnu depuis les semaines récentes, et les autres sont tous entrés dans le tunnel de l’inconnu en raison de l’agression sioniste » a déclaré Abou Obeida, porte-parole de la branche armée du Hamas dans une allocution télévisée.

« Beaucoup d’entre eux ont probablement été tués récemment et les autres sont en grand danger », ce dont « la direction de l’ennemi et de son armée porte la pleine responsabilité », a-t-il estimé.

Il a ajouté que « tout pourparlers avant l’arrêt de l’agression israélienne est sans valeur ».

Abou Obeida a également déclaré que le Hamas a été informé par « plusieurs parties des fronts de la résistance [nom que se donnent les groupes terroristes ou les pays hostiles à Israël] qu’elles allaient étendre leurs frappes sur l’ennemi israélien dans les jours à venir ».

L’Iran, qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, se considère avec le pouvoir en Syrie, le Hezbollah libanais, le mouvement palestinien Hamas, des groupes irakiens et les rebelles yéménites Houthis comme faisant partie de « l’axe de la résistance » face à Israël au Moyen-Orient.

Au début de la guerre, déclenchée par l’assaut choc du 7 octobre, le Hamas a menacé d’exécuter les otages en représailles aux frappes militaires israéliennes.

Les responsables israéliens ont généralement refusé de répondre aux messages publics du Hamas sur les otages, les qualifiant de guerre psychologique.

Yossi (gauche) et Eli Sharabi, deux frères pris en otage par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. (Autorisation)

Hagar Mizrahi, médecin légiste au sein du ministère israélien de la Santé, a déclaré à la télévision israelienne le 31 décembre que les autopsies réalisées sur les corps des otages récupérés ont mis à mal les affirmations du Hamas, qui affirme qu’ils ont été tués lors de frappes aériennes israéliennes.

Mais Israël a également été clair sur le fait qu’il a conscience des risques encourus par les otages et assure prendre toutes les précautions possibles dans ses opérations.

« L’opération militaire prend du temps. Elle nous oblige à être précis et nous l’adaptons en fonction des menaces et des otages qui se trouvent sur le terrain », a déclaré dimanche le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari.

On estime que 132 otages enlevés par le Hamas et ses complices le 7 octobre sont encore à Gaza, mais certains ne sont plus en vie. 105 civils ont été libérés lors d’une trêve d’une semaine fin novembre. Quatre otages avaient été libérées avant cela et une soldate avait été secourue. Les corps de huit otages ont également été récupérés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée lors d’un incident tragique le mois dernier. L’armée israélienne a confirmé la mort de 25 des personnes toujours détenues par le Hamas et ses complices, sur la base de nouvelles informations et des découvertes obtenues par les troupes opérant à Gaza.

Une autre personne est portée disparue depuis le 7 octobre.

La crise des otages a mobilisé tous les Israéliens, ébranlés par la pire attaque de l’Histoire du pays. Certains parents d’otages ont demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu de conclure un nouvel accord de libération à tout prix.

Netanyahu a promis de se battre jusqu’à la destruction du Hamas, ce qui, selon lui, permettrait la libération des otages.

Le mois dernier, Netanyahu a déclaré qu’il avait demandé à Pékin d’intervenir pour faire libérer Argamani, dont la mère, Liora, est chinoise. Souffrant d’un cancer en phase terminale, Liora Argamani a demandé à être réunie avec sa fille avant de mourir.

Argamani, étudiante en deuxième année à l’université Ben Gurion et unique enfant de Yaakov et Liora Argamani, a été enlevée au festival de musique Supernova dans la matinée du 7 octobre. La vidéo de son enlèvement a été l’une des premières à être publiée en ligne, alors que les terroristes du Hamas massacraient quelque 360 festivaliers et en enlevaient des dizaines d’autres.

Dans la vidéo diffusée en ligne le 7 octobre, on voit Argamani à l’arrière d’une moto conduite par son ravisseur, en train de crier « Ne me tuez pas ! ».Alors qu’elle est emmenée, elle tente d’attraper son petit ami Avinatan Or, qui a également été kidnappé.

Liora Argamani dans un message vidéo enregistré pour sa fille, Noa Argamani, retenue en otage par le Hamas depuis le 7 octobre 2023. (Crédit : Sarai Givaty et Keren Kozlova)

Yossi Sharabi et son frère Eli Sharabi, 51 ans, ont été pris en otage au kibboutz Beeri le 7 octobre. Ils ont été vus pour la dernière fois emmenés par le Hamas dans une camionnette, avec Ofir Engel, 18 ans, un habitant de Jérusalem qui rendait visite à la famille pour le week-end. Engel a été libéré dans le cadre de l’accord de trêve de novembre.

Lianne, la femme d’Eli, et leurs filles, Noiya, 16 ans, et Yahel, 13 ans, ont été tuées par les terroristes palestiniens qui ont fait irruption dans leur maison ce jour-là.

Svirsky, 38 ans, rendait visite à ses parents, Orit Svirsky et Rafi Svirsky, dans leurs maisons du kibboutz Beeri pour le week-end des vacances, lorsque les terroristes du Hamas ont lancé leur massacre dans la communauté. Les parents de Svirsky ont été tués dans l’attaque.

Israël a marqué le 100e jour de la guerre et de la captivité des otages en organisant dimanche un rassemblement de 24 heures à Tel Aviv. Un certain nombre de manifestations pro-israéliennes ont également eu lieu en Europe et aux États-Unis, appelant à la libération des otages.

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