Rechercher

Un groupe espagnol vandalise un drapeau israélien lors d’un festival de musique

Le groupe de hip-hop espagnol a écrit "Israël n'existe pas" et a dessiné un pénis sur un drapeau israélien dans un camping après s'être produit au festival Sziget

Un membre du groupe de hip-hop espagnol Tribade vandalisant un drapeau israélien lors du festival de musique Sziget, en Hongrie, le 14 août 2022. (Crédit : Instagram)
Un membre du groupe de hip-hop espagnol Tribade vandalisant un drapeau israélien lors du festival de musique Sziget, en Hongrie, le 14 août 2022. (Crédit : Instagram)

Les membres d’un groupe de hip-hop espagnol qui se targue d’aborder des questions sociales comme les droits LGBT et le féminisme dans ses chansons ont vandalisé un drapeau israélien lors d’un festival international de musique qui s’est tenu en Hongrie, dimanche.

Se produisant au populaire festival de musique Sziget à Budapest dimanche, le groupe de rap féminin Tribade, composé de 3 membres, a téléchargé des vidéos de son concert sur sa story Instagram, suivies d’une vidéo dans laquelle on les voit écrire des déclarations contre l’État d’Israël et en soutien aux Palestiniens.

La vidéo montre les membres du groupe passant devant plusieurs tentes apparemment utilisées par des invités israéliens du concert, avant d’atteindre le drapeau et de sortir des feutres noirs.

Elles ont écrit différentes déclarations sur le drapeau, notamment : « Israël n’existe pas », « Palestine libre » et « Mangez ça » à côté du dessin d’un pénis.

Tribade a été fondé en 2017 à Barcelone et compte trois membres : Bittah, Sombra Alor et Masiva Lulla, qui se produisent aux côtés de DJ Big Mark.

Dans une interview accordée au site MadameRAP en 2019, le groupe a décrit sa musique comme un « mélange de discours (message) et d’esthétique. Culture, résistance et musique urbaine ». Dans la même interview, elles ont dit s’identifier à « un féminisme qui inclut toutes les identités trans, dissidentes et gays sous les idées d’antiracisme et d’anti-capitalisme ».

L’affiche du festival Sziget de cette année comprenait certains des plus grands noms de la musique populaire actuelle, comme Arctic Monkeys, Tame Impala, Dua Lipa, Calvin Harris, Justin Bieber et Kings of Leon. Les Israéliens Noga Erez, Lola Marsh et Echo s’y sont également produits.

Le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’horrible » incident dans une déclaration, indiquant qu’il demanderait des éclaircissements aux organisateurs de l’événement et qu’il assurerait le suivi de l’affaire.

Tribade n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

Tribade : Bittah, Masiva Lulla, Sombra Alor, avec DJ Mark. (Crédit : Fegobe via Wikipedia)

Ces dernières années, de nombreux groupes internationaux ont subi la pression de la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël, et certains ont annulé des concerts qu’ils avaient prévus dans le pays.

En juin, le groupe de rock indépendant américain Big Thief – dont l’un des membres est né en Israël – a annulé ses prochains concerts à Tel Aviv après avoir été confronté à une vague de pression de la part du mouvement BDS.

D’autres exemples incluent des musiciens comme Lorde et Lana Del Rey, qui ont fait les gros titres pour avoir annulé des spectacles en Israël ces dernières années.

Pourtant, Tel Aviv reste une destination pour de nombreux artistes internationaux, et a accueilli le concours de l’Eurovision en 2019 – avec notamment une prestation de Madonna – après qu’Israël a remporté le concours l’année précédente.

Maroon 5 s’est produit en Israël en mai, le rappeur 50 Cent en juillet et One Republic devrait revenir cet automne.

En octobre, plus de 200 célébrités, dont les acteurs Mila Kunis, Billy Porter, Neil Patrick Harris et Helen Mirren, ont signé une lettre dénonçant les efforts du BDS pour boycotter un festival de films LGBTQ à Tel Aviv.

Amy Spiro a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...