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Hotovely : la loi de Régulation est une solution “juste” pour les Palestiniens

La vice-ministre des Affaires étrangères affirme que les critiques de la loi se basent sur un argument “incorrect” selon lequel la Cisjordanie est un territoire occupé

Répondant aux critiques internationales après l’adoption de la loi de Régulation lundi soir par la Knesset, la vice-ministre des Affaires étrangères Tzipi Hotovely a souligné que la législation contestée était enracinée dans « un juste principe légal ».

Israël a été vivement critiqué par la communauté internationale depuis l’adoption de la loi qui légalise les avant-postes construits sur des terrains palestiniens privés en Cisjordanie. Pour Hotovely, ces critiques sont erronées.

« La loi sur les implantations que le Parlement israélien a adoptée cette semaine reflète un juste principe légal », a déclaré Hotovely mercredi dans une vidéo en anglais.

Elle a déclaré que la vague de critiques était fondée sur un postulat incorrect, selon lequel les implantations israéliennes sont construites sur une terre palestinienne occupée.

La plénière de la Knesset pendant le vote de la loi de Régulation, le 6 février 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La plénière de la Knesset pendant le vote de la loi de Régulation, le 6 février 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Israël a des droits à la fois historiques et légaux sur cette terre, et la loi atteint un juste équilibre entre les droits des familles juives à leurs maisons et le droit des propriétaires de ces terrains à être dédommagés », a déclaré Hotovely.

Elle a affirmé que le principe de dédommagement se trouvait dans tous les systèmes juridiques occidentaux, et « crée le bon équilibre entre les Palestiniens et les familles juives. »

La loi permet l’expropriation de 16 terrains palestiniens privés sur lesquels sont construits des avant-postes en Cisjordanie, ouvrant ainsi la voie au gouvernement pour qu’il reconnaisse un peu moins de 4 000 logements construits illégalement.

Dans le cadre de cette loi, les propriétaires palestiniens seront dédommagés financièrement ou avec d’autres terrains.

La législation a été sévèrement condamnée par la communauté internationale, notamment par les Nations unies, l’Union européenne, la Ligue arabe, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, la Turquie, l’Egypte, la Jordanie et les Palestiniens, ainsi que le propre procureur général d’Israël, Avichai Mandelblit.

La Maison Blanche est cependant restée silencieuse sur le sujet, se contentant de déclarer que la loi serait « évidemment un sujet de discussion » entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant leur rencontre, prévue mercredi prochain.

A lire : Le véritable sens de la loi de légalisation des avant-postes d’Israël

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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