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Les chefs de la sécurité demandent aux rabbins des implantations de calmer les “Jeunes des Collines”

Ces discussions surviennent dans le cadre d'une recrudescence des crimes de haine anti-arabes, considérés comme des protestations contre les ordonnances de restriction de militants d'extrême-droite

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Un graffiti "Les Arabes dehors" et "prix à payer" sur le mur de la ville arabe d'Abu Ghosh, à proximité de Jérusalem, le 9 juin 2016. (Crédit : police israélienne)
Un graffiti "Les Arabes dehors" et "prix à payer" sur le mur de la ville arabe d'Abu Ghosh, à proximité de Jérusalem, le 9 juin 2016. (Crédit : police israélienne)

Les responsables de la sécurité ont vivement recommandé dimanche à des rabbins d’extrême-droite d’aider à contenir les éléments radicaux appelés les « Jeunes des Collines » suite à une série de crimes de haine anti-arabes qui se sont produits au cours des dernières semaines.

Cette réunion inhabituelle a été initiée par la division juive des services de sécurité du Shin Bet, a annoncé la Deuxième chaîne.

A la suite d’un incendie volontaire, qui aurait été causé par des extrémistes juifs, d’une maison du village palestinien de Duma, au sud de Naplouse, en juillet 2015, et qui avait tué un enfant de 18 mois et ses parents, les forces de sécurité, inquiètes de voir se développer les attaques à l’encontre des Palestiniens, ont émis des douzaines d’ordonnances restrictives avec pour objectif de tenir les radicaux éloignés de la Cisjordanie.

Les militants sont connus sous le nom de « Jeunes des Collines » parce qu’ils érigent des avant-postes illégaux sur les collines de Cisjordanie.

Des "jeunes des collines" de l'avant-poste Oz Zion en Cisjordanie après leur évacuation par les forces de sécurité, le 30 décembre 2012. Illustration. (Crédit : Flash90)
Des « jeunes des collines » de l’avant-poste Oz Zion en Cisjordanie après leur évacuation par les forces de sécurité, le 30 décembre 2012. Illustration. (Crédit : Flash90)

La récente augmentation des attaques racistes contre les Arabes est principalement enregistrée au sein du territoire israélien et a été reliée à des mouvements de protestation de la part des jeunes qui se trouvent écartés de Cisjordanie sous l’effet d’injonctions judiciaires.

Il y a une semaine, la police a arrêté neuf jeunes hommes soupçonnés de ne pas avoir respecté leurs ordonnances restrictives leur interdisant de pénétrer en Cisjordanie et de se rencontrer les uns et autres.

Ces arrestations ont eu lieu dans le quartier de Kiryat Moshe de la capitale, dans un appartement placé sous la responsabilité d’Elkana Pikar, habitant de l’implantation de Yitzhar considéré comme un leader des « Jeunes des Collines ». Il avait reconnu avoir hébergé des membres du groupe chez lui, mais avait démenti toute connexion avec les actes de violence ou de vandalisme.

Le mois dernier, les services de sécurité du Shin Bet avaient émis une injonction à l’égard de Pikar lui interdisant de pénétrer en Cisjordanie pendant quatre mois en raison de son implication présumée dans des actes de violence contre des Palestiniens.

Un graffiti disant 'Kahane avait raison' sur le mur du quartier à Jérusalem de Beit Safafa, acte de vandalisme commis dans la nuit dans ce qui pourrait être une attaque du type 'prix à payer', le 9 juin 2017 (Porte-parole de la police)
Un graffiti disant ‘Kahane avait raison’ sur le mur du quartier à Jérusalem de Beit Safafa, acte de vandalisme commis dans la nuit dans ce qui pourrait être une attaque du type ‘prix à payer’, le 9 juin 2017 (Porte-parole de la police)

Au début du mois, dans le quartier arabe de Jérusalem de Beit Safafades, des pneus de voitures avaient été crevés et un mur avoisinant recouvert à la peinture à la bombe avec les mots « prix à payer » et « Kahane avait raison » . Meir Kahane était un rabbin nationaliste affirmé qui avait été assassiné par un Américain né en Egypte en 1990.

Fin mai, un graffiti « prix à payer » avait été retrouvé sur le mur du village arabe israélien d’Ara, avec les « salutations » de militants d’extrême-droite interdits de séjour en Cisjordanie. Le terme « prix à payer » est associé aux attaques ostensiblement menées en représailles de politiques israéliennes considérées comme défavorables aux habitants radicaux des implantations.

En mai également, un tracteur avait été incendié et un graffiti évoquant une « revanche » avait été peint sur un mur lors d’un crime de haine présumé commis dans le village palestinien de Burin, à côté de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, tandis que des pneus avaient été crevés et le graffiti ‘prix à payer’ peint dans le quartier de Jérusalem Est de Shuafat et dans le village de Naura en Galilée.

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