Israël en guerre - Jour 139

Rechercher

Smotrich impute au gouvernement précédent la hausse des produits laitiers

Le ministre des Finances a dénoncé l'accord conclu entre les fabricants et son prédécesseur Liberman, et s'est engagé à bloquer la hausse de 16 % du prix des produits laitiers

Du lait en vente dans un supermarché Rami Levy, à Jérusalem, le 17 juillet 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Du lait en vente dans un supermarché Rami Levy, à Jérusalem, le 17 juillet 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a déclaré jeudi qu’il s’efforçait d’éviter une forte augmentation du prix des produits laitiers de base, tout en rejetant la responsabilité de cette hausse sur son prédécesseur et le gouvernement précédent.

Le député Avigdor Liberman, chef du parti d’opposition Yisrael Beytenu et ministre des Finances lorsque le gouvernement actuel a pris ses fonctions à la fin de l’année dernière, a reproché à Smotrich de ne pas assumer la responsabilité de la situation économique du pays et de « se plaindre » de ceux qui l’ont précédé. Il a également demandé à Smotrich de démissionner.

Cet échange a eu lieu après que le ministère de l’Agriculture a annoncé lundi que les prix contrôlés des produits laitiers allaient augmenter de 16 % à partir du début du mois de mai.

La brique d’un litre de lait 3 % passera de 6,23 shekels à 7,23 shekels, tandis que le pot de 250 grammes de fromage blanc – ou cottage – passera de 4,98 shekels à 5,77 shekels.

Un berlingot de crème fraiche de 200 millimètres coûtera désormais 2,81 shekels, contre 2,4 shekels. Le fromage en tranche Emek passera de 37 shekels à 51 shekels le kilo.

« En raison d’un accord signé par Liberman dans le gouvernement précédent, le prix des produits laitiers contrôlés devrait augmenter automatiquement de 16 % au début du mois prochain », a déclaré Smotrich dans un communiqué. « Nous ne laisserons pas cela se produire. »

« Au cours des dernières semaines, les professionnels du ministère des Finances et moi-même avons examiné plusieurs moyens de modérer l’augmentation et de formuler des solutions qui faciliteront la tâche du public et couvriront l’opacité et l’irresponsabilité de [l’ancien Premier ministre Yaïr] Lapid et de Liberman. »

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich présentant les plans économiques et budgétaires pour 2023-2024, le 28 février 2023. (Autorisation)

Liberman a blâmé à son tour le gouvernement qui a précédé son mandat de ministre des Finances, une coalition dirigée par l’actuel Premier ministre Benjamin Netanyahu qui est revenu au pouvoir à la suite des élections législatives de novembre 2022.

« Lorsque j’ai pris mes fonctions de ministre des Finances, j’ai hérité de l’économie israélienne dans une situation très difficile, après une gestion irresponsable et populiste qui avait dilapidé l’argent d’un hélicoptère au nom de réalisations politiques », a-t-il écrit.

« Le temps est venu pour le gouvernement israélien actuel et le ministre des Finances Smotrich d’arrêter de pleurnicher, de se plaindre et d’accuser le monde entier de leurs échecs », a déclaré Liberman. « Retenez votre leçon et démissionnez. Les citoyens d’Israël méritent une direction réelle, responsable et non populiste. »

Bien qu’ils vivent avec des niveaux d’inflation inférieurs de moitié à ceux du reste du monde en développement, les consommateurs israéliens ont ressenti les effets de la hausse des prix dans presque toutes les catégories de produits de consommation.

Les prix des produits laitiers en Israël sont un sujet sensible et ont suscité des réactions qui se sont souvent transformées en manifestations de masse contre le coût élevé de la vie.

En 2011, la manifestation dite du « cottage » avait déclenché des semaines d’agitation sociale qui ont abouti à une baisse des prix des produits laitiers dans les supermarchés et à des réformes politiques visant à réduire les prix à la consommation.

Les producteurs laitiers affirment que le prix des céréales destinées à l’alimentation du bétail, qui représentent une part importante du coût de production des produits laitiers, a augmenté, entraînant une hausse des coûts.

Le président du parti Yisrael Beytenu, le député Avigdor Liberman, à la Knesset, le 16 avril 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

À la mi-novembre, le géant laitier Tnuva avait annoncé une augmentation d’environ 4,7 % du prix de centaines de produits laitiers dont les prix n’étaient pas réglementés par le gouvernement, ainsi que de certains substituts non laitiers. Tnuva avait expliqué ces augmentations étaient liées à la « forte hausse du [coût du] lait cru » – qui a augmenté de 24 % depuis 2019 – qui a ajouté 400 millions de shekels aux dépenses de l’entreprise.

Shufersal, la plus grande chaîne de supermarchés d’Israël, avait déclaré qu’elle s’opposerait à la hausse des prix en retirant les produits concernés de ses rayons, comme elle l’a déjà fait avec d’autres grands fabricants de produits alimentaires tels qu’Unilever et Tara, le deuxième plus grand transformateur laitier du pays.

Mais Shufersal a ensuite déclaré qu’elle consentirait à augmenter le prix de certains produits, mettant ainsi fin au boycott de la marque en raison de l’augmentation des coûts après seulement quelques semaines.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.