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Louis Aliot, premier invité FN/RN dans l’histoire de la station juive Radio J

Le candidat à la présidence du Rassemblement national s'est félicité que "la suspicion d'antisémitisme" dont a longtemps fait l'objet le FN ait été, selon lui, "évacuée"

Louis Aliot, candidat à la présidence du Rassemblement national, s’est félicité dimanche que « la suspicion d’antisémitisme » dont a longtemps fait l’objet le Front national ait été « évacuée », lors d’un entretien sur Radio J, qui recevait pour la première fois de ses quarante ans d’histoire un invité du parti d’extrême droite.

La station communautaire juive avait invité Marine Le Pen en 2011 avant d’y renoncer sous la pression d’associations.

Le maire de Perpignan a expliqué dimanche qu’il n’avait « pas (eu) l’impression de rentrer dans un parti antisémite » lorsqu’il est devenu membre du Front national dans les années 90 et que « la ‘suspicion’ d’antisémitisme – je ne l’étais pas et la majorité des adhérents ne l’étaient pas -, c’était évidemment une question sur laquelle il fallait corriger le tir ».

« Grâce à l’appui de Marine Le Pen, tout ce volet-là a été évacué », a-t-il ajouté.

Louis Aliot a par ailleurs rappelé qu’il avait un grand-père juif mais que, pour sa part, il ne se sentait « pas du tout » appartenir à cette communauté.

Louis Aliot, vice-président du Front national, à Nîmes, en décembre 2015. (Crédit : Pascal Guyot/AFP)

A propos de Jean-Marie Le Pen, notamment condamné pour « contestation de crime contre l’humanité » en vertu de la loi Gayssot après ses propos sur le « détail » des chambres à gaz pendant la Seconde Guerre mondiale, M. Aliot a assuré n’avoir « jamais constaté » de l’antisémitisme chez le fondateur du FN, en relevant que « s’il avait été antisémite, je suppose qu’il ne m’aurait pas pris comme directeur de cabinet ».

Il a en revanche considéré que la loi Gayssot, âprement combattue par le FN pendant des années, « ne fait aujourd’hui plus débat », à l’instar de Sébastien Chenu, récemment invité sur les mêmes ondes.

Il a estimé « très normale » sa remise de la médaille de la ville de Perpignan au début du mois à Beate et Serge Klarsfeld « pour tout le travail qu'(ils ont) effectué sur cette question de la Shoah et de l’antisémitisme », malgré la polémique que la décoration a suscité parmi plusieurs personnalités de la communauté juive.

Louis Aliot a par ailleurs indiqué « ne pas penser qu’il (faille) interdire » le port de la kippa dans l’espace public et, tout en rappelant son opposition à l’abattage rituel – y compris juif -, a assuré qu' »il n’y aura pas de loi pour l’interdire », en cas d’accession de Marine Le Pen au pouvoir. « Il y aura en revanche une loi d’encadrement de tous les excès qui sont faits (…) et qui portent atteinte au bien-être animal », a-t-il ajouté.

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