Tout savoir sur les coulisses et les acteurs du 5e Forum de la Shoah
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Tout savoir sur les coulisses et les acteurs du 5e Forum de la Shoah

Qui vient et qui boycotte l'événement ? Qui prendra la parole ? Poutine sera-t-il assis à côté de Pence ? Que font les dirigeants de leur temps libre ? Et qu'y a-t-il au menu ?

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Les préparatifs sont en cours à la Résidence du Président à Jérusalem le 20 janvier 2020, pour un dîner d'État destiné aux dirigeants du monde entier participant aux événements du Forum mondial sur la Shoah marquant le 75e anniversaire de la libération d'Auschwitz. (Avec l'aimable autorisation de Alon Fargo)
Les préparatifs sont en cours à la Résidence du Président à Jérusalem le 20 janvier 2020, pour un dîner d'État destiné aux dirigeants du monde entier participant aux événements du Forum mondial sur la Shoah marquant le 75e anniversaire de la libération d'Auschwitz. (Avec l'aimable autorisation de Alon Fargo)

Cela devait être un sommet plutôt restreint, mais il s’est transformé en l’un des événements diplomatiques les plus importants de l’histoire de l’État d’Israël.

Lorsque les responsables israéliens ont commencé à planifier le cinquième Forum mondial sur la Shoah pour commémorer le 75e anniversaire de la libération du camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau, ils ont estimé que 10 ou peut-être 15 dirigeants mondiaux ou hauts dignitaires y assisteraient, a rappelé cette semaine Harel Tubi, le directeur général de la Résidence du Président.

« Nous pensions que cette édition serait un succès. Mais maintenant, nous sommes heureux d’accueillir plus de 45 dirigeants à Jérusalem ».

En fait, des délégations de 49 pays, dont 41 chefs d’État, devraient assister au Forum cette semaine, qui sera sécurisé par quelque 10 000 policiers. Les diplomates israéliens ont déclaré que même les funérailles d’Yitzhak Rabin et de Shimon Peres n’ont pas attiré des délégations de dignitaires étrangers tels que celles qui assistent à la commémoration de la Shoah cette semaine.

Le vice-président américain Mike Pence, le président russe Vladimir Poutine, le prince Charles de Grande-Bretagne et le président français Emmanuel Macron sont les personnalités les plus en vue de la longue liste des participants, qui comprend également quatre rois et de nombreux dirigeants de pays tels que l’Australie, le Canada, l’Allemagne, l’Italie, l’Ukraine et l’Argentine, ainsi que les présidents de la Commission européenne, du Conseil européen et du Parlement européen.

« Je souhaite la bienvenue aux dirigeants du monde entier qui viennent ici, à Jérusalem, pour marquer – avec nous – les 75 ans de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz », a déclaré mardi après-midi le Premier ministre Benjamin Netanyahu, alors que les premiers hommes d’État arrivaient à l’aéroport Ben Gurion.

« Il est important qu’ils se souviennent d’où nous venons, et il est important qu’ils voient où nous sommes parvenus ».

L’événement, intitulé « Se souvenir de la Shoah, combattre l’antisémitisme », est co-organisé par le bureau du président Reuven Rivlin, le mémorial de la Shoah Yad Vashem de Jérusalem et la Fondation du Forum mondial de la Shoah, qui a été fondée par le philanthrope et activiste juif Moshe Kantor, né à Moscou.

Le Forum se compose de deux parties principales – un dîner d’État à la résidence officielle de Rivlin le mercredi soir et la cérémonie commémorative proprement dite à Yad Vashem le jeudi – mais il y a aussi divers événements parallèles dignes d’intérêt auxquels participent les invités de marque.

Honorer la mémoire de la Shoah et agir pour combattre la haine des Juifs sont des questions qui font l’objet d’un consensus, mais un événement de cette ampleur a aussi sa part de controverses : Comment se fait-il que cette cérémonie se déroule à Jérusalem et non à Auschwitz ? Pourquoi les organisateurs n’ont-ils pas permis au président polonais de prendre la parole ? Poutine profitera-t-il de l’occasion pour pousser plus loin son accusation de collaboration de la Pologne avec les nazis ? Annoncera-t-il la libération de la randonneuse israélienne Naama Issachar de sa prison russe ? Et surtout pourquoi les survivants de la Shoah ont-ils bénéficié de si peu d’invitations ?

Tout ce que vous devez savoir sur le méga-événement

Le gouverneur général australien David Hurley a été le premier chef d’État étranger à débarquer en Israël lundi dernier – exactement une semaine avant la date effective de la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge le 27 janvier 1945.

Le lendemain, une douzaine d’autres dirigeants sont arrivés. Ils ont tous été accueillis à l’aéroport par des représentants du ministère des Affaires étrangères et un bouquet de fleurs bleues et blanches. Certains se sont rendus directement à la Résidence du Président pour des réunions de travail avec M. Rivlin, notamment les présidents du Portugal, de la Roumanie et de la Géorgie.

Le président français Emmanuel Macron, (à gauche), est accueilli en Israël par le ministre des Affaires étrangères Israel Katz, le 21 janvier 2020. (Autorisation)

Vers 23 heures, le président français Macron a atterri à Tel Aviv, où il a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères Israel Katz.

Le président français a rencontré Netanyahu et Rivlin mercredi matin. Il s’entretiendra également avec le chef non officiel de l’opposition d’Israël, le dirigeant du parti Kakhol lavan, Benny Gantz.

Tout au long de la journée, le Premier ministre et le Président rencontreront une kyrielle de dignitaires étrangers. La conversation entre M. Netanyahu et Mme Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, pourrait être particulièrement intéressante.

Pelosi, qui a contribué à la mise en accusation du président Donald Trump, arrive ici avec une délégation du Congrès auto-déclarée bipartite, composée de sept démocrates (dont Elliot Engel, Nita Lowey, Ted Deutsch, Debbie Wasserman-Schultz et Brad Schneider) et d’un seul républicain (Joe Wilson, de Caroline du Sud).

À 18h30, les dirigeants du monde entier se réuniront à la Résidence du Président pour une « réception et un dîner officiels ». Au total, 250 invités assisteront à l’événement, servis par 200 serveurs et employés.

Les préparatifs d’un dîner d’État pour 250 VIP à la Résidence du Président à Jérusalem sont en cours, janvier 2020. (Avec l’aimable autorisation de la Résidence du Président)

Pour des raisons d’espace, les chefs des délégations étrangères ont été priés de n’amener qu’un seul invité – dans la plupart des cas, un chef de cabinet ou un conseiller principal -, les conjoints n’étant pas invités. Les « accompagnateurs » s’installeront dans une tente érigée spécialement à cet effet la semaine dernière. Le personnel de sécurité des leaders sera accueilli dans une troisième tente montée la semaine dernière.

Pour préparer le dîner – qui sera filmé par cinq caméras et diffusé en direct – 150 poutres en acier et en bois, 400 mètres carrés de plancher, 240 meubles, 800 bougies et d’innombrables radiateurs ont été installés dans les locaux hautement sécurisés.

Les dignitaires eux-mêmes seront assis à une table en forme de U dans la salle de réception principale, qui a été décorée avec les drapeaux de toutes les nations participantes. Ils seront rejoints par Rivlin, Netanyahu, Gantz et d’autres personnalités israéliennes – telles que le président de la Knesset, Yuli Edelstein, la présidente de la Cour suprême, Esther Hayut, et le chef d’état-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi.

La Résidence du Président n’a pas encore publié le plan de table. Et non, il n’y a aucune chance que Poutine s’assoie à côté de Pence – en fait, aucun des deux ne sera présent au dîner, car tous deux n’arrivent que jeudi matin.

Les États-Unis seront représentés par Pelosi et Jared Kushner, le gendre et conseiller principal de Trump. Pour la Russie, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov devrait être présent.

Il n’y aura que trois orateurs au dîner : Rivlin lui-même accueillera ses invités ; le roi d’Espagne Felipe parlera au nom des dirigeants mondiaux ; et l’éminent historien israélien Yehuda Bauer donnera une conférence de 11 minutes sur l’antisémitisme et la Shoah (pour un aperçu de ses propos, voir notre récente interview avec lui ici).

Les préparatifs de sécurité sont en cours à la Résidence du Président à Jérusalem, le 20 janvier 2020, pour un dîner d’État destiné aux dirigeants du monde entier participant aux événements du Forum mondial sur la Shoah marquant le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz. (Avec l’aimable autorisation de Alon Fargo)

Qu’y a-t-il au menu ? Les assistants de Rivlin se sont contentés de dire que les invités auront droit à « des plats israéliens typiques, spécialement adaptés à l’événement et qui apporteront le meilleur des produits israéliens sur la table ». Mais le Times of Israel a appris que le premier plat sera de la daurade et le plat principal sera un plat de bœuf (bien que Rivlin lui-même soit végétarien).

Et bien sûr, il y aura aussi des intermèdes musicaux. Les chanteurs israéliens David D’Or, Miri Mesika et Amir Benayoun interpréteront « The Last Survivor », une chanson écrite par Moshe Klughaft et composée il y a plusieurs années par Amir Benayoun à l’occasion d’une délégation de la Knesset à Auschwitz.

Shlomi Shaban interprétera un arrangement spécial de « Dance Me to the End of Love », de Leonard Cohen, accompagné du violoniste Vladimir Reider de l’Orchestre de chambre d’Israël, qui jouera sur un violon qui a survécu à la Shoah. Une émouvante chanson inspirée de la Shoah.

Après le dessert, les dirigeants de la planète prendront une photo de groupe et rentreront à leur hôtel.

Jeudi matin, en l’espace d’une heure, Poutine et Pence doivent atterrir à Ben Gurion.

Le président russe Vladimir Poutine avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à une cérémonie de dépôt de gerbe commémorant le 73e anniversaire de la victoire de l’Union soviétique sur l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, le 9 mai 2018, sur la tombe du soldat inconnu, à proximité du Kremlin, à Moscou. (AFP / Yuri Kadobnov)

Le président russe – qui est le seul dirigeant mondial dont le voyage, aussi court soit-il, est officiellement considéré comme une « visite bilatérale » et non comme une simple visite pour assister au Forum sur la Shoah – se rendra directement à Jérusalem pour des rencontres rapides avec Rivlin et Netanyahu.

Tous trois doivent ensuite assister à une cérémonie d’inauguration du « Monument à la mémoire de l’héroïsme et des soldats et habitants tués pendant le siège de Leningrad pendant la Seconde Guerre mondiale », dans le parc Sacher de la capitale.

Le monument a été réalisé par une équipe d’artistes d’Israël et de Russie, l’architecte Udi Kasif, le sculpteur Adam Peretz, l’architecte Anatoly Wlada Chernov et Ladislav Manchinski.

Il mesure 8,5 mètres de haut, fait de cuivre et de bronze coulé « pour représenter la flamme de la bougie », a déclaré le cabinet du Premier ministre dans un communiqué publié mardi.

« Le mouvement de la flamme s’exprime sous la forme d’une spirale qui s’éclaire la nuit pour créer l’effet spécial d’une flamme perpétuelle ».

Plusieurs artistes interpréteront des chansons pour les quelque 600 personnes attendues à l’événement, en russe et en hébreu, dont le Chœur de l’Opéra de Saint-Pétersbourg, le chanteur d’opéra Vassily Gerello et un Chœur de vétérans de l’Armée rouge israélien.

Une centaine de journalistes russes se rendront en Israël pour couvrir l’inauguration du monument et le discours de Poutine.

Les autres dirigeants mondiaux consacreront leur temps libre à diverses activités.

Le président Macron, par exemple, assistera d’abord à une cérémonie au mémorial des Juifs déportés de France à Roglit (Yad Vashem), puis organisera une réception pour les citoyens français vivant en Israël au Centre de conventions internationales de Jérusalem.

Le prince Charles plantera un chêne anglais dans le jardin de la résidence du président. Le Premier ministre tchèque Andrej Babiš, quant à lui, rencontrera un haut responsable de la Israel Electric Corporation Yosi Shneck et, séparément, un groupe de survivants tchèques de la Shoah.

À 13h15, la principale cérémonie commémorative débutera sur la place du ghetto de Varsovie à Yad Vashem. Contrairement au dîner de la veille, la liste des orateurs est longue et controversée. Outre Netanyahu et Rivlin, Macron, Poutine, Pence, le prince Charles et le président allemand Frank-Walter Steinmeier s’adresseront à l’assemblée. (La disposition des places n’a pas été publiée, mais il est en effet possible que le président russe siège à proximité du vice-président américain).

La décision du président polonais Andrzej Duda de boycotter l’événement a fait couler beaucoup d’encre car Poutine a été invité à prendre la parole et non lui. Après tout, a soutenu Duda, Auschwitz était situé dans la Pologne occupée, et les Polonais étaient, après les Juifs, les personnes qui ont le plus souffert dans le camp de la mort.

En outre, Duda a déclaré qu’il n’était pas disposé à écouter Poutine – qui promeut actuellement un récit de la Seconde Guerre mondiale particulièrement anti-polonais – sans avoir la possibilité de répondre.

La critique de Duda sur les modalités de l’événement, qui accorde à la Russie une tribune importante pour faire valoir sa version des faits, a également provoqué la colère d’autres États de la région. Le président lituanien Gitanas Nauseda, par exemple, a annulé mardi son voyage à Jérusalem dans un court délai, envoyant à la place le chef du Parlement du pays. Nauseda assistera cependant à la commémoration de la semaine prochaine en Pologne, a-t-il déclaré.

La citoyenneté des victimes d’Auschwitz n’a aucune incidence sur le choix des dirigeants qui prendront la parole au Forum mondial sur la Shoah

On ne sait pas exactement qui était responsable de la sélection des orateurs, les organisateurs affirmant que Yad Vashem, le bureau de Rivlin et la Fondation du Forum mondial de la Shoah de Kantor ont défini ensemble le programme.

« Sur plus de 40 dirigeants qui participeront au Forum, tous les partenaires ont décidé, il y a quelques mois, que le protocole serait que seuls cinq dirigeants s’exprimeraient lors de l’événement à Yad Vashem, en provenance des quatre pays alliés et de l’Allemagne », a déclaré un porte-parole de la Fondation au Times of Israel.

Un porte-parole de Yad Vashem a déclaré qu’il était « particulièrement approprié que les dirigeants qui s’exprimeront lors de cet événement représentent les quatre principales puissances des forces alliées, qui ont libéré l’Europe et le monde de la tyrannie meurtrière de l’Allemagne nazie ».

La plupart des 1,5 million de personnes tuées à Auschwitz-Birkenau étaient des Juifs, a ajouté le porte-parole. « La citoyenneté des victimes d’Auschwitz n’a aucune influence sur le choix des dirigeants qui prendront la parole au Forum mondial sur la Shoah ».

Des visiteurs traversent les barrières de barbelés du camp de la mort nazi allemand d’Auschwitz, le 5 décembre 2019. (JANEK SKARZYNSKI / AFP)

Une autre pomme de discorde portait sur le lieu même de l’événement, les autorités polonaises ayant déclaré que le principal mémorial pour la libération d’Auschwitz devrait se trouver sur le site du camp de la mort et non en Israël.

« Je crois qu’il ne faut pas priver ce lieu de sa mémoire en le transférant ailleurs et en soulignant ailleurs ce qui s’est passé il y a plus de 75 ans », a déclaré M. Duda au début de ce mois.

Le directeur du musée d’Auschwitz, Piotr Cywinski, a accusé les organisateurs du Forum mondial de la Shoah d’essayer de créer un « événement commémoratif alternatif » au rassemblement annuel du 27 janvier à Oswiecim qu’il accueille.

« C’est tout simplement si provocant et immature que je ne trouve pas les mots pour le commenter », a-t-il déclaré au Times of Israel dans une interview exclusive cette semaine.

Poutine va-t-il mettre en avant son récit controversé de la Seconde Guerre mondiale ?

Les organisateurs de l’événement de Jérusalem n’ont pas pris connaissance des discours des dirigeants à l’avance, ce qui a fait craindre que Poutine puisse utiliser la tribune non seulement pour louer l’armée soviétique pour avoir libéré Auschwitz mais aussi pour poursuivre sa campagne actuelle de dénigrement des Polonais pour avoir prétendument collaboré avec les nazis.

Bien que des rapports indiquent que Poutine graciera finalement Naama Issachar, la touriste israélienne qui a commencé à purger une peine de sept ans et demi dans une prison russe pour des accusations relatives à la marijuana, il semble peu probable qu’il aborde la question dans l’un de ses discours pendant son séjour en Terre Sainte.

En attendant, Netanyahu, selon divers rapports, utilisera son discours pour approuver le récit de Poutine sur la Seconde Guerre mondiale dans l’espoir d’aider à libérer Issachar, et pour recruter des leaders mondiaux pour s’exprimer contre la Cour pénale internationale, qui examine une éventuelle poursuite des accusations de crimes de guerre contre Israël.

Outre les politiques et Kantor, il y aura deux autres intervenants : l’ancien grand rabbin et survivant de la Shoah Israel Meir Lau et le président de Yad Vashem Avner Shalev.

Entre les discours, de courts clips sur la Shoah et l’antisémitisme contemporain seront diffusés et un orchestre et plusieurs chorales assureront des intermèdes musicaux.

Rose Moskowitz et Colette Avital, rescapées de la Shoah, vont allumer un flambeau et les dirigeants du monde entier déposeront des couronnes de fleurs au pied du monument de la révolte du ghetto de Varsovie de Nathan Rappaport. Le chantre de Tsahal, Shai Abramson, récitera la prière commémorative El Maleh Rahamim et le survivant de la Shoah Naftali « Tuli » Deutsch dira le Kaddish, la prière traditionnelle juive du deuil, avant que la cérémonie ne se termine en jouant la Hatikva.

Le public se tient debout pour écouter l’hymne national israélien à la fin de la cérémonie commémorative au musée de la Shoah de Yad Vashem, alors qu’Israël célèbre la journée annuelle de commémoration de la Shoah, le 12 avril 2018. (Hadas Parush/Flash90)

Au grand dam de certains, seuls 30 des 800 billets de l’événement ont été réservés aux survivants de la Shoah.

Yad Vashem a expliqué que l’événement « n’est pas une cérémonie publique mais plutôt un rassemblement de dirigeants ». Quelque 100 000 survivants de la Shoah vivent en Israël et il aurait été impossible d’inviter ne serait-ce qu’une fraction d’entre eux, a déclaré un porte-parole.

Toutefois, face au tollé général, une poignée de ministres ont décidé de céder leurs sièges aux survivants.

Pence se rendra au mur Occidental, Poutine préfère Bethléem

Après l’événement, Rivlin et Netanyahu continueront de mener des réunions bilatérales avec les dirigeants du monde entier. Le Premier ministre rejoindra Pence et l’ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman, à l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Pendant son court séjour, le vice-président devrait également se rendre au mur Occidental avant de s’envoler pour Washington jeudi soir.

Poutine, quant à lui, se rendra à Bethléem pour une réunion avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avant de rentrer à Moscou tard dans la soirée de jeudi. Macron, le prince Charles et le gouverneur général australien Hurley rencontreront également Abbas.

Pendant son séjour à Bethléem, Charles – qui en est à sa première visite officielle en Israël – prévoit également de visiter l’église de la Nativité, un site vénéré par les chrétiens comme le lieu de naissance de Jésus. Contrairement à son fils William, qui a visité Israël et les territoires palestiniens l’année dernière, le prince de Galles ne prévoit pas de visiter les lieux saints de la Vieille Ville de Jérusalem.

Vendredi, Netanyahu et Rivlin continueront à tenir des réunions bilatérales avec des dirigeants étrangers, jusqu’à environ une heure avant le début du Shabbat et la fin du plus grand événement diplomatique de l’histoire d’Israël.

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