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Spielberg aux Golden Globes : « ma mère kvell, de là-haut »

Le réalisateur juif a déclaré que "cinq personnes sont plus heureuses que moi" après avoir remporté un prix pour "Les Fabelmans", un film inspiré par sa famille

Steven Spielberg dans la salle de presse avec les prix du meilleur réalisateur d'un film et du meilleur film dramatique pour "Les Fabelmans" lors de la 80e cérémonie annuelle des Golden Globes à l'hôtel Beverly Hilton de Beverly Hills, en Californie, le 10 janvier 2023. (Crédit : Chris Pizzello/Invision/AP)
Steven Spielberg dans la salle de presse avec les prix du meilleur réalisateur d'un film et du meilleur film dramatique pour "Les Fabelmans" lors de la 80e cérémonie annuelle des Golden Globes à l'hôtel Beverly Hilton de Beverly Hills, en Californie, le 10 janvier 2023. (Crédit : Chris Pizzello/Invision/AP)

JTA – Steven Spielberg a déclaré qu’il était la sixième personne la plus heureuse du monde après avoir remporté le prix du meilleur réalisateur aux Golden Globes de cette année pour « The Fabelmans », son film autobiographique sur sa famille juive.

« Je pense… qu’il y a cinq personnes plus heureuses que moi », a-t-il déclaré dans son discours de remerciement, qu’il a dit ne pas avoir préparé à l’avance par superstition. « Il y a ma sœur Anne, ma sœur Sue, ma sœur Nancy, mon père Arnold et ma mère. Elle kvell, de là-haut, en ce moment même. »

« Kvell » est un mot yiddish qui signifie ressentir une immense fierté devant l’accomplissement des autres – et il est étroitement associé aux mères juives qui sont fières de leurs enfants. La mère de Spielberg, Leah Adler, était la propriétaire d’un restaurant casher populaire à Los Angeles, et est décédée en 2017. Son père Arnold, qui l’a aidé à réaliser son premier film, est mort en 2020 à 103 ans.

« The Fabelmans », qui a également remporté le prix du meilleur film dans la catégorie des films dramatiques, raconte l’histoire d’un enfant qui tombe amoureux de la réalisation de films et qui intègre l’identité juive de sa famille dans la narration. Le personnage inspiré d’Adler est joué par Michele Williams, une actrice non juive qui élève ses enfants dans la religion juive, tandis que Paul Dano joue le personnage inspiré d’Arnold Spielberg.

Lors de la cérémonie de remise des prix, l’animateur Jerrod Carmichael a plaisanté en disant qu’il avait regardé « The Fabelmans » avec Kanye West « et que cela avait tout changé pour lui » – faisant allusion à la diatribe antisémite du rappeur qui a duré plusieurs mois, lui a coûté des millions de dollars en sponsors et l’a conduit à devenir un paria du show-business. S’adressant à Spielberg, Carmichael a déclaré : « Voilà à quel point tu es bon. Tu as fait changer d’avis Kanye West ». ( En guise de réponse, Spielberg a croisé ses mains en simulant une prière en guide de réponse.)

Spielberg a été remercié depuis la scène même par des acteurs qui n’apparaissaient pas dans son film : la star de « Everything Everywhere All At Once », Ke Huy Quan, qui a remporté le prix du meilleur acteur de soutien dans une comédie, a remercié le réalisateur de lui avoir donné sa première grande chance dans « Indiana Jones and the Temple of Doom » à l’âge de 12 ans.

« J’aime beaucoup la facilité avec laquelle la judéité est présente dans ce film. C’est une partie très profonde de l’identité de Steven, et de l’identité des Fableman », a déclaré le collaborateur de Spielberg, l’écrivain juif Tony Kushner, lors d’un festival de cinéma en septembre, avant la sortie du film. « Mais c’est un film qui parle de personnes juives, plutôt qu’entièrement ou exclusivement de la judéité ou de l’antisémitisme ou autre. Donc ce n’est pas un problème, c’est ce qu’ils sont ».

Le film a été encensé par la critique (à juste titre), mais Spielberg a réalisé la pire performance de son histoire au box-office, où il est peu probable qu’il rapporte près des 40 millions de dollars dépensés pour le réaliser. (De nombreuses sorties en salles sont en difficulté dans un climat où le spectateur a pris l’habitude de regarder les films à la maison – sans doute la raison pour laquelle on voit le cinéaste remercier les spectateurs de s’être déplacés pour venir voir le film, avant le début du film).

La présence de Spielberg à la cérémonie était remarquable car de nombreux acteurs et réalisateurs ont boycotté l’événement de l’année dernière, après des années de scandale au sein de la Hollywood Foreign Press Association, qui décerne les prix. Le groupe a été critiqué pour les conflits d’intérêts de ses membres et pour la faible présence de Noirs parmi ses membres ; il affirme avoir réglé ces deux problèmes.

L’actrice juive Julia Garner, pour sa série Netflix « Ozark », et Justin Hurwitz, qui a reçu le prix de la meilleure musique originale pour « Babylon », ont également été récompensés aux Golden Globes de cette année. L’auteur-compositeur juif a remporté les quatre Golden Globes pour lesquels il a été nommé, tous pour son travail avec le cinéaste Damien Chazelle, son colocataire à l’université. Chazelle a fréquenté l’école hébraïque d’une synagogue du New Jersey et a voyagé en Israël avec ses camarades de classe, bien qu’il ait été élevé par des parents catholiques.

Le président juif de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky (qui est à la base comédien), a également fait une apparition spéciale pré-enregistrée aux Globes, remerciant Hollywood pour son soutien à l’Ukraine dans sa guerre actuelle avec la Russie et faisant référence aux origines de la cérémonie de remise des prix, en 1943, dans les dernières années de la Seconde Guerre mondiale.

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