Israël en guerre - Jour 150

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12 Israéliens et 4 Thaïlandais, libérés des geôles du Hamas après 54 jours de captivité

Dans le cadre de l'accord, Raaya Rotem, mère de Hila libérée samedi, Gali Tarshansky, 13 ans, et Yarden Roman-Gat, qui avait sauvé sa fille, ont été rapatriées en Israël

Les otages libérés le 29 novembre 2023. En haut, de gauche à droite : Raz Ben Ami, Yarden Roman, Liat Atzili, Moran Stela Yanai; middle: Liam Or, Itay Regev, Ofir Engel, Amit Shani. En bas : Gali Tarshansky, Raaya Rotem, Yelena Trupanob, et sa mère Irena Tati. (Crédit : Autorisation ; Montage photos du Times of Israel)
Les otages libérés le 29 novembre 2023. En haut, de gauche à droite : Raz Ben Ami, Yarden Roman, Liat Atzili, Moran Stela Yanai; middle: Liam Or, Itay Regev, Ofir Engel, Amit Shani. En bas : Gali Tarshansky, Raaya Rotem, Yelena Trupanob, et sa mère Irena Tati. (Crédit : Autorisation ; Montage photos du Times of Israel)

Mercredi soir, 16 autres personnes ont été libérées des geôles du Hamas après 54 jours de captivité à Gaza : 12 Israéliens – dont cinq adolescents – et quatre Thaïlandais, alors que des efforts étaient en cours pour prolonger l’accord de trêve d’au moins deux jours en échange de la libération d’autres otages, des négociations qui ont porté leur fruits.

La libération du groupe a été considérablement retardée : 10 Israéliens et les quatre Thaïlandais n’ont été remis à la Croix-Rouge que vers 23h. Le groupe est passé par le point de passage de Rafah en Égypte et est entré en Israël vers minuit.

Deux Russo-Israéliennes ont été libérées plus tôt dans la soirée en guise de « geste » envers le président russe Vladimir Poutine, indépendamment de l’accord conclu avec Israël.

Les Thaïlandais ne faisaient pas non plus partie de l’accord de cessez-le-feu, leur libération ayant eu lieu dans le cadre d’un accord avec Bangkok. Les autorités thaïlandaises n’ont pas publié l’identité des otages libérés.

Dix des personnes relâchées mercredi faisaient partie de la prolongation de l’accord en cours, le sixième groupe de ce type à être libéré jusqu’à présent.

Cette libération porte à 97 le nombre d’otages civils libérés de Gaza au cours de la semaine dernière – 73 Israéliens et 24 ressortissants étrangers, pour la plupart des travailleurs agricoles thaïlandais. Tsahal a déclaré plus tôt mercredi soir, avant la dernière libération, qu’il resterait 159 otages à Gaza.

Un convoi de la Croix-Rouge transportant des otages israéliens se dirigeant vers l’Égypte depuis la bande de Gaza, à Rafah, le 29 novembre 2023. (Crédit : Hatem Ali/AP Photo)

Ils ont tous été enlevés dans le sud d’Israël le 7 octobre, lorsque des milliers de terroristes du groupe terroriste palestinien du Hamas ont tué 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris au moins 240 otages, dont une quarantaine d’enfants.

Dans le cadre de l’accord en cours, Israël a libéré mercredi soir 30 autres prisonniers palestiniens, ce qui porte à 210 le nombre total de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël libérés jusqu’à présent.

Parmi les personnes libérées de la bande de Gaza se trouvaient cinq enfants âgés de 18 ans et moins, et sept autres femmes, dont une ayant la nationalité américaine. Beaucoup d’entre eux ont des membres de leur famille encore retenus en otage.

Cette dernière libération réduit à quatre le nombre d’otages connus âgés de 18 ans et moins dans la bande de Gaza : Kfir et Ariel Bibas, âgés respectivement de 10 mois et 4 ans, ainsi que les frères et sœurs Aïsha et Bilal Ziyadne.

Le Hamas a affirmé mercredi que les enfants Bibas et leur mère, Shiri, avaient été tués, ce que Tsahal a déclaré ne pas pouvoir confirmer mais être en train d’enquêter.

Qui a été libéré ?

Parmi les personnes libérées mercredi soir figurait Raaya Rotem, 54 ans, la mère de Hila Rotem, 13 ans, qui a été libérée seule il y a plusieurs jours. Hila a raconté aux membres de sa famille qu’elles avaient été détenues ensemble jusqu’à peu de temps avant sa libération, ce qui a provoqué la colère d’Israël, qui avait exigé que les mères et les enfants ne soient pas séparés dans le cadre de l’accord de prise d’otages.

La mère et la fille Raya et Hila Rotem, enlevées par des terroristes du Hamas dans leur maison au kibboutz Beeri le 7 octobre 2023. (Autorisation)

Les deux Russo-Israéliennes libérées sont Yelena Trupanov, 50 ans, et sa mère, Irena Tati, 73 ans. Le fils de Yelena, Sasha, reste en captivité avec sa petite amie, Sapir Cohen.

Le mari de Yelena et père de Sasha, Vitaly, a été assassiné le 7 octobre dans le kibboutz Nir Oz et enterré en l’absence de toute sa famille proche.

Un véhicule de la Croix-Rouge dans lequel on peut voir Yelena Trupanov et sa mère traversant le point de passage de Rafah avec l’Égypte, lors de la libération d’otages le 29 novembre 2023. (Crédit : AFP)

La plus jeune otage libérée mercredi est Gali Tarshansky, 13 ans, prise en otage depuis le kibboutz Beeri le 7 octobre. Elle a été attrapée alors qu’elle et son père Ilya sautaient par la fenêtre de leur mamad – pièce sécurisée –  après que des terroristes ont mis le feu à leur maison. Son frère de 15 ans, Lior Tarshansky, a été assassiné. Ilya a survécu.

La mère de Gali, Reuma Aroussi, a été l’un des figures de proue de la bataille pour le retour des otages. Reuma a déclaré que la famille avait choisi de ne pas enterrer ni pleurer Lior, car elle continuait à se battre pour le retour de Gali.

Gali Tarshanksy, 13 ans, a été capturée le 7 octobre 2023 dans sa maison du kibboutz Beeri par des terroristes du Hamas, et relâchée le 29 novembre 2023. (Autorisation)

Un autre otage libéré est Itay Regev, 18 ans, qui avait été enlevé avec sa sœur de 21 ans, Maya Regev. Maya, qui a été blessée par balle avant d’être enlevée, a été libérée samedi soir sans Itay. Elle a subi une intervention chirurgicale après sa libération et se rétablit bien. Le frère et la sœur originaires de Ramat HaSharon avaient été pris en otage au Festival Supernova à proximité du kibboutz Reim.

Maya Regev, 21 ans, au centre, et Itay Regev, 18 ans, à gauche, avec leur mère et un frère sur une photo de famille non datée, fournie le 16 octobre 2023. (Crédit : Famille Regev via AP)

Lors de la libération de Maya, sa mère, Mirit, a déclaré que son cœur était « coupé en deux », car elle se réjouissait de la libération de sa fille et craignait pour son fils toujours détenu à Gaza.

Une autre réunion de famille – bien que partielle – a pu avoir lieu avec la libération de Liam Or, 18 ans. Or avait été fait prisonnier avec ses cousins Alma et Noam, qui ont été libérés samedi. Yonat Or – la mère d’Alma et de Noam, et la tante de Liam – a été assassinée le 7 octobre, ce que les enfants n’ont appris qu’une fois libérés de Gaza.

Dror Or, l’oncle de Liam et le père d’Alma et de Noam, serait toujours retenu en captivité à Gaza.

Liam Or, 18 ans, fait prisonnier par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023 de son domicile au kibboutz Beeri et libéré le 29 novembre 2023. (Autorisation)

Amit Shani, 16 ans, a également été libéré mercredi soir – après 54 jours de captivité dans la bande de Gaza – après avoir été enlevé en même temps qu’Ofir Engel, 17 ans, qui a également été libéré dans ce sixième groupe d’otages.

Amit Shani, 16 ans, a été fait prisonnier par des terroristes du Hamas qui ont mené un assaut sur le kibboutz Beeri le 7 octobre 2023 et relâché le 29 novembre 2023. (Autorisation)

Engel, un habitant de Jérusalem, rendait visite à sa petite amie au kibboutz Beeri le 7 octobre. Il a été pris en otage avec le père et l’oncle de sa petite-amis, Eli et Yossi Sharabi, qui sont tous deux toujours retenus en otage. Le reste de la famille de Yossi a été assassiné lors de l’assaut. La petite amie d’Engel a survécu.

Amit, qui vivait à Beeri, a été le seul membre de sa famille pris en otage, embarqué dans une voiture avec Engel et les Sharabi sous le regard impuissant de sa mère et de ses deux jeunes sœurs.

Ofir Engel a été pris en otage par des terroristes du Hamas au kibboutz Beeri le 7 octobre 2023, et relâché le 29 novembre 2023. (Autorisation)

Quatre autres femmes ont été libérées des geôles du Hamas mercredi soir, deux d’entre elles ayant des maris encore retenus en captivité.

Raz Ben Ami, 57 ans, a été prise en otage au kibboutz Beeri le 7 octobre avec son époux, Ohad. Sa famille avait expliqué que Raz, ayant des excroissances dans le cerveau qui appuient sur ses nerfs et causent de terribles douleurs, elle ne peut pas survivre longtemps sans ses médicaments. Ohad, également âgé de 57 ans, est toujours retenu en otage. Tous deux ont également la nationalité allemande.

Raz Ben Ami, 57 ans, a été prise en otage au kibboutz Beeri par des terroristes du Hamas le 7 octobre et relâchée le 29 novembre 2023. (Autorisation)

Parmi les femmes libérées figurent également la citoyenne israélo-américaine Liat Beinin Atzili, 49 ans, enlevée au kibboutz Nir Oz. Liat, guide touristique à Yad Vashem, a été prise en otage avec son époux, Aviv, qui est toujours retenu à Gaza.

Les trois enfants du couple, âgés de 22, 20 et 18 ans, sont indemnes et attendent désespérément le retour de leur père.

Liat Beinin Atzili a été prise en otage par des terroristes du Hamas du kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023 et libérée le 29 novembre 2023. (Autorisation)

Moran Stela Yanaï, 40 ans, une créatrice de bijoux enlevée au Festival Supernova, a également été libérée des geôles du Hamas mercredi soir.

Quelques jours après le massacre et l’enlèvement de masse au festival – où Moran allait vendre ses créations – sa famille est tombée sur une vidéo en ligne datant de cette journée, la montrant assise à même le sol, l’air terrifié.

Moran Stela Yanai, sur cette photo non datée fournie par ses proches. (Crédit : Elinor Shahar Personal Management via AP)

Yarden Roman-Gat, 36 ans, otage du kibboutz Beeri, a également été libérée de Gaza, et a pu retrouver son époux et sa fille, qui avaient réussi à s’échapper alors que les terroristes tentaient de les capturer tous les trois.

Yarden, qui possède la double nationalité israélienne et allemande, étaient en vacances dans le kibboutz  après que la famille a déménagé quelques semaines auparavant, incapable de supporter les tirs de roquettes incessants dans la région.

Yarden, son mari, Alon Gat et leur fille Geffen, âgée de trois ans, avaient été emmenés dans une voiture avec quatre terroristes du Hamas, un autre kibboutznik enfoui dans le coffre, lorsqu’ils avaient aperçu un char de Tsahal alors qu’ils s’approchaient de la frontière avec Gaza.

Yarden Roman-Gat a été prise en otage par des terroristes du Hamas du kibboutz Beeri le 7 octobre 2023 et libérée le 29 novembre 2023. (Autorisation)

Pendant qu’ils couraient, Yarden a confié Geffen à Alon, sachant qu’il courait plus vite qu’elle. Les terroristes se sont lancés à leur poursuite et ont ouvert le feu en leur direction. Alon s’est caché avec sa fille pendant 12 heures dans des buissons avant d’être secouru.

Une trêve en suspens

Avec près de 100 otages déjà libérés des geôles du Hamas – dont une secourue par Tsahal et les corps de deux personnes – Yehudit Weiss et la caporale Noa Marciano – récupérés par l’armée dans la bande de Gaza – tous les regards se tournent vers le reste des personnes retenues en captivité, principalement des hommes, dont certains sont âgés, et un certain nombre de soldats israéliens.

Deux jours supplémentaires de trêve permettraient de libérer 20 Israéliens de plus de la bande de Gaza, en échange de 60 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël supplémentaires et d’une nouvelle pause de 48 heures dans les combats.

Les responsables israéliens ont juré mercredi que Tsahal poursuivrait son incursion terrestre à Gaza dans les jours à venir.

« On me pose sans cesse la même question depuis quelques jours : ‘Israël reprendra-t-il les combats une fois que cette phase de retour des otages sera terminée ?’ À cette question, je réponds par un oui catégorique », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Il est hors de question que nous ne reprenions pas le combat jusqu’au bout. »

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré que « les forces de Tsahal dans les airs, en mer et au sol sont prêtes pour une reprise immédiate des combats », alors que le chef militaire Herzi Halevi a approuvé un plan de bataille pour après le cessez-le-feu, déclarant : « Nous savons ce qu’il faut faire et sommes prêts pour la prochaine étape ».

Emanuel Fabian a contribué à cet article.

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