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Mike Johnson fustige le rétablissement d’une politique hostile aux implantations

Le président de la Chambre des représentants des États-Unis qualifie cette décision de "honte absolue" et appelle à "cesser d'affaiblir Israël" qui combat les terroristes

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le président américain Joe Biden serrant la main du président de la Chambre des représentants Mike Johnson, rejoint à gauche par le leader de la minorité de la Chambre des représentants Hakeem Jeffries, à la fin du petit-déjeuner de prière national, au Capitole, à Washington, le 1er février 2024. (Crédit : J. Scott Applewhite/AP Photo)
Le président américain Joe Biden serrant la main du président de la Chambre des représentants Mike Johnson, rejoint à gauche par le leader de la minorité de la Chambre des représentants Hakeem Jeffries, à la fin du petit-déjeuner de prière national, au Capitole, à Washington, le 1er février 2024. (Crédit : J. Scott Applewhite/AP Photo)

Le président de la Chambre des représentants des États-Unis, Mike Johnson, a fustigé la décision de l’administration Biden de rétablir une politique de longue date qui considère les implantations comme incompatibles avec le droit international, alors qu’elle avait été modifiée par l’administration précédente.

« Le peuple juif a le droit historique et légal de vivre sur la Terre d’Israël, y compris en Judée et en Samarie – le cœur de la Bible », a écrit le président républicain de la Chambre des représentants sur X.

« C’est une honte absolue que l’administration Biden prenne cette décision, en particulier alors qu’Israël combat les terroristes sur de multiples fronts qui cherchent la destruction d’Israël et que plus de 130 otages sont toujours détenus à Gaza », a-t-il poursuivi. « L’administration Biden doit cesser de saper Israël et de faciliter les efforts visant à le délégitimer. C’est malavisé et inadmissible. »

S’exprimant sur la décision vendredi, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a rappelé que cette politique avait été mise en place sous les administrations républicaines et démocrates, jusqu’à ce qu’elle soit annulée par le secrétaire d’État de l’ancien président Donald Trump, Mike Pompeo, en 2019.

« C’est une politique américaine de longue date, sous les administrations républicaines comme démocrates, que les nouvelles implantations sont contre-productives pour parvenir à une paix durable », a déclaré Blinken vendredi.

« Elles sont également incompatibles avec le droit international », a-t-il poursuivi, révoquant ainsi ce que l’on a appelé la « doctrine Pompeo », qui considérait que les implantations « n’étaient pas en soi incompatibles avec le droit international ».

La politique mise en œuvre par Pompeo en 2019 a annulé une note de 1978 du conseiller juridique du Département d’État, Herbert Hansell, qui qualifiait les implantations d’illégales.

Washington a rétabli cette politique vendredi, quelques heures après qu’Israël a annoncé un plan pour faire avancer la construction de milliers de nouveaux logements dans les implantations, en réponse à une fusillade terroriste meurtrière en Cisjordanie.

« Nous avons pris connaissance de ces informations et je dois dire que nous sommes déçus de cette annonce », a déclaré Blinken en réponse à une question sur le sujet lors d’une conférence de presse en Argentine.

« Notre administration reste fermement opposée à l’expansion des implantations et, à notre avis, cela ne fait qu’affaiblir – et non renforcer – la sécurité d’Israël », a ajouté Blinken.

Un projet de logement en cours de construction est vu dans l’implantation israélienne de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 26 juin 2023. (Crédit : Ohad Zwigenberg/AP)

Lors de sa propre conférence de presse, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, a expliqué que « nous nous contentons de réaffirmer la conviction fondamentale que ces implantations sont incompatibles avec le droit international […] il s’agit d’une position qui a été constante au sein de plusieurs administrations républicaines et démocrates ».

« S’il y a une administration qui n’est pas cohérente, c’est la précédente », a déclaré Kirby à propos de l’administration Trump.

Cette critique a été reprise par l’ambassadeur du Royaume-Uni en Israël, Simon Walters, qui a tweeté : « Les implantations sont illégales au regard du droit international et rendent encore plus difficile la progression vers une solution à ce conflit. »

Malgré les pressions exercées par des organisations progressistes pro-Israël, l’administration Biden s’est abstenue pendant plus de trois ans de révoquer la doctrine Pompeo, car elle évitait de prendre des mesures perçues comme trop conflictuelles à l’égard de Jérusalem.

Mais la rapidité avec laquelle les États-Unis ont procédé à l’annonce de vendredi a mis en évidence l’impatience grandissante de Washington à l’égard de la politique d’Israël en Cisjordanie, alors que l’administration continue de subir les foudres des progressistes à l’intérieur du pays et de nombreux alliés à l’étranger pour son large soutien à Israël dans la guerre contre le Hamas, déclenchée par le massacre perpétré par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre dernier.

Jeudi, quelques heures après une fusillade meurtrière près de l’implantation de Maale Adumim, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a annoncé qu’Israël allait faire avancer les plans de construction de plus de 3 000 logements dans les implantations, en réponse à l’attaque au cours de laquelle trois Palestiniens ont ouvert le feu près d’un checkpoint entre Jérusalem et Maale Adumim, tuant un Israélien et en blessant 11 autres.

La police sur les lieux d’un attentat terroriste sur la Route 1 près de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 22 février 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Smotrich a déclaré dans un communiqué que la décision d’avancer les plans pour 2 350 nouvelles unités de logement à Maale Adumim, 300 à Kedar et 694 à Efrat a été prise lors d’une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Yoav Gallant et le ministre des Affaires stratégiques Ron Dermer.

Il s’agit de la dernière démonstration de l’influence du ministre d’extrême droite au sein du gouvernement de Netanyahu, le Premier ministre ne pouvant se passer du soutien de ses partenaires orthodoxes de la coalition pour rester au pouvoir.

« Que ce soit clair pour tous les terroristes qui envisagent de nous attaquer : la moindre agression contre des citoyens israéliens entraînera un coup mortel et la destruction, ainsi que la consolidation de notre emprise éternelle sur l’ensemble de la Terre d’Israël », a affirmé Smotrich, qui a décrit cette décision comme « une réponse sioniste appropriée ».

Dans ce qui pourrait être une tentative visant à adoucir la réaction de Washington, les trois implantations retenues par les principaux ministres israéliens pour la construction – Maale Adumim, Efrat et Kedar – sont toutes situées à l’ouest de la barrière de sécurité en Cisjordanie, dans des zones perçues comme bénéficiant d’un soutien israélien plus consensuel, à la différence des implantations plus isolées situées à des dizaines de kilomètres à l’est de la Ligne verte.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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