Israël en guerre - Jour 148

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Accord sur les otages : Tsahal met en garde contre le « terrorisme psychologique » du Hamas

Les familles des otages dont la libération est prévue vendredi à 16 heures ont été informées ; Le Hamas a confirmé que la trêve de 4 jours débuterait vendredi à 7h du matin ; Tsahal trouve des armes sous les lits des enfants d’un chef du Hamas

Une installation sur la "Place des otages" à Tel Aviv, le 23 novembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Une installation sur la "Place des otages" à Tel Aviv, le 23 novembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Israël peinera à respecter sa promesse d’augmentation de l’aide à Gaza – responsables US

Des bénévoles se tenant devant des camions transportant de l'aide humanitaire aux Palestiniens au poste-frontière de Rafah, en Égypte, le 31 octobre 2023. (Crédit : Ahmed Hatem/AP)
Des bénévoles se tenant devant des camions transportant de l'aide humanitaire aux Palestiniens au poste-frontière de Rafah, en Égypte, le 31 octobre 2023. (Crédit : Ahmed Hatem/AP)

Alors qu’Israël a accepté, dans le cadre de l’accord conclu pour libérer des otages capturés le 7 octobre par les terroristes palestinien du Hamas, d’autoriser l’entrée d’au moins 200 camions d’aide humanitaire dans la bande de Gaza pour chaque jour de la trêve, qui devrait durer de plusieurs jours, les mécanismes actuels d’acheminement de l’aide mis en place par Tsahal ne permettront probablement pas cette augmentation indispensable de l’assistance, déclarent deux responsables de l’administration du président américain Joe Biden au Times of Israel.

En conséquence, Washington a fait pression sur Israël pour qu’il ouvre son point de passage de Kerem Shalom afin de faciliter l’entrée de d’aide supplémentaire dans l’enclave, à la fois pendant la trêve de plus de quatre jours et au-delà, disent les responsables de l’administration.

Israël a refusé de rouvrir Kerem Shalom depuis l’assaut du Hamas le 7 octobre et n’a autorisé l’entrée de l’aide à Gaza par le point de passage égyptien de Rafah que deux semaines après le début de la guerre, arguant qu’il ne fournirait pas directement de l’aide à la bande de Gaza tant que les centaines d’otages y seront retenus.

Les acteurs internationaux ont tenté de faire au mieux via Rafah, mais ce n’est que plusieurs jours après son ouverture que le nombre de camions a pu dépasser l’objectif initial de 100.

Les deux responsables de l’administration Biden citent plusieurs raisons pour expliquer l’insuffisance du volume d’aide qui a pu entrer à Gaza par Rafah, en soulignant le système d’inspection alambiqué, dans le cadre duquel des camions déjà inspectés en Égypte sont ensuite entrés par le point de passage israélien de Nitzana, où ils sont examinés par les autorités israéliennes avant d’être renvoyés en Égypte et acheminés par Rafah.

Cette série d’inspections supplémentaires n’existait pas avant la guerre, mais Israël a insisté pour qu’elle soit ajoutée au cours du mois dernier.

Un agent de sécurité du Hamas contrôlant un camion entrant dans la bande de Gaza au poste-frontière de marchandises de Kerem Shalom avec Israël, à Rafah, dans le sud de la Bande de Gaza, le 21 juin 2021. (Crédit : Adel Hana/AP)

Les responsables américains soulignent également les problèmes de l’aéroport égyptien d’al-Arish, qui est le seul à recevoir des cargaisons d’aide qui sont ensuite acheminées à Gaza par Rafah. L’aéroport ne dispose que d’une seule piste et d’un nombre très limité de places de stationnement, ce qui le rend inadapté aux livraisons massives nécessaires à l’enclave côtière.

Washington a l’intention d’insister sur la réouverture du point de passage de Kerem Shalom, ont déclaré les deux responsables de l’administration.

Le rejet de la demande par Israël est « vraiment problématique parce que le niveau de l’aide entrant à Gaza est totalement insoutenable » alors que la situation humanitaire s’aggrave et que de plus en plus de personnes dépendent de l’assistance, prévient le haut responsable de l’administration.

Le fonctionnaire ajoute que le refus de rouvrir Kerem Shalom est « complètement politique », étant donné qu’il n’y a aucun problème en matière de sécurité à autoriser l’aide à entrer à Gaza par ce point de passage.

Un deuxième fonctionnaire de l’administration affirme que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu était le plus exposé aux critiques de sa base de droite lorsque le Premier ministre a accepté pour la première fois d’autoriser l’entrée de l’aide par Rafah le mois dernier, après avoir juré qu’il ne le ferait pas. Mais maintenant que Rafah fonctionne, l’ouverture de Kerem Shalom comporte beaucoup moins de risques politiques.

« Les Israéliens, à juste titre, ont mis l’accent sur l’aide qu’ils ont autorisée, reconnaissant que cela leur donnait une plus grande légitimité internationale pour poursuivre l’opération militaire », a déclaré le second fonctionnaire de l’administration.

« Mais cela ne peut pas être un simple sujet de discussion. »

Deri : Les négociations otages contre prisonniers ont eu lieu il y a plusieurs mois

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, lisant une lettre au leader du Shas Aryeh Deri l'informant qu'il devra le limoger de son cabinet lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, le 22 janvier 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, lisant une lettre au leader du Shas Aryeh Deri l'informant qu'il devra le limoger de son cabinet lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, le 22 janvier 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Aryeh Deri, chef du Shas et proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, affirme qu’il y a quelques mois à peine, Israël a mené des négociations avancées avec le groupe terroriste palestinien du Hamas au sujet d’un éventuel échange d’otages. Israël aurait été contraint de libérer des condamnés pour terrorisme en échange de deux otages et des corps de deux soldats de Tsahal détenus à Gaza.

Ces propos semblent confirmer une information diffusée le mois dernier par la chaîne publique israélienne Kan, selon laquelle le Hamas a dupé Israël en organisant de fausses négociations avec les plus hautes sphères du gouvernement israélien, tout en préparant son assaut du 7 octobre, au cours de laquelle des milliers de terroristes ont assassiné 1 200 personnes en Israël et en ont kidnappé plus de 240.

« Nous étions [déjà] prêts, il y a quelques mois, avec le même [chef du Hamas Yahya] Sinwar. Nous avons tenu des négociations sur [les corps de] Oron Shaul et Hadar Goldin et les deux autres civils [Avera Mengistu et Hisham al-Sayed] qui y [à Gaza] sont retenus », a déclaré Deri à la station de radio ultra-orthodoxe Kol Haï.

« Je ne veux pas répéter le nombre et le type de meurtriers que nous étions prêts à relâcher. »

Des textes juifs inscrits sur les ruines du commissariat de Sderot

Le rabbin Moshe Zeev Pizem près du commissaria démoli de Sderot, le 23 novembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
Le rabbin Moshe Zeev Pizem près du commissaria démoli de Sderot, le 23 novembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

Sur le terrain jonché de gravats de ce qui fut le commissariat de Sdérot, plusieurs rabbins guident une imprimante sur roues accrochée à un générateur crachotant.

Derrière eux, des sapeurs s’efforcent d’extraire les restes d’un terroriste dont la dépouille en décomposition n’a été découverte qu’aujourd’hui, 40 jours après qu’une équipe de terroristes palestiniens a assassiné des dizaines de personnes à Sderot, dans le cadre de l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre dans le sud d’Israël, qui a fait 1 200 victimes.

Le rabbin Moshe Zeev Pizem, envoyé du mouvement hassidique Habad-Loubavitch, appuie sur le bouton d’impression et la machine produit une copie au format A3 du Tanya, ou Likutei Amarim – un volume d’écritures qui constitue le magnum opus du rabbin Shneour Zalman de Liadi, décédé en 1812.

« C’était un lieu de grande obscurité », dit Pizem à propos de l’ancien poste de police, que les troupes israéliennes ont incendié après que des terroristes en ont pris le contrôle. « Nous apportons donc la lumière là où elle est nécessaire. »

La journée est relativement calme à Sderot, cible favorite des lanceurs de roquettes à Gaza, mais qui n’a pratiquement pas été visée par des projectiles aujourd’hui. Les habitants qui s’étaient éloignés à cause des roquettes reviennent pour inspecter leurs maisons, pensant qu’un cessez-le-feu est en vigueur. (Ce n’est pas le cas car l’entrée en vigueur a été reportée d’un jour, d’aujourd’hui à demain).

Mais ce n’est pas la raison pour laquelle la cérémonie d’impression a lieu à ce moment-là. Elle a lieu parce que cette semaine est censée correspondre à la même semaine du calendrier hébraïque que le décès de Dovber Schneuri, le successeur et fils de Liadi, explique Pizem.

« Regardez, cet endroit vient d’être mieux éclairé », dit-il en buvant un verre de whisky et en montrant les sapeurs qui enlèvent les restes du terroriste après avoir vérifié qu’ils n’étaient pas piégés.

 

Tsahal élimine le commandant des forces navales du Hamas à Khan Younès

L’armée israélienne annonce avoir tué le commandant des forces navales du Hamas à Khan Younès lors d’une frappe aérienne dans la bande de Gaza aujourd’hui.

Amar Abu Jalalah a été tué aux côtés d’un autre membre des forces navales du Hamas.

Tsahal indique que Jalalah était « un opérateur de haut rang dans les forces navales du Hamas et était impliqué dans la direction de plusieurs attaques terroristes par voie maritime qui ont été déjouées. »

La frappe aérienne a été menée suite à des informations du renseignement fournies par l’agence de sécurité Shin Bet, la Direction du renseignement militaire et la Marine.

Les avertissements des soldates d’une simulation d’invasion majeure du Hamas ont été ignorées – médias

Plusieurs médias israéliens rapportent qu’une soldate de haut rang des agences de renseignement avait signalé au début de l’année que le groupe terroriste palestinien du Hamas avait organisé un exercice à grande échelle simulant un scénario dans lequel les communautés israéliennes étaient prises d’assaut, les bâtiments publics étaient pris d’assaut et les soldats étaient tués – mais que ses préoccupations avaient été ignorées par ses supérieurs.

Une sous-officier experte dans un domaine spécifique avait tiré la sonnette d’alarme à propos de cet exercice inhabituel, qui simulait également l’abattage d’avions israéliens, mais selon un officier le scénario était « totalement irréel » et le groupe terroriste palestinien se « vantait ».

D’autres n’étaient pas d’accord, affirmant que l’option était plausible et devait être prise au sérieux, selon la chaîne publique israélienne Kan, mais l’information n’a pas été prise en compte.

Une autre sous-officier, moins expérimentée, avait également tenté d’attirer l’attention sur les exercices du Hamas, selon la Douzième chaîne. Elle avait examiné des plans pour franchir la barrière frontalière de Gaza en plusieurs points, et avait conclu que le Hamas préparait une invasion majeure, mais un commandant supérieur lui avait répondu « qu’elle fantasmait ».

Après que des éléments centraux des scénarios simulés sont devenus réalité le 7 octobre, la Douzième chaîne a cité un membre anonyme de l’unité de renseignement 8200 de l’armée qui dit que ses commandants « avaient été informés en temps réel, il y avait tellement de choses qui auraient dû alerter ».

La semaine dernière, un article a détaillé les accusations de sexisme portées par de jeunes soldates de surveillance de la frontière de Gaza dont les avertissements ont été ignorés par les commandants dans les semaines précédant le massacre du Hamas.

Gaza: un médecin affirme que 27 personnes ont été tuées dans une frappe israélienne sur une école de l’ONU

Un médecin de l’hôpital al-Awda de Jabaliya indique, sous couvert d’anonymat, qu’au moins 27 personnes ont été tuées et 93 autres blessées dans une frappe sur une école de l’ONU du nord de la ville de Gaza, attribuant la frappe à Israël.

L’AFP n’était pas en mesure de confirmer l’origine de la frappe et l’armée israélienne n’a pas réagi dans l’immédiat. Jabaliya est le plus grand camp de réfugiés de la bande de Gaza. L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) affirme abriter, dans 156 écoles et infrastructures, près d’un million de déplacés fuyant les bombardements israéliens incessants depuis l’attaque meurtrière du Hamas en Israël le 7 octobre.

L’armée israélienne n’a pas encore commenté sur ces allégations.

En réponse aux informations antérieurs sur les pertes civiles dans la bande de Gaza, l’unité du porte-parole de Tsahal a déclaré au Times of Israel que l’armée met en œuvre « de nombreuses mesures d’avertissement avant ses actions afin d’éviter de nuire aux personnes non impliquées, et elle effectue même de nombreuses procédures humanitaires pour aider les citoyens de la bande de Gaza. »

« Chaque frappe de l’armée israélienne est basée sur des indications du renseignement concernant des infrastructures terroristes ou la présence de terroristes dans la zone de l’attaque », a déclaré l’armée israélienne.

« L’organisation terroriste du Hamas utilise les citoyens de Gaza comme des boucliers humains pour ses besoins terroristes et agit en violation totale du droit international », a ajouté l’armée israélienne.

Tsahal a publié des preuves montrant que le Hamas utilise des hôpitaux, des écoles, des jardins d’enfants et d’autres sites civils à des fins terroristes.

Tsahal met en garde contre la « terreur psychologique » du Hamas et prévient d’éventuelles difficultés dans l’accord

Le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari, a prévenu qu’il pourrait y avoir des chamboulements dans le cadre de l’accord sur les otages avec le Hamas, et que le groupe terroriste pourrait tenter d’utiliser la « terreur psychologique » contre le public israélien.

Il a affirmé que la police avait contacté les familles des otages et leur avait fait savoir qui allait être libéré, « avec les réserves nécessaires ».

« Ce seront des jours complexes, rien n’est définitif jusqu’à ce que cela se produise réellement. Et même au cours du processus, des changements peuvent survenir à tout moment », a-t-il dit.

« Il est important de noter que le Hamas est un ennemi impitoyable. Des jours difficiles nous attendent, une joie mêlée de tristesse », a-t-il ajouté.

« Le Hamas tentera de profiter des jours de l’accord et de la pause dans les combats pour répandre la peur, la désinformation et la terreur psychologique », a prévenu Hagari.

Il a affirmé que l’accord ne constituait pas « la fin du processus, mais le début ».

En réponse à une question, Hagari a ajouté : « Nous avons des objectifs [globaux] à atteindre : démolir le Hamas ; ramener les otages chez eux ; organiser les frontières pour garantir leur sécurité et créer un effet de dissuasion dans la région. »

« À ce stade », de l’accord actuel avec le Hamas, a-t-il prévenu, « tant que cela n’a pas eu lieu, ce n’est pas fait. Si cela se produit effectivement [à partir de] demain matin, ce sera une période limitée pendant laquelle nous allons ramener chez nous les otages. Après cela, nous continuerons les combats. Le retour des otages se fait par étapes, tout comme la campagne militaire. »

Israël nomme un expert sur l’Iran comme nouvel ambassadeur en France

Joshua Zarka. (Crédit : Ministère des Affaires étrangères)

Joshua Zarka, directeur adjoint des affaires stratégiques du ministère des Affaires étrangères, a été nommé nouvel ambassadeur d’Israël en France.

Le poste est vacant depuis près d’un an après la démission de l’ancienne ambassadrice, l’ancienne ministre Yael German du parti Yesh Atid. Elle avait quitté son poste en raison de son opposition au nouveau gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahu.

Zarka, qui occupe une fonction professionnelle plutôt que politique, a déjà participé aux négociations entre les puissances occidentales et l’Iran et est un expert des affaires iraniennes.

La nomination doit encore être approuvée par le gouvernement.

Un Juif inculpé pour avoir frappé un Arabe au visage et proféré des insultes racistes

Un Juif israélien, Elazar Leibowitz, 19 ans, a été inculpé pour agression à motivation raciste après qu’il aurait frappé et insulté un Arabe.

Selon l’acte d’accusation déposé par la division de Haïfa du bureau du procureur général, la victime, âgée de 40 ans, attendait dans sa voiture dans un parking avant de commencer son travail le 23 octobre dans la ville de Hadera.

Leibowitz, lui aussi en voiture, s’est arrêté, est descendu, s’est approché de la voiture de la victime et aurait commencé à lui parler par la fenêtre pour vérifier qu’il était Arabe.

Leibowitz a ensuite ouvert la portière du conducteur, a frappé l’homme au visage, lui a dit « Pars, espèce d’Arabe », puis a donné des coups de pied dans la voiture alors que l’homme cherchait à partir, selon l’acte d’accusation.

La victime présente des contusions au visage et aux yeux.

Leibowitz a été inculpé de chef d’agression à caractère raciste ayant causé des lésions corporelles.

Gallant : après une « courte » trêve, les combats intenses reprendront pendant au moins 2 mois

Le ministre de la Défense Yoav Gallant s'adressanr aux troupes de l'unité commando Shayetet 13, le 23 novembre 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant s'adressanr aux troupes de l'unité commando Shayetet 13, le 23 novembre 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré qu’une fois la « courte » trêve temporaire avec le groupe terroriste du Hamas terminée, l’armée reprendrait les combats « avec intensité » pendant au moins deux mois supplémentaires.

« Ce que vous verrez dans les prochains jours, c’est d’abord la libération des otages. Ce répit sera de courte durée », a déclaré Gallant aux troupes de l’unité commando Shayetet 13 de la Marine.

« Ce qui vous est demandé dans ce répit, c’est de vous organiser, de vous préparer, d’enquêter, de vous réapprovisionner en armes et de vous préparer à poursuivre » les combats, a-t-il déclaré aux forces.

« Il y aura une suite, car nous devons achever la victoire et créer une impulsion pour une libération des prochains groupes d’otages, qui ne reviendront que sous la pression », a-t-il dit.

Même après la fin de la période de combats intenses, « il y aura de nombreuses opérations dans lesquelles Shayetet 13 sera engagé, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de menace militaire depuis la bande de Gaza, et nous aurons la liberté d’action pour faire ce que nous voulons à tout moment ».

Une réaction du porte-parole du gouvernement israélien devient virale

Un échange aujourd’hui entre une présentatrice de Sky News et un porte-parole du gouvernement israélien est devenu viral, la journaliste ayant été ridiculisée après avoir demandé si le fait qu’Israël avait accepté de libérer un nombre plus élevé de prisonniers terroristes palestiniens que le nombre d’otages libérés par les terroristes à Gaza signifiait que Jérusalem considérait la vie des Palestiniens comme inférieure.

« Je parlais à un négociateur pour les otages ce matin », dit l’animatrice Kay Burley. « Il a fait la comparaison entre les 50 otages que le Hamas a promis de libérer et les 150 prisonniers palestiniens libérés par Israël. Israël ne pense-t-il pas que la vie des Palestiniens n’a pas autant de valeur que la vie des Israéliens ? »

À la fin de la question, le porte-parole du gouvernement, Eylon Levy, lève les sourcils, choqué, et reste un instant silencieux.

« C’est une accusation incroyable. Si nous pouvions libérer un prisonnier pour chaque otage, nous le ferions évidemment », a-t-il répondu. « Nous opérons dans des circonstances horribles. Nous ne choisissons pas de libérer ces prisonniers qui ont du sang sur les mains. Nous parlons de personnes qui ont été reconnues coupables d’attaques à l’arme blanche et par armes. »

« Remarquez que la question de la proportionnalité n’intéresse pas le côté palestinien lorsqu’il parvient à faire sortir un plus grand nombre de ses prisonniers. Mais en réalité, il est scandaleux de suggérer que le fait que nous soyons prêts à libérer des prisonniers reconnus coupables de délits de terrorisme, en plus grand nombre que nous ne récupérons nos propres enfants innocents, que cela signifie que nous ne nous soucions pas de la vie des Palestiniens. Vraiment, c’est une accusation dégoûtante. »

Le haussement de sourcils de Levy est depuis devenu un mème en ligne.

Les écoles gérées par l’AP ont célébré les massacres du Hamas, selon IMPACT-se

Les atrocités commises par le Hamas contre des Israéliens le 7 octobre ont été célébrées dans au moins 11 écoles de Cisjordanie, dont huit gérées par l’Autorité palestinienne, selon un rapport d’un organisme de surveillance.

Les écoles « célèbrent ouvertement et publiquement les horreurs du massacre du 7 octobre », a rapporté l’Institut de surveillance de la paix et de la tolérance culturelle dans l’enseignement scolaire (IMPACT-se), ajoutant que « cela fait suite à des années d’enseignement de la haine dans les écoles de l’Autorité palestinienne ».

« La communauté internationale finance massivement les fonctionnaires du secteur éducatif de l’Autorité palestinienne chargés de l’élaboration des programmes et du fonctionnement des écoles », a indiqué l’organisation.

Par exemple, l’école secondaire Ya’bad pour garçons a déclaré aux parents qu’elle serait fermée le 18 octobre « par respect pour le sang pur de nos martyrs et pour dénoncer les massacres perpétrés par la lâche occupation nazie ». La lettre disait également : « Que Dieu punisse les Juifs et ceux qui les soutiennent. »

Le rapport complet peut être consulté ici.

Tsahal dévoile un tunnel dans une mosquée de Gaza et des sites de tirs près de maisons

L'entrée d'un tunnel du Hamas à l'intérieur d'une mosquée à Jabaliya, dans le nord de Gaza, sur une photo publiée le 23 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
L'entrée d'un tunnel du Hamas à l'intérieur d'une mosquée à Jabaliya, dans le nord de Gaza, sur une photo publiée le 23 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Les troupes de la Brigade Nahal de l’armée israélienne ont découvert un tunnel du Hamas à l’intérieur d’une mosquée et des sites de tirs de roquettes adjacents à des maisons lors de leurs opérations à Jabaliya, dans le nord de Gaza, a indiqué l’armée.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé que les troupes de Nahal avaient combattu des membres du Hamas à la périphérie de Jabaliya.

Les troupes ont découvert dans la zone six ouvertures de tunnel, dont une dans une mosquée. Un certain nombre de dispositifs de tirs de roquettes et d’armes ont été découverts dans un verger à côté de la mosquée et de sites civils, notamment des maisons, selon l’armée israélienne.

Un responsable du football anglais démissionne après avoir déclaré que « Hitler serait fier de Netanyahu »

Wasim Haq, membre du conseil de la Fédération anglaise de football, a démissionné de son poste après avoir publié un message inapproprié au sujet de la guerre à Gaza sur X. Il avait été suspendu plus tôt ce mois-ci pour son commentaire : « Adolf Hitler serait fier de Benjamin Netanyahu. » Le message avait ensuite été supprimé et Haq s’est excusé.

Il avait rejoint le conseil de la Fédération en 2019, en tant que représentant de la communauté noire, asiatique et des ethnies minoritaires. Il a été démis d’un poste similaire au sein du conseil de la Lawn Tennis Association la semaine dernière.

Porte-parole de Tsahal : Plus de 20 roquettes du Hezbollah sont tombées au Liban

Le porte-parole de Tsahal en arabe, Avichay Adraee, a commenté le barrage majeur de près de 50 roquettes du Hezbollah tirées vers le nord d’Israël plus tôt dans la journée. Il a affirmé que, selon les systèmes opérationnels de l’armée, plus de 20 de ces projectiles étaient rapidement retombés dans le sud du Liban.

« L’attaque a causé des dégâts économiques dans les villages de Rmeish, Ain Ebel et Yaroun », a indiqué Adraee dans un communiqué.

Le ministre de la Communication propose des sanctions contre Haaretz pour « fausse propagande »

Le ministre des Communications Shlomo Karhi dans le bureau du Premier ministre, le 10 septembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Le ministre des Communications Shlomo Karhi dans le bureau du Premier ministre, le 10 septembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le ministre des Communications, Shlomo Karhi, a proposé une résolution gouvernementale visant à mettre un terme à toute publicité officielle, abonnement ou autre lien commercial avec le quotidien Haaretz, en raison de ce qu’il a décrit comme une « propagande défaitiste et fausse » venant de la publication de gauche contre l’État d’Israël en temps de guerre.

Dans une lettre adressée au secrétaire du Cabinet Yossi Fuchs, Karhi a dénoncé Haaretz pour ses positions éditoriales sur la guerre et a proposé que l’État ne conclue aucun nouvel accord commercial avec le journal, qu’il mette fin à toute publicité, même si elle a été payée, et qu’il bloque tout paiement.

« Depuis le début de la guerre, mon bureau a reçu de nombreuses plaintes selon lesquelles le journal Haaretz aurait adopté une ligne néfaste qui sape les objectifs de la guerre et affaiblit l’effort militaire et la résilience sociétale », a écrit Karhi.

Il a affirmé que certains articles de Haaretz pourraient même avoir « franchi le seuil criminel » et se dit convaincu que cela sera « examiné par les autorités compétentes ».

Karhi a été le fer de lance de l’adoption de réglementations gouvernementales d’urgence autorisant son ministère à suspendre les chaines d’informations étrangères jugées préjudiciables à la sécurité nationale et incitant à la violence, bien qu’il ait été rapporté que son projet initial de réglementation incluait également les médias nationaux.

En conséquence, le ministère des Communications a fermé la chaîne d’information libanaise al Mayadeen associée au Hezbollah, mais n’a pas encore fermé la chaîne qatarie Al Jazeera, la cible initiale des réglementations de Karhi, afin de ne pas contrarier le gouvernement qatari dans son activité de médiateur dans les négociations sur les otages avec le Hamas.

L’ancien espion Pollard : Israël aurait dû emprisonner certaines familles d’otages « pour les faire taire »

L’ancien espion israélien Jonathan Pollard a déclaré qu’Israël aurait dû faire taire les proches des otages détenus par le Hamas à Gaza, et même emprisonner certains d’entre eux, afin d’éviter toute la pression publique afin de parvenir à un accord avec le groupe terroriste.

La Quatorzième chaîne a diffusé un extrait de ces remarques, affirmant qu’elles avaient été faites lors d’un appel cette semaine avec le rabbin David Bar-Hayim de l’Institut Shilo.

« Lorsque nous avons déclaré la guerre, la première chose que le gouvernement aurait dû faire était de déclarer l’état d’urgence nationale et de dire à toutes les familles d’otages : ‘Taisez-vous, ou nous nous en chargerons. N’interférerez pas dans la gestion de cette guerre. Vous ne serez pas utilisé par la communauté internationale ou par les gauchistes d’ici, qui ont géré l’accord Shalit, comme une arme contre nous », a-t-il dit.

Il faisait référence à un accord de 2011, contesté à l’époque et depuis par de nombreux militants et responsables de droite, dans lequel Israël a libéré plus de 1 000 prisonniers terroristes palestiniens en échange d’un seul soldat de Tsahal kidnappé.

« Et si cela signifie emprisonner, faire taire certains proches des otages, qu’il en soit ainsi. Nous sommes en état de guerre », a ajouté Pollard, qui a passé des décennies dans une prison américaine pour espionnage avant d’être libéré par l’ancien président américain Donald Trump et autorisé à s’installer en Israël.

Pollard a fustigé le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour avoir approuvé un nouvel accord sur les otages cette semaine, affirmant qu’il ne votera pas non plus pour le parti d’extrême droite HaTzionut HaDatit, qui a voté pour l’accord.

« J’étais fermement opposé à la publication de toutes ces affiches, des otages, avec toutes ces photos de ces pauvres gens kidnappés », a ajouté Pollard. « Pourquoi ? Parce que chacun d’eux était une flèche empoisonnée contre notre capacité à mener une guerre totale contre nos ennemis. »

Il a plaidé pour qu’Israël poursuive la guerre sans aucun accord tel que celui passé, même au prix de la mort de nombreux otages israéliens.

Les familles des otages savent qui devraient être libérés demain, un changement de stratégie

Le bureau du Premier ministre a publié une déclaration au nom du responsable gouvernemental pour les otages et les personnes disparues, Gal Hirsch, affirmant que les autorités avaient informé toutes les familles dont les proches devraient être libérés de captivité à Gaza demain.

Les autorités ont également informé toutes les autres familles que leurs proches ne figuraient pas sur la liste qu’Israël avait reçue.

Le Cabinet du Premier ministre a exhorté le public à s’abstenir de « diffuser des rumeurs et des informations non officielles » et a demandé aux médias de ne pas publier la liste des noms jusqu’à ce que les otages soient de retour en Israël.

Israël semble ainsi avoir modifié sa stratégie initiale, exposée hier lors d’un briefing aux journalistes par un haut responsable diplomatique, par laquelle Israël aurait évité d’avertir les familles avant le début de la libération des otages.

La décision précédente avait été faite en raison de la crainte que la liste de noms du Hamas soit inexacte ou que le groupe terroriste ne provoque un retournement de situation, et afin de ne pas susciter de faux espoirs.

Les hauts responsables israéliens ont cependant visiblement changé d’avis, et l’information a été transmise, avec de nombreuses réserves, aux proches des otages.

Le bureau de Netanyahu confirme avoir reçu la liste des otages qui devraient être libérés demain

Le bureau du Premier ministre annonce qu’Israël a reçu la liste initiale des otages qui seront libérés de Gaza. Après l’annonce du Qatar sur la mise en œuvre de l’accord sur les otages demain, le bureau du Premier ministre confirme qu’Israël a reçu une liste « initiale » des noms des personnes enlevées qui devraient être libérées.

« Les autorités compétentes vérifient les détails de la liste et sont actuellement en contact avec toutes les familles », indique le communiqué.

Le Hamas confirme que 50 otages seront libérés, contre trois Palestiniens condamnés chacun

Le Hamas confirme que la trêve entrera en vigueur demain matin et durera 4 jours.

« En quatre jours, 50 otages seront libérés », déclare la branche militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine-Din al-Qassam, confirmant également les informations en provenance d’Israël selon lesquelles trois condamnés palestiniens pour des actes de terrorisme seront libérés en échange de chaque otage israélien.

Tsahal trouve des armes sous les lits des enfants d’un chef du Hamas et 4 tunnels

Tsahal a annoncé que des combattants de la brigade 401 opérant à la périphérie de Jabaliya, à Gaza, ont localisé quatre tunnels « importants » creusés profondément sous terre, ainsi qu’une cache d’armes sous les lits des enfants d’un membre important du Hamas et dans des armoires.

L’armée affirme que les tunnels sont reliés à un réseau électrique et qu’ils étaient utilisés par le Hamas. L’un d’entre eux a été découvert lors d’une perquisition au domicile d’un autre membre important du groupe terroriste.

Outre les armes, les troupes ont également trouvé de nombreux documents et plans de bataille au domicile du membre dirigeant, qui ont été remis aux services de renseignement pour examen.

Les troupes ont en outre trouvé des puits utilisés pour lancer des roquettes, ainsi que des roquettes à longue portée du type de celles qui sont utilisées pour viser le centre d’Israël.

« Nous avons atteint le cœur du déploiement du Hamas », déclare le commandant de la brigade, le colonel Benny Aharon.

Tsahal frappe des lance-roquettes et une cellule terroriste du Hezbollah

Tsahal affirme avoir frappé des sites du Hezbollah dans le sud du Liban, y compris des lance-roquettes et d’autres infrastructures, en réponse à des attaques répétées contre le nord d’Israël.

Séparément, un drone, un hélicoptère et des chars ont frappé une cellule du Hezbollah qui a tiré un missile antichar sur la base de Biranit, ajoute Tsahal.

Tsahal confirme l’arrestation du directeur de Shifa interrogé sur la présence du Hamas

Les soldats de l'armée à l'hôpital Al-Shifa de Gaza City, dans la bande de Gaza, une photo distribuée le 15 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
Les soldats de l'armée à l'hôpital Al-Shifa de Gaza City, dans la bande de Gaza, une photo distribuée le 15 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Une déclaration conjointe de Tsahal et du Shin Bet confirme l’arrestation du directeur de l’hôpital Shifa de la ville de Gaza.

Le communiqué indique que le directeur, Mohammad Abu Salmiya, est interrogé après la découverte de « nombreuses preuves » attestant que l’hôpital a été utilisé comme centre de commandement pour le Hamas sous sa direction.

La semaine dernière, Tsahal a publié des images de l’intérieur de l’hôpital montrant des agents du Hamas faisant entrer deux otages dans le bâtiment le 7 octobre sous le regard du personnel de l’hôpital.

L’armée a également publié des images et des séquences provenant de plusieurs tunnels du Hamas situés sous l’hôpital. Elle indique également qu’un rapport pathologique a confirmé que la captive Noa Marciano a été assassinée à l’intérieur du complexe.

Le communiqué précise que la détention d’Abu Salmiya dépendra des résultats de l’enquête sur son implication dans les activités du Hamas et sa connaissance de ces activités.

Qatar : le cessez-le-feu commence demain à 7 heures, 13 otages seront libérés à 16h

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, fournissant des détails sur un projet de libération d'otages, lors d'une conférence de presse, à Doha, le 23 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran CNN ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, fournissant des détails sur un projet de libération d'otages, lors d'une conférence de presse, à Doha, le 23 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran CNN ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Un porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères annonce que le cessez-le-feu entrera en vigueur demain à 7 heures/

Il ajoute que le premier groupe de 13 otages sera libéré demain à 16 heures.

Il indique que Doha a reçu la liste des noms des civils que le groupe terroriste du Hamas libérera au premier jour de l’accord, sur au moins quatre groupes d’otages.

Interrogé sur les otages d’autres pays, il mentionne que l’accent initial « était mis sur le fait de mettre les femmes et les enfants à l’abri » en priorité, et parle d' »élargir la pause en obtenant la libération de plus d’otages. »

Il affirme que l’objectif est que la pause dans les combats se termine « par un cessez-le-feu durable. »

Paris appelle à la mise en œuvre de l’accord Israël/Hamas « sans délai supplémentaire »

La France a appelé jeudi « à la pleine mise en œuvre » de l’accord entre Israël et le Hamas sur la libération de 50 otages en échange d’une trêve humanitaire et d’échange de prisonniers palestiniens, et ce « sans délai supplémentaire ».

Paris exhorte une nouvelle fois à « la libération immédiate de tous les otages », a déclaré Anne-Claire Legendre, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

« Nous appelons à ce que les termes de cet accord soient intégralement respectés », a-t-elle également dit, soulignant combien l’attente pour les familles des otages était « cruelle et insoutenable ».

Huit Français sont portés disparus dont « une partie d’entre eux » est retenue en otage, a-t-elle rappelé. Elle s’est toutefois refusée à dire si des Français figuraient sur la liste des otages qui seront libérés « par respect pour les familles ».

« Nous travaillons avec la plus grande énergie à leur libération et nous espérons qu’ils soient compris dans l’accord signé hier », a également déclaré la porte-parole.

La porte-parole a enfin rappelé que la France souhaitait une trêve « durable » qui mènerait à un cessez-le-feu à Gaza.

Netanyahu : « Nous espérons ramener les otages, mais les obstacles sont nombreux »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) rencontre le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron à Tel Aviv le 23 novembre 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) rencontre le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron à Tel Aviv le 23 novembre 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Lors d’une réunion avec le ministre britannique des Affaires étrangères en visite en Israël, David Cameron, le Premier ministre Benjamin Netanyahu déclare qu’Israël espère « obtenir la libération de nos otages. »

Alors que la trêve et l’accord sur les otages sont reportés, Netanyahu a déclaré :  » Nous espérons ramener les otages ; les obstacles sont nombreux, mais nous devons le faire, nous espérons parvenir à sortir ce premier groupe d’otages et nous nous engageons à libérer tous les autres otages ensuite. »

Netanyahu a déclaré qu’Israël poursuivrait ensuite « nos objectifs de guerre, à savoir l’éradication du Hamas, car le Hamas a déjà promis qu’il continuerait inlassablement ses attaques. Il s’agit d’une secte terroriste génocidaire ».

La BBC cite une source israélienne affirmant que le Hamas a formulé d’autres « demandes »

La chaîne d’information BBC rapporte que le groupe terroriste palestinien du Hamas a formulé de nouvelles exigences à l’égard de l’accord déjà retardé sur la prise d’otages.

Citant une « source gouvernementale israélienne », la BBC indique que le Hamas a formulé « des demandes supplémentaires (…) sans que l’on sache exactement quelles sont ces demandes ».

Le Hamas avait initialement déclaré que l’accord devait entrer en vigueur ce matin à 10h, mais hier soir, Israël a indiqué qu’il n’entrerait pas en vigueur avant demain au minima.

Le Qatar a promis de faire le point sur la situation dans les plus brefs délais.

Le Hamas revendique un tir de roquette depuis Jénine

Le groupe terroriste du Hamas revendique un tir roquette depuis la ville de Jénine en Cisjordanie vers une implantation dans le nord de la Cisjordanie.

Le Hamas diffuse une vidéo sur les réseaux sociaux montrant ce qui semble être un lancement de roquette échoué.

Aucune alerte n’a été déclenchée en Cisjordanie et aucun blessé ni dégât n’a été signalé.

Le corps d’un terroriste retrouvé dans les décombres du commissariat de Sderot

Des fonctionnaires sur le site du poste de police où le corps d'un terroriste du Hamas a été retrouvé, à Sderot, le 23 novembre 2023. (Crédit : Municipalité de Sderot)
Des fonctionnaires sur le site du poste de police où le corps d'un terroriste du Hamas a été retrouvé, à Sderot, le 23 novembre 2023. (Crédit : Municipalité de Sderot)

Le corps d’un terroriste du Hamas a été retrouvé dans les décombres du poste de police de Sderot, près de sept semaines après l’attaque du groupe terroriste palestinien contre le sud d’Israël.

Le commissariat de la ville méridionale a été le théâtre de violents combats pendant et après l’invasion du 7 octobre, les terroristes s’étant retranchés à l’intérieur du bâtiment et Israël l’ayant détruit au bulldozer lors de la bataille qui a suivi.

Selon la municipalité de Sderot, la dépouille a été trouvée lors de travaux de construction visant à restaurer le système d’évacuation des eaux usées endommagé pendant les combats. La police et des experts en explosifs ont été appelés sur les lieux et ont neutralisé les armes trouvées sur le corps avant qu’il ne soit retiré des lieux.

Herzog aux Premiers ministres d’Espagne et de Belgique : Israël vit des « heures critiques » avant l’accord sur les otages

Le président Isaac Herzog, au centre, rencontrant le Premier ministre de l'Espagne, à gauche, et de la Belgique, à droite, à Jérusalem, le 23 novembre 2023. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le président Isaac Herzog, au centre, rencontrant le Premier ministre de l'Espagne, à gauche, et de la Belgique, à droite, à Jérusalem, le 23 novembre 2023. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Lors d’une réunion avec les Premiers ministres belge et espagnol, le président Isaac Herzog a déclaré qu’Israël était confronté à des « heures critiques » avant la libération prévue des otages.

Aux côtés du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et du Premier ministre belge Alexander De Croo, Herzog a déclaré que « nous vivons des heures critiques ».

« Nous attendons et prions pour le retour du premier groupe d’otages et l’entrée en vigueur du cessez-le-feu convenu entre Israël et le Qatar, et entre le Qatar et le groupe terroriste palestinien du Hamas, sous les auspices des États-Unis d’Amérique. »

Herzog a expliqué aux dirigeants européens que « nous voulons donner de l’espoir aux familles qui vivent l’enfer, pour qu’elles voient les jeunes bébés, les enfants et les adultes, les femmes, rentrer chez eux, avec l’objectif de les voir tous rentrer chez eux. Mais pour cela, nous devons nous assurer que le Hamas adhère aux règles strictes de l’accord, et ce sont les détails exacts qui sont discutés en ce moment. »

Le président a également déclaré qu’Israël « prend des mesures importantes pour améliorer la situation humanitaire à Gaza, en collaboration avec les Nations Unies et les pays arabes ». Il espère voir « la mise en place d’hôpitaux de campagne, la poursuite de l’approvisionnement en nourriture et en médicaments, et bien sûr s’assurer que le corridor humanitaire du nord au sud répondra aux besoins des personnes qui se déplacent, les civils non impliqués, qui se déplacent du nord au sud ».

Selon le bureau du président, Sanchez a déclaré que l’Espagne « partage la douleur et le chagrin d’Israël » et se félicite de « l’accord qui permettra la libération de certains otages et l’établissement de la pause humanitaire ». De Croo a déclaré que la Belgique « se tient à vos côtés » et dit espérer que l’accord naissant « conduira à la libération des otages ».

Avant la libération prévue de prisonniers palestiniens, Ben Gvir demande à la police d’interrompre les célébrations

Le chef de la police israélienne, Kobi Shabtaï, à gauche, rencontrant le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à droite, le 23 novembre 2023. (Autorisation)
Le chef de la police israélienne, Kobi Shabtaï, à gauche, rencontrant le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à droite, le 23 novembre 2023. (Autorisation)

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, procède à une évaluation avec les hauts responsables de la police et des services pénitentiaires, avant la libération attendue de quelque 150 prisonniers palestiniens dans le cadre d’un accord avec le Hamas visant à échanger 50 otages israéliens contre une pause de quatre jours dans les combats.

Ben Gvir demande à la directrice de l’administration pénitentiaire israélienne, Katy Perry, de mettre un terme aux tentatives de célébration des libérations de prisonniers dans les établissements pénitentiaires, selon un communiqué du bureau de Ben Gvir.

De même, le ministre de la Sécurité nationale demande au chef de la police Kobi Shabtaï d’utiliser « une main de fer » contre les tentatives de célébration des libérations de prisonniers ou de soutien au terrorisme. Ben Gvir demande également à Shabtaï de renforcer la présence policière dans les lieux de retour prévus des prisonniers libérés, pour ceux qui sont libérés à l’intérieur de la ligne verte d’Israël.

En particulier, Ben Gvir dit que la police peut faire cesser les célébrations à Jérusalem-Est, où la police est très présente.

« Mes instructions sont claires : il ne doit pas y avoir d’expression de joie », déclare Ben Gvir. « Les manifestations de joie équivalent à un soutien au terrorisme, les célébrations de la victoire soutiennent ces ordures humaines, ces nazis. »

Jusqu’à 300 prisonniers palestiniens, tous des femmes et des mineurs qui n’ont pas été condamnés pour meurtre, peuvent être libérés si le Hamas accepte de libérer davantage d’otages israéliens, également tous des femmes et des enfants, dans le cadre de l’accord.

Environ 35 roquettes tirées depuis le Liban pénètrent en Israël ; aucun blessé

Un obus de l'artillerie israélienne explosans au-dessus de Kfar Kila, un village libanais frontalier avec Israël, vu depuis la ville de Marjayoun dans le sud du Liban, le 22 novembre 2023. (Crédit : Hussein Malla/AP Photo)
Un obus de l'artillerie israélienne explosans au-dessus de Kfar Kila, un village libanais frontalier avec Israël, vu depuis la ville de Marjayoun dans le sud du Liban, le 22 novembre 2023. (Crédit : Hussein Malla/AP Photo)

L’armée israélienne  affirme que quelque 35 roquettes tirées depuis le Liban ont franchi la frontière lors de la précédente salve de roquettes tirée sur le nord d’Israël. Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a affirmé avoir tiré 48 roquettes.

Les défenses aériennes ont intercepté plusieurs de ces roquettes. Aucun blessé n’a été signalé suite à ces attaques.

Tsahal affirme avoir riposté en frappant les lanceurs de roquettes.

En outre, plusieurs missiles antichars et mortiers ont été tirés depuis le Liban sur des zones situées le long de la frontière.

Le Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques le long de la frontière aujourd’hui.

Tsahal diffuse des images de l’unité Egoz opérant dans le camp de Shati à Gaza City

Des troupes de l'unité Egoz opérant dans le camp de Shati de la ville de Gaza, sur une photo publiée le 23 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
Des troupes de l'unité Egoz opérant dans le camp de Shati de la ville de Gaza, sur une photo publiée le 23 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne diffuse de nouvelles images de l’unité d’élite Egoz opérant dans le camp de Shati, à Gaza, dans le cadre de l’incursion terrestre de Tsahal.

Les forces ont capturé des sites du Hamas, combattu des terroristes, dirigé des frappes aériennes et saisi des armes et du matériel militaire au cours des raids.

Hossein Amir-Abdollahian se rend au Liban et rencontre Hassan Nasrallah

Le secrétaire général du groupe terroriste chiite libanais, Hassan Nasrallah, 2e à droite, rencontrant le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian, 2e à gauche, dans un lieu non divulgué au Liban, sur une photo fournie le 23 novembre 2023. (Crédit : Bureau des médias du Hezbollah/AFP)
Le secrétaire général du groupe terroriste chiite libanais, Hassan Nasrallah, 2e à droite, rencontrant le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian, 2e à gauche, dans un lieu non divulgué au Liban, sur une photo fournie le 23 novembre 2023. (Crédit : Bureau des médias du Hezbollah/AFP)

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Hossein Amir-Abdollahian, rencontre le chef du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans un lieu tenu secret au Liban.

Amir-Abdollahian est arrivé hier à Beyrouth pour sa deuxième visite au Liban depuis le 7 octobre, selon le site d’information libanais Naharnet.

Après son arrivée, il a déclaré à la chaîne d’information Al-Mayadeen, basée à Beyrouth, que la guerre de Gaza risquait de s’étendre si la trêve entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas, qui est censée entrer en vigueur demain, n’était pas maintenue.

« Si ce cessez-le-feu entre en vigueur demain, s’il n’est pas maintenu, les conditions dans la région ne resteront pas les mêmes qu’avant le cessez-le-feu et l’ampleur de la guerre s’étendra », a-t-il déclaré.

Le ministre des Affaires étrangères iranien s’est entretenu hier à Beyrouth avec Ziad al-Nakhaleh, secrétaire général du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, Khalil al-Hayya, membre du bureau politique du Hamas, et d’autres responsables des deux groupes terroristes, selon l’agence de presse officielle iranienne Fars.

À Beeri, David Cameron voulait se rendre compte par lui-même de « l’horrible » agression

Le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen, à gauche, escortant son homologue britannique, David Cameron, à droite, à travers le kibboutz Beeri, le 23 novembre 2023. (Crédit : Miri Shimonovich/Ministère des Affaires étrangères)
Le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen, à gauche, escortant son homologue britannique, David Cameron, à droite, à travers le kibboutz Beeri, le 23 novembre 2023. (Crédit : Miri Shimonovich/Ministère des Affaires étrangères)

En visite au kibboutz Beeri, près de la frontière de Gaza, le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron déclare qu’il voulait voir de ses propres yeux les destructions causées par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« Je voulais venir ici moi-même pour voir la nature horrible des attaques que vous avez subies le 7 octobre – et elles sont absolument horribles », déclare-t-il aux côtés du ministre des Affaires étrangères Eli Cohen.

« Je parle de terrorisme, des parents abattus devant leurs enfants, des enfants abattus devant leurs parents », ajoute-t-il. « J’ai entendu et vu des choses que je n’oublierai jamais, et il est important que nous le comprenions. »

Cameron répète ses propos selon lesquels la « pause humanitaire » prévue est « importante parce qu’elle permet de libérer les otages et d’acheminer l’aide ». Il indique qu’il prévoyait de rencontrer des responsables ainsi que des membres des familles des otages au cours de son voyage.

Cohen remercie Cameron de sa visite et affirme que « nous devons nous battre ensemble. Il ne s’agit pas seulement d’une bataille locale, mais d’une guerre mondiale que nous devons tous mener contre le terrorisme », soulignant également la nécessité de discuter de l’escalade le long de la frontière avec le Liban.

David Cameron visite le kibboutz Beeri

L’ex Premier ministre britannique David Cameron quitte Downing Street, à Londres, le 13 nov. 2023, après avoir été nommé ministre des Affaires étrangères. (Crédit : James Manning/PA via AP)
L’ex Premier ministre britannique David Cameron quitte Downing Street, à Londres, le 13 nov. 2023, après avoir été nommé ministre des Affaires étrangères. (Crédit : James Manning/PA via AP)

Le nouveau Secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni est arrivé en Israël, selon les médias.

Les photos publiées sur les réseaux sociaux indiquent qu’il s’est rendu au kibboutz Beeri, à la frontière avec Gaza. Le kibboutz a été dévasté par les terroristes du Hamas lors de l’attaque du 7 octobre.

Cameron devrait également rencontrer des responsables israéliens et palestiniens durant ce voyage.

He is also expected to meet with Israeli and Palestinian officials during his trip.

Hier soir, Cameron a présidé une réunion de dirigeants arabes et islamiques à Londres et qualifié l’accord sur une trêve temporaire de « grande opportunité pour libérer les otages et acheminer davantage d’aide à Gaza afin d’aider le peuple palestinien ».

La plus importante salve de roquettes tirées sur Israël depuis le Liban depuis le début de la guerre

Des roquettes tirées par des terroristes dans le sud du Liban interceptées au-dessus d'une position près de la frontière, à proximité du kibboutz Dan, dans le nord d'Israël, le 7 novembre 2023. (Crédit : Jalaa MAREY / AFP)
Des roquettes tirées par des terroristes dans le sud du Liban interceptées au-dessus d'une position près de la frontière, à proximité du kibboutz Dan, dans le nord d'Israël, le 7 novembre 2023. (Crédit : Jalaa MAREY / AFP)

Entre 30 et 50 roquettes auraient été tirées sur Israël depuis le Liban dans la plus importante salve depuis le début de la guerre, selon des estimations initiales rapportées par les médias israéliens. Les roquettes visaient la Haute-Galilée.

Des images montrent qu’un certain nombre de roquettes ont été interceptées dans la région.

Aucun blessés ni dégât n’a été signalé suite à cette attaque.

 

Les sirènes d’alerte retentissent à nouveau en Haute Galilée

Des sirènes de roquettes retentissent dans plusieurs communautés de Haute-Galilée, près de la frontière libanaise.

Les alertes sont déclenchées à Yiron, Dovev, Baram, Kerem Ben Zimra, Dalton, Sassa, Zivon, Jish, Safsufa, Or HaGanuz, Biriyeh, Kadita, Bar Yochai, Rehaniya, le Centre régional de Marom HaGalil et la zone industrielle de Ramat Dalton.

Aucun blessé ni dégât n’a été signalé.

Ces sirènes surviennent dans un contexte d’attaques répétées depuis le Liban par le groupe terroriste du Hezbollah et des factions palestiniennes alliées contre le nord d’Israël.

Halevi : l’armée « ne met pas fin à la guerre » avec la trève

Le chef d'état major Herzi Halevi (au centre) rencontre des officiers à Gaza, le 23 novembre 2023. (Crédit : armée israélienne)
Le chef d'état major Herzi Halevi (au centre) rencontre des officiers à Gaza, le 23 novembre 2023. (Crédit : armée israélienne)

À la veille d’une trêve de quatre jours prévue, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, déclare que l’armée « ne met pas fin à la guerre ».

« Nous essayons de lier les objectifs de la guerre, de sorte que la pression de l’opération terrestre permette également d’atteindre l’objectif de cette guerre, de créer les conditions pour la libération des otages enlevés », déclare Halevi aux commandants lors d’une visite dans la bande de Gaza.

« Nous ne mettons pas fin à la guerre. Nous continuerons jusqu’à la victoire, en progressant et en continuant dans d’autres zones contrôlées par le Hamas », ajoute-t-il.

Halevi a rencontré les commandants de brigade de la 36e division et a tenu une évaluation avec des officiers supérieurs, selon un communiqué de l’armée israélienne.

La Haute Cour de Justice rejette deux pétitions contre l’accord sur les otages

La Cour suprême, à Jérusalem, le 17 octobre 2021. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
La Cour suprême, à Jérusalem, le 17 octobre 2021. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

La Haute Cour de Justice rejette deux nouvelles pétitions contre l’accord avec le Hamas visant à échanger environ 50 otages israéliens contre environ 150 Palestiniens emprisonnés en Israël pour atteinte à la sécurité, en insistant sur l’absence de raison substantielle pour intervenir.

La décision unanime du panel composé de trois membres, rédigée par le juge Alex Stein, déclare que le gouvernement a une large marge de manœuvre sur les questions de sécurité et de diplomatie qui échappent à la compétence du tribunal.

Le tribunal rejette également les affirmations des pétitionnaires selon lesquelles le gouvernement discrimine certains captifs en libérant d’autres, affirmant que les déclarations du gouvernement indiquent qu’il tente de libérer tous les otages et que c’est le Hamas qui est responsable de la séparation des otages en différentes catégories.

Marine Le Pen juge le « prix lourd à payer » pour la libération des otages

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à l'élection présidentielle française de 2022, lors d'une conférence de presse sur la présidence française de l'Union européenne, à Paris, le 18 janvier 2022. (Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à l'élection présidentielle française de 2022, lors d'une conférence de presse sur la présidence française de l'Union européenne, à Paris, le 18 janvier 2022. (Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Marine Le Pen a jugé jeudi que la libération des otages se faisait à un « prix lourd » pour Israël, du point de vue « militaire », et a regretté que la trêve humanitaire négociée en échange avec le groupe terroriste islamiste du Hamas permette à se dernier de « se réorganiser ».

« La libération des otages est évidemment un souhait de chacun. Mais le prix qui doit être payé pour la libération de ces otages est un prix qui est lourd », a déclaré la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale au micro de France inter, à propos de l’accord négocié sous l’égide du Qatar entre Israël et le groupe terroriste islamiste qui prévoit notamment une trêve de quatre jours.

« Derrière cet aspect humanitaire qui est toujours mis en avant, il y a un aspect militaire », a analysé Mme Le Pen, pour qui « c’est aussi quatre jours pour le Hamas pour pouvoir se réorganiser et pour pouvoir potentiellement demain commettre à nouveau des exactions ».

Interrogée sur la position d’Emmanuel Macron qui a interpellé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur les trop nombreuses pertes civiles palestiniennes à Gaza et en Cisjordanie, Marine Le Pen a critiqué « cette leçon de morale en même temps facile et un peu déplacée ».

« Le Hamas se sert de la population civile comme boucliers humains », a-t-elle argumenté. « Ils mettent leurs QG dans des hôpitaux, dans des écoles, précisément pour que les attaques qui sont faites contre eux fassent des pertes civiles », a-t-elle ajouté.

La responsable d’extrême-droite s’est également « étonnée » de l’absence d’hommage national « depuis 45 jours » pour les Français morts le 7 octobre dans les massacres du Hamas. Le président Macron a assuré le 13 novembre qu’un tel hommage serait rendu dès que « leur nombre et leur identité seront établis avec certitude ».

Responsable palestinien à l’AFP : le retard est dû à des détails « de dernière minute » concernant les otages

A picture taken on November 21, 2023 at the new building of the National Library of Israel in Jerusalem, shows an installation consisting of chairs with books and portraits of Israeli hostages taken by Palestinian Hamas militants during the October 7 attack. (Photo by Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
A picture taken on November 21, 2023 at the new building of the National Library of Israel in Jerusalem, shows an installation consisting of chairs with books and portraits of Israeli hostages taken by Palestinian Hamas militants during the October 7 attack. (Photo by Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)

Un responsable palestinien a indiqué jeudi à l’AFP que la trêve dans la bande de Gaza avait été repoussée en raison de discussions « de dernière minute » sur les « noms des otages israéliens et les modalités de leur remise » à une tierce partie.

« Le Qatar, en coordination avec les Egyptiens et les Américains, devrait annoncer dans les heures qui viennent aujourd’hui » l’heure du début de la trêve, a-t-il précisé.

Israël a exigé la libération de tous les enfants détenus à Gaza ainsi que de leurs mères, bien que le Hamas ait indiqué qu’il ne connaît pas nécessairement l’emplacement de tous, certains étant détenus par d’autres groupes terroristes dans la bande de Gaza.

Le directeur de l’hôpital Shifa arrêté par l’armée israélienne

Les urgences de l'hôpital al-Shifa, à Gaza City, le 10 novembre 2023. (Crédit : Khader al-Zanoun/AFP)
Les urgences de l'hôpital al-Shifa, à Gaza City, le 10 novembre 2023. (Crédit : Khader al-Zanoun/AFP)

Khaled Abou Samra, chef de service à l’hôpital al-Chifa de la ville de Gaza, a annoncé tôt jeudi l’arrestation du directeur de l’établissement par l’armée israélienne.

« Le docteur Mohammed Abou Salmiya a été arrêté avec plusieurs autres cadres soignants », a indiqué le docteur Abou Samra. Le docteur Abou Salmiya avait raconté à l’AFP avoir reçu un « ordre » d’évacuation le 18 novembre après avoir dit en avoir refusé un précédent, alors que l’armée israélienne assurait avoir évacué des centaines de patients et de déplacés d’al-Chifa à la « requête » du même médecin.

Un reportage de la chaîne public Kan indique qu’Abu Salmiya est interrogé par le Shin Bet et les renseignements de l’armée israélienne, et la radio de l’armée rapporte qu’il a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à évacuer vers le sud de la bande de Gaza.

L’armée israélienne déclare qu’elle examine ces informations.

Avigaïl Idan, « ne sait pas qu’elle est orpheline », dit son grand-père

Avigaïl Idan, à gauche, ici avec son père Roee et son frère Michael, a été capturée par des terroristes du Hamas au kibboutz Kfar Azza le 7 octobre 2023. (Autorisation)
Avigaïl Idan, à gauche, ici avec son père Roee et son frère Michael, a été capturée par des terroristes du Hamas au kibboutz Kfar Azza le 7 octobre 2023. (Autorisation)

Carmel Idan, le grand-père d’Avigaïl Idan, une fillette de 3 ans retenue en otage à Gaza après que ses parents ont été assassinés par le Hamas, dit qu’il s’inquiète du traumatisme que sa petite-fille pourrait vivre à son retour prévu en Israël.

« Je ne sais pas comment elle sera quand elle reviendra », déclare Idan à la chaîne publique Kan. « Quand elle reviendra, elle ne saura pas qu’elle est orpheline. »

Il ajoute qu’il craint qu’Avigaïl « ait peur en voyant un soldat [israélien]… elle pourrait craindre qu’on la déplace ailleurs, elle pourrait penser qu’ils sont membres du Hamas », ajoute-t-il, demandant qu’un membre de la famille soit là pour l’accueillir plutôt qu’un soldat de l’armée israélienne.

Idan dit que le frère d’Avigaïl, Michael, âgé de 9 ans, qui a vu ses parents assassinés, ne communique pas.

Des responsables américains ont déclaré hier qu’Idan, une citoyenne américano-israélienne, devrait être libérée dans le cadre du projet d’accord sur les otages en gestation.

Allemagne: perquisitions en cours chez des partisans du Hamas

Des perquisitions sont en cours jeudi matin dans quatre régions différentes d’Allemagne, chez des membres et des sympathisants des organisations palestiniennes Hamas et Samidoun, interdites dans le pays, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

« Nous poursuivons notre action conséquente contre les islamistes radicaux. En interdisant le Hamas et Samidoun en Allemagne, nous avons envoyé le signal clair que nous ne tolérons aucune apologie ou soutien de la terreur barbare du Hamas contre Israël », a déclaré la ministre fédérale de l’Intérieur, Nancy Faeser, dans le communiqué.

« Les islamistes et les antisémites ne doivent se sentir en sécurité nulle part », a-t-elle ajouté, indiquant « suivre de près les milieux islamistes ».

Un total de quinze propriétés ont été perquisitionnées depuis 6H00 jeudi matin, sur un ordre des tribunaux administratifs des quatre Länder.

Zeev Elkin : il reste des « petits détails » à finaliser avant l’accord sur les otages

Le député Zeev Elkin lors des funérailles du soldat israélien Yossi Hershkovitz au cimetière du Mont Herzl, à Jérusalem, le 12 novembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Le député Zeev Elkin lors des funérailles du soldat israélien Yossi Hershkovitz au cimetière du Mont Herzl, à Jérusalem, le 12 novembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le député du parti HaMahane HaMamlahti Zeev Elkin explique qu’il reste « toutes sortes de petits détails qu’ils essayent de finaliser dans l’accord pour le retour des otages ».

Au micro de la Radio de l’armée, le député membre de la coalition ajoute que « nous sommes face à un groupe cynique et ignoble qui ne devrait pas s’attendre à ce que nous lui fassions des faveurs. Au cours des négociations, nous avons frappé 300 sites du Hamas, nous continuerons à les frapper jusqu’au moment où l’accord de trêve entrera en vigueur, et nous continuerons une minute après sa fin. »

Tsahal a frappé 300 cibles du Hamas à Gaza hier

Des Palestiniens constatent les dégpats après des frappes aériennes à Khan Younès, dans la bande de Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : AP Photo/Mohammed Dahman)
Des Palestiniens constatent les dégpats après des frappes aériennes à Khan Younès, dans la bande de Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : AP Photo/Mohammed Dahman)

L’armée de l’air israélienne a mené des frappes contre près de 300 cibles dans la bade de Gaza au cours de la journée de mercredi, a déclaré Tsahal.

Ces sites comprennent notamment des centres de commandement, des tunnels, des dépôts d’armes, des laboratoires de fabrication d’armes et des positions de lancement de missiles antichar.

Les opérations terrestres dans la bande de Gaza se sont poursuivies pendant la nuit. L’armée a indiqué que le 215e régiment d’artillerie à frappé plusieurs cibles dans le nord de Gaza, à Jabaliya.

Une frappe de drone a également été menée contre un groupe de terroristes du Hamas qui avançait en direction des forces israéliennes et un poste d’observation a été frappé au moyen d’une bombe guidée.

L’armée indique que des chars et un drone ont également frappé une cellule du Hamas pendant des échanges de tris entre des terroristes et la brigade Givati.

Par ailleurs, les force de génie de combat du 924e battaillon ont trouvé et détruit un puit de tunnel à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza.

De plus, les troupes de la brigade Bislamch ont découvert un puit de tunnel dans une mosquée et la 14e brigade a trouvé un tunnel qui menait à une habitation ainsi que des armes, selon Tsahal.

Qatar: une annonce sur le moment du cessez-le-feu sera faite dans les prochaines heures

Les soldats israéliens devant l'hôpital al-Shifa, à Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : Victor R. Caivano/AP)
Les soldats israéliens devant l'hôpital al-Shifa, à Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : Victor R. Caivano/AP)

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar déclare que les pourparlers sur les otages que Doha administre entre Israël et le Hamas « progressent de manière positive » et qu’une annonce sera faite dans les prochaines heures concernant l’heure exacte à laquelle le cessez-le-feu débutera.

Hier, des responsables au Qatar, en Israël et au sein du Hamas avaient annoncé séparément que l’accord entrerait en vigueur ce matin à 10 heures, mais Israël a ensuite annoncé que la mise en œuvre n’aurait pas lieu avant vendredi matin en raison de retards logistiques apparents.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, déclare dans un communiqué que le Qatar travaille avec les deux parties belligérantes ainsi qu’avec Israël et les États-Unis « pour assurer le démarrage rapide du cessez-le-feu et fournir ce qui est nécessaire pour garantir l’engagement des parties envers l’accord. »

Le ministre Israel Katz pense que l’accord sur les otages sera toujours « réalisé »

Le ministre de l’Énergie, Israel Katz, réagit au retard dans la mise en œuvre de l’accord sur les otages, affirmant que traiter avec le Hamas présente évidemment des défis.

« Il faut se rappeler avec qui nous travaillons – [le chef du Hamas, Yiyha] Sinwar, un homme insensé qui a donné l’ordre de tuer, violer, abuser », déclare Katz à la radio de l’armée. « Nous sommes prêts pour toutes les éventualités. Pour le moment, l’hypothèse est que l’accord sera réalisé. »

Katz répond au fait que les membres de la famille des otages ont déclaré avoir appris le retard par les médias, affirmant que « la connexion avec et le traitement des membres de la famille sont totales. Il semble qu’après la conférence de presse [de Netanyahu, Gallant et Gantz], Tzachi Hanegbi voulait parler d’un développement, et il était important d’éclaircir cela d’un point de vue diplomatique et stratégique – il est probable qu’il n’y ait pas eu d’occasion de mettre à jour les familles à ce moment-là. »

L’incertitude « nous tue », dit un proche d’otage

Une femme devant des photos d'otages détenus à Gaza, exposées à Ramat Gan, le 22 novembre 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP Photo)
Une femme devant des photos d'otages détenus à Gaza, exposées à Ramat Gan, le 22 novembre 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP Photo)

Un membre de la famille d’un otage détenu à Gaza affirme que les retards et les changements dans l’accord visant à libérer leurs proches ont un impact énorme sur les émotions déjà fragiles des familles.

« Ces hauts et ces bas nous tuent », déclare Diego Engelbert, dont la sœur Karina, le beau-frère Ronen et leurs filles Mika et Yuval sont retenus en otage, à la radio de l’armée.

« Nous nous accrochions à un rayon d’espoir et une fois de plus, il a disparu – cela fait partie de la terreur psychologique que nous vivons au quotidien. »

Washington: la décision de retarder l’accord sur les otages a été prise conjointement par Israël, le Qatar et l’Égypte

Un haut fonctionnaire américain a déclaré à CNN que la décision de retarder la mise en œuvre de l’accord sur les otages d’un jour, jusqu’à vendredi, avait été prise par Israël, le Qatar et l’Égypte, et que les États-Unis avaient été mis au courant.

Le fonctionnaire a déclaré qu’il fallait plus de temps pour finaliser les détails et « minimiser les problèmes », rapporte CNN.

Selon l’accord, le Hamas libérera 50 otages israéliens – des enfants, leurs mères et d’autres femmes – en échange d’une accalmie de quatre jours dans les combats et de la libération de 150 prisonniers palestiniens, femmes et mineurs.

Selon le responsable américain, il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour l’instant, car Israël n’a pas encore reçu les noms du premier groupe d’otages à libérer, ce qui était attendu mercredi soir. Il a ajouté qu’il y aurait lieu de s’inquiéter si aucune liste n’était encore disponible jeudi soir.

Un peu plus tôt, la porte-parole du Conseil national de sécurité des États-Unis, Adrienne Watson, avait insisté sur le fait que l’accord allait se poursuivre et qu’il serait, « si tout va bien », mis en œuvre vendredi matin.

« L’accord a été conclu et reste conclu », a assuré Mme Watson dans un communiqué. « Les parties sont en train de régler les derniers détails logistiques, en particulier pour le premier jour de mise en œuvre. »

« Nous pensons que rien ne doit être laissé au hasard au moment où les otages commencent à rentrer chez eux », a ajouté Watson. « Notre objectif premier est de veiller à ce qu’ils soient ramenés chez eux en toute sécurité.

« C’est en bonne voie et nous espérons que la mise en œuvre commencera vendredi matin.

Un responsable israélien avait précédemment attribué le retard aux parties qui n’avaient pas encore signé un document consacrant l’accord, tandis qu’une deuxième source a déclaré au Times of Israel que le mécanisme de libération des otages n’avait pas encore été finalisé et que le Hamas n’avait pas encore fourni une liste du premier groupe d’otages qu’il prévoyait de libérer, comme prévu.

 

Washington: l’accord sur les otages toujours d’actualité, que les parties finalisent la logistique

Après le retard pris dans la mise en œuvre de l’accord sur les otages, la porte-parole du Conseil national de sécurité des États-Unis, Adrienne Watson, insiste sur le fait que l’accord continuera d’avancer et qu’il sera mis en œuvre « avec un peu de chance » vendredi matin.

« L’accord a été conclu et reste conclu », a déclaré Watson dans un communiqué.

« Les parties sont en train de régler les derniers détails logistiques, en particulier pour le premier jour de mise en œuvre », ajoute-t-elle. « Nous pensons que rien ne doit être laissé au hasard au moment où les otages commencent à rentrer chez eux », ajoute Watson. « Notre objectif premier est de veiller à ce qu’ils soient ramenés chez eux en toute sécurité. Cela est en bonne voie et nous espérons que la mise en œuvre commencera vendredi matin. »

Alors que les responsables israéliens, du Hamas et du Qatar avaient déclaré plus tôt mercredi que l’accord entrerait en vigueur jeudi à 10 heures, Israël a annoncé en fin de journée que la mise en œuvre n’interviendrait pas avant vendredi matin.

Un fonctionnaire israélien a attribué ce retard au fait que les parties n’avaient pas encore signé un document consacrant l’accord, tandis qu’une deuxième source a déclaré au Times of Israel que le mécanisme de libération des otages n’avait pas encore été finalisé et que le Hamas n’avait pas encore fourni une liste du premier groupe d’otages qu’il prévoyait de libérer, comme prévu.

Les deux sources ont exprimé leur optimisme quant à l’entrée en vigueur de l’accord vendredi matin.

Malgré les critiques d’Amman, Washington continuera à coopérer avec la Jordanie sur Gaza

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, donne une conférence de presse conjointe avec son homologue allemand le 3 avril 2023 au Foreign Office à Berlin. (Crédit : John Macdougall/AFP)
Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, donne une conférence de presse conjointe avec son homologue allemand le 3 avril 2023 au Foreign Office à Berlin. (Crédit : John Macdougall/AFP)

Les États-Unis se sont efforcés de rallier les alliés arabes à leur stratégie du jour d’après pour Gaza – une stratégie qui envisage que l’Autorité palestinienne finisse par revenir gouverner l’enclave. Toutefois, l’administration Biden reconnaît qu’une force internationale sera nécessaire pour gérer et sécuriser Gaza pendant une période intérimaire après la guerre, jusqu’à ce qu’une Autorité palestinienne « revitalisée » soit prête à prendre le relais.

Des responsables de l’administration Biden ont évoqué l’idée que les pays arabes fournissent des troupes et des fonds pour aider à la reconstruction et à la réhabilitation de Gaza après la guerre, comme l’ont déclaré trois responsables au Times of Israel la semaine dernière.

L’idée n’a pas encore été totalement adoptée par les alliés arabes, qui hésitent à contribuer à un régime temporaire, étant donné qu’Israël n’a pas montré d’intérêt pour une solution à deux États avec l’Autorité palestinienne, ont déclaré les responsables.

Mais seule la Jordanie a tenu à rejeter publiquement les propositions, son ministre des affaires étrangères Ayman Safadi dénonçant les efforts des États-Unis pour commencer à discuter des plans d’après-guerre alors que les combats font toujours rage.

« Que se passera-t-il ensuite ? Comment pouvons-nous ne serait-ce qu’envisager ce qui se passera ensuite ? » a déclaré Safadi au début du mois lors d’une conférence de presse enflammée aux côtés de Blinken et de son homologue égyptien Sameh Shoukry.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken, à droite, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri, à gauche, et le vice-premier ministre et ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi tenant une conférence de presse à Amman, en Jordanie, le 4 novembre 2023. (Crédit : Jonathan Ernst/Pool via AP)

« Nous ne disposons pas de toutes les variables pour ne serait-ce que commencer à y penser… Nous devons remettre de l’ordre dans nos priorités », a déclaré Safadi.

Au cours du week-end, Safadi s’en est pris spécifiquement à la proposition américaine d’envoyer des soldats à Gaza par les pays arabes.

« Il n’y aura pas de troupes arabes à Gaza. Aucune. Nous n’allons pas être considérés comme l’ennemi », a déclaré Safadi lors d’une conférence au Yémen.

Interrogé sur les remarques de Safadi, un porte-parole du département d’État américain a évité de répondre directement aux critiques de M. Safadi.

« Nous continuons à travailler avec nos partenaires régionaux, y compris la Jordanie, pour résoudre le conflit à Gaza, protéger la vie des civils et fournir une aide vitale au peuple palestinien », a déclaré le porte-parole.

Le porte-parole a également fait référence aux récents commentaires de Blinken, qui a souligné que « les voix et les aspirations du peuple palestinien doivent être au centre de la gouvernance d’après-crise à Gaza ».

Les États-Unis sont le principal fournisseur d’aide bilatérale de la Jordanie, avec plus de 1,65 milliard de dollars en 2021.

Les États-Unis abattent plusieurs drones lancés par les forces houthies au Yémen

Des partisans yéménites des rebelles Houthi soutenus par l'Iran brandissant leurs armes lors d'un rassemblement dans la capitale Sanaa, le 27 janvier 2022. (Crédit : Mohammed Huwais/AFP)
Des partisans yéménites des rebelles Houthi soutenus par l'Iran brandissant leurs armes lors d'un rassemblement dans la capitale Sanaa, le 27 janvier 2022. (Crédit : Mohammed Huwais/AFP)

Les États-Unis ont abattu plusieurs drones lancés par les forces houthies au Yémen, soutenues par l’Iran, a indiqué le Commandement central américain sur Twitter.

« Les drones ont été abattus alors que le navire de guerre américain patrouillait en mer Rouge. Le navire et l’équipage n’ont subi aucun dommage ni aucune blessure », ajoute le tweet.

Depuis le début de la guerre, les États-Unis ont abattu plusieurs missiles tirés par les rebelles houthis en direction d’Eilat. L’Arabie saoudite a également abattu plusieurs projectiles.

Blinken souligne la nécessité d’un État palestinien auprès de ses homologues saoudien, émirati et qatari

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken débarquant à l'aéroport israélien Ben Gurion pour une visite inopinée à Ramallah, en Cisjordanie, afin de rencontrer le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 5 novembre 2023. (Crédit : Jonathan Ernst/POOL/AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken débarquant à l'aéroport israélien Ben Gurion pour une visite inopinée à Ramallah, en Cisjordanie, afin de rencontrer le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 5 novembre 2023. (Crédit : Jonathan Ernst/POOL/AFP)

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken souligne la nécessité de créer un État palestinien lors d’un appel téléphonique avec ses homologues d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar pour discuter de la guerre entre Israël et le Hamas.

Les États-Unis ont intensifié leur discours en faveur d’une solution à deux États depuis le début de la guerre, espérant que le retrait potentiel du Hamas de Gaza ouvrirait la voie à un éventuel retour de l’Autorité palestinienne, ce qui permettrait de mieux unir l’enclave à la Cisjordanie et de jeter les bases d’une solution à deux États avec Israël.

Israël a toutefois rejeté cette idée, Netanyahu soulignant qu’il ne permettra pas à l’Autorité palestinienne, sous sa forme actuelle, de revenir à Gaza.

Lors de son entretien avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, Blinken s’est également félicité de l’accord sur les otages qui devrait être mis en œuvre dans le courant de la semaine et qui permettra d’instaurer une trêve d’au moins quatre jours au cours de laquelle les deux parties ont convenu d’acheminer de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Lors de son appel avec le premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, Blinken l’a remercié pour les efforts qu’il a déployés afin de négocier l’accord sur les otages, et les deux hommes ont discuté des efforts visant à accroître le flux d’aide vers Gaza, selon le communiqué de presse américain. Ils ont également souligné la nécessité de faire sortir les ressortissants étrangers de Gaza.

Depuis mardi, 800 citoyens américains, résidents permanents et leurs familles ont réussi à quitter Gaza, mais il reste encore 1 200 personnes dans ces catégories.

Lors de son appel avec le ministre émirati des affaires étrangères, le cheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan, les deux hommes ont discuté des efforts à déployer pour accroître l’aide à Gaza tout en évitant que le conflit ne s’étende. Les deux hommes ont également « affirmé leur engagement commun à construire une région plus sûre et plus prospère », selon le communiqué des États-Unis.

L’envoyé palestinien à l’ONU demande que la pause devienne la « fin » de la guerre

La trêve humanitaire prévue par l’accord entre Israël et le Hamas « ne peut pas seulement être une pause », a plaidé mercredi l’ambassadeur palestinien à l’ONU, appelant à utiliser ces quelques jours pour empêcher la « reprise de l’agression ».

« Cela ne peut pas seulement être une pause avant que le massacre ne reprenne », a-t-il martelé, dénonçant dans le même temps « l’occupation et la discrimination raciale » d’Israël contre les Palestiniens, qu’il a qualifiées d' »apartheid ».

Remerciant le Qatar et l’Egypte, il a appelé tous ceux qui ont contribué à cet accord « à trouver un moyen pour empêcher la reprise de l’agression ».

La guerre a éclaté, le 7 octobre, après l’assaut meurtrier commis par le Hamas sur le sol israélien – une attaque qui a fait 1 200 morts, des civils en majorité. Les terroristes ont aussi kidnappé au moins 240 personnes qui sont actuellement retenues en captivité dans la bande de Gaza.

Répétant qu’il n’y avait « pas de solution militaire à ce conflit », il a plaidé pour le respect des « droits inaliénables des Palestiniens » et contre les attaques contre tous les civils.

« Nous ne justifions la mort d’aucun civil israélien », a-t-il déclaré, assurant que « personne ne devrait cautionner les atrocités en se basant sur l’identité des auteurs ».

« Nous ne devrions pas fermer les yeux sur les blessures des uns et des autres, les traumatismes, l’Histoire, ni les écarter. Mais ce respect doit être construit sur une vision commune de l’avenir où nous pouvons tous vivre en paix et dans la dignité », a-t-il encore lancé.

« Ne vous trompez pas, dès que la pause sera terminée, nous continuerons nos efforts pour atteindre nos objectifs de toutes nos forces », a répondu l’ambassadeur israélien Gilad Erdan devant le Conseil.

« Nous n’arrêterons pas tant que nous n’aurons pas éliminé les capacités terroristes du Hamas et que nous ne serons pas certains qu’il ne pourra plus diriger Gaza et menacer la vie des civils israéliens tout comme les femmes et les enfants de Gaza », a-t-il ajouté.

« Pas de pause » dans les combats avant la finalisation de l’accord sur les otages

Aucune trêve dans les combats entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas ne sera observée et aucun otage ne sera libéré avant vendredi, ont indiqué les autorités israéliennes.

Il n’y aura « pas de pause » dans les combats jeudi, a indiqué à l’AFP un responsable israélien sous couvert de l’anonymat.

« Les négociations pour la libération de nos otages se poursuivent sans cesse ». Le début de la libération n’interviendra « pas avant vendredi », a indiqué de son côté le chef du Conseil national de la sécurité israélien, Tzachi Hanegbi, dans un communiqué.

L’accord a été approuvé par le gouvernement israélien tôt mercredi et devait entrer en vigueur jeudi.

L’accord avait été annoncé au 47e jour de la guerre, déclenchée par une attaque d’une ampleur et d’une violence inédites dans l’histoire d’Israël menée le 7 octobre par le Hamas sur le sol israélien. Selon les autorités, 1 200 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées et plus de 240 prises en otage.

Hanegbi, dans sa dernière déclaration, a affirmé que « les négociations pour la libération de nos otages progressaient constamment ».

« La libération débutera conformément à l’accord initial entre les parties, et pas avant vendredi », a-t-il ajouté.

Selon les termes de l’accord, le Hamas libérera 50 otages israéliens vivants – des enfants, leurs mères et d’autres femmes par groupes de 12 à 13 personnes – pour une accalmie de quatre jours dans les combats et libérera jusqu’à 150 prisonniers palestiniens – des femmes et des mineurs. L’accord prévoit également un afflux de carburant et de fournitures humanitaires à Gaza pendant la pause, une première depuis que le Hamas a déclenché la guerre il y a près de sept semaines, lorsque ses membres terroristes se sont déchaînés dans le sud d’Israël et ont massacré quelque 1 200 personnes, dont la plupart étaient des civils.

Israël a juré de détruire le groupe terroriste et mène une campagne aérienne et terrestre à Gaza depuis près de 50 jours.

USA: La guerre ne prendra pas fin après la trêve, le Hamas constitue toujours une menace

Le porte-parole du Conseil national de sécurité des États-Unis, John Kirby, s'exprimant lors du briefing quotidien à la Maison Blanche, à Washington, le 12 juin 2023. (Crédit : Susan Walsh/AP Photo)
Le porte-parole du Conseil national de sécurité des États-Unis, John Kirby, s'exprimant lors du briefing quotidien à la Maison Blanche, à Washington, le 12 juin 2023. (Crédit : Susan Walsh/AP Photo)

Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, indique que les États-Unis prévoient que la guerre entre Israël et le Hamas se poursuivra après l’expiration de la trêve de plusieurs jours.

« Le combat n’est pas terminé. La guerre n’est pas terminée. La menace que représente le Hamas est toujours réelle et viable pour le peuple israélien », a déclaré M. Kirby lors d’une réunion d’information avec les dirigeants de la communauté juive américaine.

M. Kirby réaffirme que les États-Unis « continueront à s’assurer que nous donnons à [Israël] les outils, les capacités et les systèmes d’armes dont il a besoin pour continuer à lutter contre le Hamas ».

Le porte-parole de la Maison Blanche a mis en garde contre l’idée que l’accord a été finalisé, s’exprimant quelques heures avant qu’Israël n’annonce un retard d’une journée dans la mise en œuvre de l’accord en raison de problèmes logistiques.

« Personne n’est en train de faire la danse de la victoire. C’est le moment pour tout le monde d’être très, très attentif. Car il s’agit maintenant de la mise en œuvre et de l’exécution », a déclaré M. Kirby.

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