GB : L’ex-agent au financement du Labour menace de démissionner
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GB : L’ex-agent au financement du Labour menace de démissionner

Lord Levy a déclaré que la direction du parti doit clairement affirmer que la haine des Juifs n'a pas sa place dans le parti

Lord Levy, l'ancien agent de financement en chef du parti travailliste en Grande-Bretagne (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Lord Levy, l'ancien agent de financement en chef du parti travailliste en Grande-Bretagne (Crédit : Capture d'écran YouTube)

L’ancien agent de financement en chef du parti travailliste en Grande-Bretagne a menacé de quitter le parti politique sauf si plus d’efforts sont menés pour répondre aux allégations croissantes d’antisémitisme qui touchent différents rangs du parti.

« L’antisémitisme dans aucun parti politique ne peut être toléré et c’est à la direction de faire en sorte que cela soit tout à fait clair », a déclaré Lord Levy – qui a servi sous l’ancien Premier ministre Tony Blair – dans une interview diffusée sur la chaîne Sky News.

« S’ils ne sont pas clair [à ce sujet] alors je vais commencer à me remettre en question et en fait remettre en question le fait que je sois un membre du parti travailliste ».

Le parti travailliste a été entaché par une série de scandales impliquant des allégations d’antisémitisme, y compris dans sa branche de l’université d’Oxford, qui fait maintenant l’objet d’une enquête du parti.

Par ailleurs, une vice-présidente d’une branche locale du parti travailliste, Vicki Kirby, a été suspendue la semaine dernière – sa deuxième suspension – après qu’il ait été révélé qu’elle avait suggéré dans une série de messages postés sur les médias sociaux qu’Adolf Hitler pourrait être un « dieu sioniste » et que les Juifs ont un « gros nez » et s’est demandée pourquoi l’Etat islamique n’attaquait pas Israël.

« Il appartient maintenant à la direction pour faire en sorte qu’il y ait un message clair et sans équivoque que l’antisémitisme sous quelque forme que ce soit ne sera pas toléré au sein du parti travailliste », a poursuivi Levy, selon The Guardian.

« Le leadership doit émettre ce message d’une manière absolument spécifique parce que de mon point de vue – être un membre de ce parti – cela est d’une importance capitale pour moi ».

La semaine dernière, Jonathan Arkush, qui est à la tête d’un grand groupe de représentants des Juifs britanniques, a déclaré que la communauté juive ne pouvait plus faire confiance au parti travailliste. Réagissant aux présumés incidents antisémites des représentants travaillistes, Arkush a déclaré : « cela confirme l’opinion que nous avions depuis longtemps qu’il y a un vrai problème d’antisémitisme à l’extrême gauche, qui éclipse maintenant l’antisémitisme que nous avons toujours vu venir de l’extrême droite ».

Le président du parti travailliste anglais, Jeremy Corbyn, en réunion avec le président du Conseil des représentants des Juifs britanniques, Jonathan Arkush, et la directrice générale, Gillian Merron, le 9 février 2016 (Crédit : Autorisation)
Le président du parti travailliste anglais, Jeremy Corbyn, en réunion avec le président du Conseil des représentants des Juifs britanniques, Jonathan Arkush, et la directrice générale, Gillian Merron, le 9 février 2016 (Crédit : Autorisation)

Les relations entre la faction politique de la communauté juive britannique et les travaillistes se sont détériorées suite à l’élection de Jeremy Corbyn en septembre de l’année dernière à la tête du parti de l’opposition.

Considéré comme un socialiste endurci, considéré par beaucoup comme étant trop radical pour ramener les travaillistes au pouvoir, il a été rejeté par beaucoup de Juifs – qui, en tant que communauté, est traditionnellement favorable au parti travailliste – en raison de son soutien envers les ennemis de l’Etat juif, y compris la les groupes terroristes du Hamas et du Hezbollah.

Corbyn a rejeté les accusations selon lesquelles il approuve les antisémites comme étant « ridicules et fausses » et a réitéré ses déclarations sur sa détermination à lutter contre le racisme sous toutes ses formes.

Mais beaucoup de Juifs britanniques sont restés méfiants en raison de ses anciennes déclarations publiques, y compris celles de 2009 où il a décrit les ‘militants’ du Hezbollah et du Hamas comme des « amis ».

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