Les experts recommandent que le Shin Bet assure la sécurité armée d’Eisenkot
La commission ministérielle présidée par Benjamin Netanyahu tranchera ; la demande de Yaïr Golan concernant une protection rapprochée financée par l’État est aussi à l'étude
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Le Comité consultatif pour la sécurité personnelle, qui relève du cabinet du Premier ministre, a décidé de recommander que l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet assure la sécurité de Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar et l’un des principaux candidats au poste de Premier ministre d’Israël, jusqu’aux élections législatives prévues le 27 octobre.
Le comité a formulé cette recommandation dimanche, après que le Shin Bet a refusé de mettre des gardes du corps armés à la disposition d’Eisenkot, affirmant ne pas disposer de renseignements justifiant une telle mesure.
L’équipe de campagne d’Eisenkot a indiqué qu’il faisait face à des menaces croissantes à l’approche des élections.
La chaîne N12 a rapporté la semaine dernière que le Shin Bet autoriserait, à titre de compromis, les gardes du corps privés d’Eisenkot à porter des armes, mais ne financerait pas cette mesure.
L’équipe d’Eisenkot a fait valoir que les gardes du corps privés non armés qu’il a engagés sont insuffisants et a averti que celui-ci serait de plus en plus exposé à mesure que les élections approcheraient. L’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne participe en effet régulièrement à des conférences, parcourt le pays et se rend à des événements dont les lieux et les horaires sont rendus publics à l’avance.
La décision finale quant à l’application ou non de la recommandation du Comité consultatif pour la sécurité personnelle revient à la commission ministérielle chargée de superviser les affaires du Shin Bet, présidée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
La polémique autour de la protection d’Eisenkot survient alors qu’il s’impose comme l’adversaire électoral principal de Netanyahu. Les sondages montrent systématiquement Yashar en tête devant le Likud, le parti au pouvoir, et indiquent que davantage d’Israéliens le jugent plus apte à occuper le poste de Premier ministre que le titulaire actuel.
Parallèlement à la demande d’Eisenkot concernant une sécurité financée par l’État, le comité consultatif a examiné, dimanche, une demande de gardes du corps présentée par Yaïr Golan, chef du parti Les Démocrates, qui fait lui aussi l’objet de menaces croissantes. Toutefois, le comité n’est pas parvenu à prendre une décision. À l’instar d’Eisenkot, Golan n’est pas membre en exercice de la Knesset et n’est donc pas éligible aux mesures de protection dont bénéficient les élus, même s’il ne se présente pas au poste de Premier ministre.
Cette réunion a eu lieu quelques jours après que le président de la commission centrale électorale, le juge Noam Sohlberg, a demandé au chef du Conseil de sécurité nationale (NSC), Shmuel Ben Ezra, de préciser quelle autorité était chargée de déterminer quels dirigeants de partis politiques avaient besoin d’une protection rapprochée, dans le contexte des demandes formulées par Eisenkot et Golan.
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