Israël en guerre - Jour 148

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Le principal conseiller de Netanyahu annonce que les libérations ne commenceront que vendredi, un délai inattendu

Le Premier ministre a affirmé que le Mossad avait reçu l'ordre d'agir contre les dirigeants du Hamas "où qu'ils soient" ; Gantz met en garde l'Iran et le Hezbollah ; Le bilan de Tsahal à Gaza monte à 70

  • Des portraits d'otages israéliens détenus à Gaza depuis l'attaque du 7 octobre par le Hamas, à Tel Aviv, le 21 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
    Des portraits d'otages israéliens détenus à Gaza depuis l'attaque du 7 octobre par le Hamas, à Tel Aviv, le 21 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
  • Cette photo publiée par l'armée le 22 novembre 2023 montre le Cpt. Liron Snir, commandant du bataillon de reconnaissance de la brigade Golani, tué en combattant les terroristes du Hamas dans le nord de la bande de Gaza. (Crédit : armée israélienne)
    Cette photo publiée par l'armée le 22 novembre 2023 montre le Cpt. Liron Snir, commandant du bataillon de reconnaissance de la brigade Golani, tué en combattant les terroristes du Hamas dans le nord de la bande de Gaza. (Crédit : armée israélienne)
  • Des soldats israéliens patrouillent dans la neige sur le mont Hermon, près de la frontière israélienne avec le Liban, dans le nord d'Israël, le 20 novembre 2023. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)
    Des soldats israéliens patrouillent dans la neige sur le mont Hermon, près de la frontière israélienne avec le Liban, dans le nord d'Israël, le 20 novembre 2023. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)
  • Le chef d'état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, s'entretenant avec des troupes dans la bande de Gaza, le 21 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
    Le chef d'état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, s'entretenant avec des troupes dans la bande de Gaza, le 21 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
  • Des soldats israéliens assis sur des véhicules blindés alors qu'ils se déploient près de la frontière entre le sud d'Israël et la bande de Gaza, le 20 novembre 2023. (Crédit :  Menahem Kahana/AFP)
    Des soldats israéliens assis sur des véhicules blindés alors qu'ils se déploient près de la frontière entre le sud d'Israël et la bande de Gaza, le 20 novembre 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Biden salue l’accord sur les otages lors d’appels avec Netanyahu et l’émir qatari Al-Thani

Le président américain Joe Biden s’est entretenu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu afin de saluer l’accord sur les otages qui comprendra la libération de 50 otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza, une accalmie de quatre jours dans les combats dans l’enclave palestinienne et la libération de quelque 150 prisonniers palestiniens.

La mise en œuvre de l’accord devait commencer jeudi mais, dans une annonce surprise vers minuit, un haut responsable de Netanyahu a déclaré que la libération des otages ne commencerait pas avant vendredi au plus tôt.

Selon un résumé de l’appel par la Maison Blanche, Netanyahu et Biden « ont discuté de la pause dans les combats, qui permettra d’augmenter l’aide humanitaire indispensable à Gaza », et ont convenu de rester en contact direct et étroit dans les prochains jours.

Netanyahu a remercié Biden « pour ses efforts inlassables, et ceux de son équipe, pour aider à négocier cet accord », indique le communiqué, ajoutant que le président « avait assuré au Premier ministre qu’il continuerait à travailler afin d’obtenir la libération de tous les otages restants ».

Biden s’est également entretenu mercredi avec l’émir Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani du Qatar afin d’exprimer son appréciation du rôle de l’émirat dans les pourparlers sur les otages, en tant qu’hôte des dirigeants politiques du Hamas à Doha.

Eux aussi ont convenu de rester en contact étroit « afin de garantir que l’accord soit pleinement mis en œuvre et, à terme, garantir la libération de tous les otages ».

Ils ont également convenu de « poursuivre leurs consultations étroites sur la création des conditions d’une paix durable et pérenne au Moyen-Orient, y compris avec la création d’un État palestinien ».

Le fils du chef du bloc parlementaire du Hezbollah tué dans une frappe israélienne au sud-Liban

Des partisanes du Hezbollah, soutenu par l'Iran, applaudissant le chef Hassan Nasrallah lors d'un rassemblement à Beyrouth, au Liban, le 3 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Al-Rubaye/AFP)
Des partisanes du Hezbollah, soutenu par l'Iran, applaudissant le chef Hassan Nasrallah lors d'un rassemblement à Beyrouth, au Liban, le 3 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Al-Rubaye/AFP)

Le fils d’un haut député du Hezbollah a été tué mercredi lors d’une contre-attaque israélienne dans le sud du Liban, a indiqué à l’AFP une source proche de la famille.

Le fils de Mohammed Raad, chef du bloc parlementaire du Hezbollah, « a été tué avec un certain nombre d’autres membres du Hezbollah » lors d’une frappe israélienne contre une maison à Beit Yahun, a indiqué la source, sous couvert d’anonymat.

Un conseiller de Netanyahu annonce que les libérations d’otages ne commenceront que vendredi

Le conseiller à la Sécurité nationale Tzahi Hanegbi s'exprimant lors d'une déclaration aux médias, à Tel Aviv, le 14 octobre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le conseiller à la Sécurité nationale Tzahi Hanegbi s'exprimant lors d'une déclaration aux médias, à Tel Aviv, le 14 octobre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le président du Conseil national de sécurité, Tzachi Hanegbi, a annoncé que les premiers otages ne seraient libérés que vendredi, un retard apparent à ce qui était initialement prévu.

Un haut responsable du Hamas, Moussa Abu Marzouk, avait déclaré plus tôt dans la journée que l’accord entrerait en vigueur jeudi à 10h du matin. Quelques heures plus tard, un haut responsable israélien s’adressant aux médias sous couvert d’anonymat l’avait confirmé.

Mais Hanegbi, dans sa dernière déclaration, a affirmé que « les négociations pour la libération de nos otages progressaient constamment ».

« La libération débutera conformément à l’accord initial entre les parties, et pas avant vendredi », a-t-il ajouté.

« J’ai dit au Mossad d’agir contre les chefs du Hamas où qu’ils soient » – Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse, le 22 novembre 2023. (Capture d’écran/YouTube)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse, le 22 novembre 2023. (Capture d’écran/YouTube)

Répondant à d’autres questions lors de la conférence de presse de ce soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’il avait demandé au Mossad de cibler les chefs du Hamas où qu’ils se trouvent.

Après qu’un journaliste a mentionné un article (en hébreu) affirmant qu’Ismail Haniyeh et Khaled Mashaal avaient déclaré qu’ils espéraient continuer à diriger Gaza après la guerre, Netanyahu a déclaré qu’il avait « donné l’ordre au Mossad d’agir contre les chefs du Hamas où qu’ils se trouvent ».

Lorsqu’il lui a été demandé si la trêve s’appliquait au ciblage des chefs du Hamas – une référence présumée à ceux à l’étranger – Netanyahu a répondu qu’il n’y avait « aucune obligation de ce genre ».

Le ministre de la Défense Yoav Gallant est alors intervenu pour dire que tous les dirigeants du Hamas pouvaient être considérés comme ayant une cible sur le front. « Ils vivent sous sursis », a dit Gallant à propos des chefs terroristes. « La lutte est mondiale : depuis les agents sur le terrain jusqu’à ceux qui profitent d’avions de luxe pendant que leurs émissaires agissent contre les femmes et les enfants, ils sont voués à la mort. »

Netanyahu a dit également qu’Itamar Ben Gvir avait le droit de voter comme bon lui semblait, mais que tous les ministres devaient accepter la responsabilité collective une fois qu’une décision était prise. Ben Gvir et ses collègues d’Otzma Yehudit ont voté hier soir contre l’accord sur les otages.

Gallant a dit espérer que les Israéliens vivant à plus de quatre kilomètres de la frontière nord de Gaza pourront rentrer chez eux, à condition que leurs maisons soient habitables, à la fin du mois de décembre, sinon avant, car « le danger [que cela représente] » est en train de s’amoindrir, compte tenu des opérations de Tsahal.

Interrogé sur les attaques de missiles depuis le Yémen, Netanyahu a déclaré que « nous nous préparons à répondre à toutes les menaces ».

Interrogé à nouveau sur le danger de voir les prisonniers palestiniens libérés reprendre des activités terroristes, Netanyahu a déclaré qu’Israël les poursuivrait à nouveau s’il le fallait.

Il a ajouté que la question à laquelle Israël était confronté dans cet échange d’otages était la suivante : « Comment pourrions-nous laisser passer l’opportunité de ramener à la maison des dizaines d’enfants, de mères et de femmes ? »

Il aurait été plus heureux s’il n’y avait pas de libération de prisonniers palestiniens, mais « une telle possibilité n’existe pas… Le couteau est sous la gorge des enfants et des femmes, nous avons donc pris une décision », a-t-il dit.

Netanyahu : Nous n’avons pris aucun engagement en faveur d’une trêve à la frontière nord

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Gallant et le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz ont répondu à de nombreuses questions lors de leur conférence de presse.

Netanyahu se dit sûr que le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, tentera de « gagner du temps supplémentaire » pour empêcher Israël de reprendre ses opérations à Gaza après l’accord sur les otages. Il estime qu’il voudra ainsi poursuivre la pause. « Nous sommes également préparés à d’autres évolutions », a-t-il dit.

Il a indiqué avoir dit tout à l’heure au président Biden : « Nous faisons une pause », comme convenu dans l’accord auquel Biden a participé et qu’il a initié, « mais nous continuerons par la suite ».

Interrogé sur les précédents accords d’otages, le Premier ministre a répondu : « La plus grande menace pour notre existence » vient de l’axe du mal dirigé par l’Iran et le fait que l’Iran se dote de l’arme nucléaire présenterait des dangers inimaginables. Il dit avoir fait beaucoup de choses pour contrecarrer cela, « dont certaines sont liées à la période de l’accord visant à libérer Gilad Shalit », mais qu’il ne pouvait pas apporter plus de détails.

Il a déclaré qu’il y avait un risque « lorsque vous libérez des gens mauvais » et qu’Israël « fera tout ce qu’il peut pour qu’ils ne reviennent pas » faire du mal aux gens. Mais si l’accord est mis en place, « des dizaines d’enfants, leurs mères et leurs femmes rentreront à la maison – avec un peu de chance, plus de 50 », a-t-il dit.

Gantz a réitéré sa position selon laquelle la libération des otages était un « objectif avancé », tandis que la destruction du Hamas était vitale « et prendra beaucoup de temps ».

Il a affirmé que « la gestion de la guerre, le sort des otages et l’opération militaire n’étaient pas une émission de téléréalité » et que les discussions du cabinet étaient sérieuses. « Des vies sont en jeu. »

Netanyahu a refusé de détailler ce qui se passerait si le Hamas violait la trêve. « Comme me l’a dit le président Biden, un ennemi qui tient en otage un bébé de 9 mois… Nous savons à qui nous avons affaire. »

Gallant a dit que le Hamas « voulait faire une pause pour se reposer après les combats quotidiens. C’est ce qui a permis la réussite de l’accord sur les otages ».

Interrogé sur le fait que le Hezbollah ait déclaré qu’il rejoignait la trêve, Netanyahu a fait part de sa réserve alors qu’Israël n’a pris aucune obligation à l’égard du Hezbollah et du front nord pendant la trêve. Le Hezbollah sera jugé sur ses actions, a-t-il dit.

Il a dit également, dans le cas d’une rupture de la trêve par le Hamas, que « les soldats étaient toujours obligés de faire face à toute menace ».

« Nous voulons récupérer tous les otages dans le cadre de cet accord, et peut-être [plus] après cela » mais « nous ne leur donnons pas [au Hamas] toute liberté. La pause terminée, nous reprendrons la guerre. Il se peut que nous soyons obligés de le faire beaucoup plus tôt. »

S’il y a une brèche, a-t-il dit, « nous ne resterons pas là comme des moutons. Nous ferons ce que nous pouvons pour que ce cadre soit respecté, mais s’il est brisé, nous saurons quoi faire ».

Netanyahu a dit à nouveau que « la Croix-Rouge faisait partie de l’accord » – comme convenu par Israël « et l’autre partie ».

« J’attends donc de la Croix-Rouge qu’elle agisse conformément à cette clause » de l’accord. « Le Hamas ne l’honorera peut-être pas, mais il est impensable que la Croix-Rouge ne l’exige pas… Si la Croix-Rouge n’était pas au courant, elle le sait maintenant. »

Gantz prévient l’Iran que l’armée répondra à ceux qui orchestrent les attaques contre Israël

Benny Gantz, ministre du cabinet, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 22 novembre 2023. (Capture d'écran/YouTube)
Benny Gantz, ministre du cabinet, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 22 novembre 2023. (Capture d'écran/YouTube)

Benny Gantz, ministre du cabinet de guerre, a profité de la conférence de presse de Tel Aviv pour menacer le Hezbollah, qui a déjà perdu 79 combattants dans les combats le long de la frontière nord.

« Ce qui se passe actuellement dans le nord de Gaza peut également se produire dans le sud du Liban et à Beyrouth », a déclaré Gantz.

S’adressant à l’Iran, Gantz a déclaré : « Nous savons comment [agir envers ceux qui nous attaquent], ainsi qu’envers ceux qui les envoient. »

« Aucun dommage à la souveraineté d’Israël ne restera sans réponse », a-t-il déclaré.

Commentant l’accord sur les otages, Gantz a dit qu’il s’agissait de l’une des décisions les plus difficiles qu’il ait prises au cours de ses 40 années de service à la défense d’Israël, et a ajouté que d’autres choix difficiles l’attendaient.

S’adressant aux dirigeants du Hamas en arabe, Gantz a déclaré : « Nous sommes un peuple patient et qui souffre depuis longtemps. »

Les Israéliens ont réussi à construire un État et une armée après avoir survécu à la Shoah et « nous ne pensons pas en jours, mais en éternité », a-t-il ajouté.

Gantz a reconnu que certains dans l’opinion publique étaient en désaccord avec l’accord sur les otages et a insisté sur le fait qu’il respectait ces voix et qu’il était déterminé à maintenir l’unité de la société israélienne dans la guerre contre le Hamas.

Gallant affirme que le Hamas « ne comprend que la force »

Le ministre de la Défense Yoav Gallant, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 22 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 22 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré avoir insisté pour qu’une clause supplémentaire soit incluse dans la décision du cabinet approuvée hier concernant l’accord sur les otages, qui stipule qu’une fois la trêve de plusieurs jours terminée, Tsahal poursuivra ses missions d’éradication du Hamas et d’obtention de la libération de tous les otages.

Il laisse de nouveau de côté le troisième but de la mission, sur laquelle seul Netanyahu a insisté ces dernières semaines – à savoir que Gaza ne redeviendra pas une menace pour Israël après la guerre –, ce qui semble être une divergence entre le Premier ministre et les autres membres du cabinet de guerre.

Alors que Netanyahu a utilisé le troisième objectif de la guerre pour rejeter les propositions visant au retour de l’Autorité palestinienne à Gaza, Gallant et Benny Gantz se sont concentrés uniquement sur les deux autres objectifs de la guerre : détruire le Hamas et ramener les otages. Gantz et Gallant ont également promu des mesures visant à renforcer l’Autorité palestinienne.

La semaine dernière, Gantz a déclaré que le retour des otages était la mission la plus urgente à court terme, tandis que Netanyahu a soutenu que les deux missions étaient sur un pied d’égalité.

« Le Hamas ne comprend que la force », a dit Gallant, qualifiant le groupe terroriste de « barbares ». Il a déclaré que le groupe s’était trouvé contraint d’améliorer les termes de l’accord sur les otages en raison de la forte pression militaire constante contre lui.

Gallant a dit qu’il ressentait maintenant un mélange de douleur et de bonheur, en pensant aux 50 otages qui devraient retrouver prochainement leurs familles, et aux autres, qui devront rester à Gaza pour le moment.

Le 7 octobre, les terroristes du Hamas pensaient qu’ils allaient « déchirer Israël » et « planter le drapeau du Hamas au centre du Néguev ». Ils pensaient qu’Israël « perdrait sa volonté d’exister et de se battre. Ils avaient tord. Le résultat sera la destruction du Hamas », a dit Gallant.

Il a affirmé que l’ensemble des forces de sécurité étaient liées par l’obligation d’assurer le retour de tous les otages.

Les pressions militaires et diplomatiques ont conduit à un meilleur accord – Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse, le 22 novembre 2023. (Capture d’écran/YouTube)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse, le 22 novembre 2023. (Capture d’écran/YouTube)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que la combinaison des pressions militaires et diplomatiques exercées par Israël était ce qui avait conduit à de meilleures conditions dans l’accord sur les otages qui devrait être mis en œuvre à partir de demain matin.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, Netanyahu a déclaré qu’il venait de téléphoner au président américain Joe Biden, qu’il a remercié d’avoir répondu à ses demandes visant à faire pression sur le Qatar pour qu’il améliore les termes de l’accord.

Un haut responsable israélien a déclaré plus tôt aux journalistes que le président américain Joe Biden avait envoyé le chef de la CIA William Burns au Qatar afin d’annuler une demande du Hamas de désigner toutes les femmes israéliennes de moins de 50 ans comme soldates, et d’utiliser cette classification uniquement pour les cinq femmes soldates en service actif quand elles ont été capturées par le groupe terroriste.

Il a déclaré que la double pression diplomatique et militaire se poursuivrait après la trêve de plusieurs jours et améliorerait les conditions des accords futurs jusqu’à ce que tous les otages soient rapatriés chez eux, y compris les soldats tombés au combat Hadar Goldin et Oron Shaul ainsi que les civils Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, détenu par le Hamas depuis près d’une décennie.

Netanyahu a souligné l’inclusion d’une clause dans l’accord qui permettra à la Croix-Rouge de rendre visite aux otages qui ne seront pas libérés ces prochains jours.

Il a noté les affirmations de la Croix-Rouge selon lesquelles elle n’avait pas été informée de cette clause et a procédé à sa lecture à voix haute en hébreu. Le document qu’il semble lire n’a cependant pas été publié, et la Croix-Rouge n’a pas été impliquée dans l’organisation de ces visites.

Netanyahu : « Nous avons la responsabilité de sauver les otages »

Des familles d'otages israéliens détenus par des terroristes palestiniens dans la bande de Gaza manifestent devant le ministère de la Défense à Tel Aviv pour demander leur libération, le 21 novembre 2023, dans le contexte de la guerre en cours entre Israël et le Hamas. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Des familles d'otages israéliens détenus par des terroristes palestiniens dans la bande de Gaza manifestent devant le ministère de la Défense à Tel Aviv pour demander leur libération, le 21 novembre 2023, dans le contexte de la guerre en cours entre Israël et le Hamas. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que les otages de Gaza avaient « le couteau sous la gorge » et qu’il était de la responsabilité d’Israël de les secourir.

Netanyahu a noté lors d’une conférence de presse que cela constituait l’accomplissement du commandement religieux de racheter les otages.

Il a dit que cela avait été fait tout au long de l’histoire juive par le biais d’opérations militaires, mais que parfois cela n’était pas possible.

Le Premier ministre a décrit le retour des otages comme une « mission sacrée ».

Netanyahu a souligné que l’establishment de la sécurité avait soutenu à l’unanimité l’accord visant à garantir la libération de 50 otages, expliquant qu’il ne nuirait pas aux objectifs militaires, mais qu’il les ferait même progresser.

L’armée profitera de la trêve de plusieurs jours pour préparer la reprise de la guerre, a déclaré Netanyahu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse télévisée, le 18 novembre 2023. (Capture d’écran GPO)

« La guerre continue. Nous continuerons jusqu’à ce que nous ayons atteint tous nos objectifs », a déclaré Netanyahu, énumérant à nouveau le retrait du Hamas, le retour de tous les otages et la garantie que tout ce qui se passera ensuite à Gaza ne constituera pas une menace pour Israël.

Il a réitéré qu’il ne permettra pas à une autorité qui incite à la violence contre Israël de revenir à Gaza, faisant référence à l’Autorité palestinienne. Cette affirmation répétée a rendu furieux les États-Unis, car Netanyahu a refusé de proposer des alternatives quant à la structure qui gouvernerait Gaza après la guerre, et ce rejet de l’Autorité palestinienne a dissuadé plusieurs gouvernements arabes de contribuer à la planification au lendemain de la guerre.

Netanyahu a affirmé que Tsahal « rétablira la sécurité tant au sud qu’au nord ».

Il a reconnu également que « la victoire avait un prix énorme », faisant référence aux 70 soldats tombés au combat à Gaza.

Netanyahu dit avoir rencontré des parents endeuillés qui lui ont dit qu’ils voulaient que Tsahal « continue jusqu’à la fin, jusqu’à la victoire » et a juré que c’était ce que l’armée fera.

Netanyahu remercie Biden pour ses efforts visant à obtenir la libération des otages

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu accueillant le président américain Joe Biden à son arrivée à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv, le 18 octobre 2023. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu accueillant le président américain Joe Biden à son arrivée à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv, le 18 octobre 2023. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a échangé par téléphone avec le président américain Joe Biden ce mercredi soir. Il a ainsi remercié le président américain pour ses efforts visant à faire aboutir l’accord qui devrait être mis en œuvre dans les prochaines heures et qui verra la libération d’au moins 50 otages de Gaza, a indiqué un responsable israélien.

Biden a également eu des appels avec le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi et l’émir qatari Tamim bin Hamad Al Thani afin de confirmer que tous les détails avaient été réglés concernant l’accord sur les otages.

Israël aurait reçu les noms des otages qui devraient être libérés demain

Des portraits d'otages israéliens détenus à Gaza depuis l'attaque du 7 octobre par le Hamas, à Tel Aviv, le 21 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Des portraits d'otages israéliens détenus à Gaza depuis l'attaque du 7 octobre par le Hamas, à Tel Aviv, le 21 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Israël aurait reçu la liste des noms des otages qui devraient être libérés demain, au premier jour de la trêve conclue avec le Hamas, a rapporté la Douzième chaîne.

Israël ne publiera pas les noms avant leur libération afin d’éviter tout faux espoir parmi les familles si l’accord venait à échouer.

La liste a été remise au chef du Mossad David Barnea et au général de Tsahal Nitzan Alon, qui se trouvent actuellement au Qatar, consolidant les derniers détails de l’accord.

Le porte-parole de Tsahal met en garde le public contre la propagation de rumeurs

Le porte-parole de l'armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, donnant une conférence de presse, le 11 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran)
Le porte-parole de l'armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, donnant une conférence de presse, le 11 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran)

Le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré que l’armée se préparait à la libération d’otages détenus par le Hamas, tout en promettant qu’elle poursuivrait les combats contre le groupe terroriste après la fin du cessez-le-feu temporaire.

« Tsahal, avec toutes les instances compétentes, mène une procédure ordonnée avant la libération des otages », a déclaré Hagari.

« Nous avons le devoir de tout faire pour ramener les otages, les personnes âgées et les femmes, les hommes et les enfants. Il s’agit d’un processus complexe qui peut prendre du temps et comporter plusieurs étapes », a-t-il expliqué.

Hagari a dit que le Hamas pourrait tenter de recourir à la « terreur psychologique » contre le public israélien. « S’il vous plaît, évitez de faire circuler des rumeurs et des informations non fondées. Nous parlons ici de vies », a-t-il dit.

« Nous avons devant nous un long combat et nous sommes déterminés à atteindre les objectifs de la guerre… À savoir démanteler les capacités du Hamas et créer les conditions pour la libération des otages », a déclaré Hagari.

Répondant à une question, Hagari a déclaré que, quand la pause des combats sera annoncée, « nous saurons comment procéder à un arrêt opérationnel ». Il a souligné que « le retour des otages est l’objectif suprême [de cette opération] ».

La Croix-Rouge indique ne pas avoir de détails sur des visites aux otages, exigées par Netanyahu

Des Israéliens manifestent devant le siège de la Croix-Rouge à Tel Aviv, exigeant que l’organisation insiste pour avoir accès aux environ 240 otages détenus par le Hamas et d'autres groupes terroristes à Gaza, le 9 novembre 2023. (Crédit : Ronen Topelberg)
Des Israéliens manifestent devant le siège de la Croix-Rouge à Tel Aviv, exigeant que l’organisation insiste pour avoir accès aux environ 240 otages détenus par le Hamas et d'autres groupes terroristes à Gaza, le 9 novembre 2023. (Crédit : Ronen Topelberg)

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé hier qu’Israël avait négocié avec succès l’inclusion d’une clause dans l’accord sur les otages permettant au Comité international de la Croix-Rouge de rendre visite à tous les otages de Gaza qui resteront dans la bande après ce premier accord.

Mais la Croix-Rouge a publié un communiqué indiquant qu’elle n’avait pas été informée de ces projets, qui impliquent directement son personnel.

« Depuis le 7 octobre 2023, le CICR n’a cessé de demander la libération de tous les otages détenus à Gaza et leur bon traitement. Nous n’avons pas arrêté de le faire et continuerons aussi longtemps qu’il le faudra. »

« Jusqu’à présent, le CICR n’a eu connaissance d’aucun accord conclu par les deux parties concernant les visites du CICR aux otages. Si des visites sont convenues, le CICR est prêt à se rendre sur place. Le CICR ne participe pas aux négociations entre les parties au conflit. »

L’envoyée américaine évoque au Conseil de sécurité de l’ONU les viols du 7 octobre

L'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, s'adressant à l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, le 27 octobre 2023. (Crédit : Bebeto Matthews/AP Photo)
L'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, s'adressant à l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, le 27 octobre 2023. (Crédit : Bebeto Matthews/AP Photo)

Linda Thomas-Greenfield, ambassadrice américaine auprès des Nations unies, a critiqué ses collègues membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour avoir minimisé ou ignoré les crimes commis par le Hamas le 7 octobre.

« Cela fait moins de deux mois que le Hamas a mené son attaque terroriste barbare contre Israël, mais de nombreux membres de ce conseil semblent avoir oublié ou tenté d’effacer les horreurs de cette journée. Et nombreux sont ceux qui ne parviennent toujours pas à condamner sans équivoque les actes de terreur du Hamas », a déclaré Thomas-Greenfield.

« Les enfants qui ont été exécutés devant leurs parents. Les familles qui ont été brûlées vives. Les jeunes qui ont été abattus avec joie. Nous avons également vu des images horribles montrant les viols et les agressions sexuelles de civils innocents par le Hamas. Où est la condamnation universelle ? Et où est l’indignation ? », a demandé Thomas-Greenfield lors d’une session du Conseil de sécurité axée sur le sort des femmes dans la guerre entre Israël et le Hamas.

« Ce moment est un test de notre capacité à comprendre la souffrance de tous. Nous devons continuer à garder une place dans nos cœurs pour les victimes de l’attentat du 7 octobre. Pour ceux en Israël dont les maisons sont la cible des roquettes du Hamas. Pour les otages de Gaza qui ont été arrachés à leurs familles », a-t-elle dit.

« Mais soyons clairs : nous devons aussi avoir la même compassion pour les civils palestiniens innocents, qui ont été tués et blessés au cours de ce conflit. Pour les civils innocents, pour la plupart des enfants, sous les décombres, et les habitants de Gaza qui ont cruellement besoin d’une aide humanitaire – d’eau, de nourriture, d’abris et d’autres produits essentiels. Pour les jeunes filles qui ne peuvent plus aller à l’école, et pour les personnes âgées qui sont tombées malades à cause d’un manque de nutrition adéquate, et pour les personnes handicapées qui ne peuvent pas se déplacer », a ajouté l’envoyée.

Les mères et leurs enfants seront libérés ensemble – Douzième chaine

L’accord concernant une libération d’otages prévue dans les prochains jours inclue la disposition selon laquelle les mères et leurs enfants seront libérés ensemble, a rapporté la Douzième chaîne.

La séquence complexe d’événements liés aux libérations prendra place entre 10h et 16h chaque jour pendant les quatre prochains jours à partir de demain, a-t-elle indiqué.

Un officier de Tsahal sera sur place chaque jour pour identifier chaque otage libéré lorsque les différents groupes seront remis à la Croix-Rouge à un poste-frontière de Gaza encore inconnu.

Ce n’est qu’après ce processus qu’Israël libérera en retour des groupes de prisonniers palestiniens – trois prisonniers palestiniens devant être libérés pour chaque otage israélien.

Les otages israéliens subiront un premier contrôle médical à la frontière, puis seront transférés vers des hôpitaux en Israël, où ils retrouveront leurs proches.

Le Hamas a reconnu savoir où se trouvaient 30 des quelque 40 enfants retenus en otages à Gaza, et ils devraient constituer la principale composante des 50 otages qui seront libérés dans les quatre prochains jours. Mais Israël estime que les États-Unis, le Qatar et l’Égypte pourraient contribuer à faciliter la libération ultérieure d’un plus grand nombre d’enfants, selon la Douzième chaîne.

L’armée israélienne mettra en pause sa campagne militaire à Gaza uniquement lorsque la Croix-Rouge aura confirmé que le premier groupe d’otages est entre ses mains, a ajouté la chaine.

Tsahal expose d’autres parties du réseau de tunnels du Hamas sous l’hôpital al-Shifa

Un graphique de Tsahal du 23 novembre 2023, illustrant l'utilisation de l'hôpital al-Shifa par le Hamas. (Crédit : Armée israélienne)
Un graphique de Tsahal du 23 novembre 2023, illustrant l'utilisation de l'hôpital al-Shifa par le Hamas. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne a montré d’autres parties du réseau de tunnels du Hamas sous l’hôpital al-Shifa en publiant des vidéos d’entrées supplémentaires et de cachettes souterraines.

L’armée israélienne a affirmé qu’un tunnel passait sous le « bâtiment qatari », nommé ainsi, à al-Shifa. Celui-ci comprend des « salles de guerre » et des cachettes, selon Tsahal.

L’entrée du tunnel découverte à al-Shifa la semaine dernière se terminait par une porte anti-souffle après environ 55 mètres de tunnel. Passé la porte, qui a été forcée hier, Tsahal affirme avoir trouvé une pièce climatisée, une cachette, des toilettes et une cuisine.

L’armée a indiqué que deux autres ouvertures de tunnel avaient été découvertes à proximité de l’hôpital, une dans une rue et une autre dans un bâtiment utilisé comme salle de classe.

Les troupes de Tsahal ont également déterré « de nombreuses armes » et découvert des éléments indiquant que des otages détenus par le Hamas étaient passés par al-Shifa, selon l’armée.

« Les résultats démontrent sans équivoque la méthode délibérée du Hamas pour opérer sous les hôpitaux. L’organisation terroriste exploite également les bâtiments de l’hôpital, les utilisant pour stocker des armes et comme quartier général terroriste », a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué.

Les journalistes de nombreux médias ont également pu visiter le tunnel avec le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de Tsahal.

Le Hamas affirme que le bilan des morts à Gaza s’élève à 14 532 tués, 35 000 blessés et 7 000 disparus

Des Palestiniens prient devant des corps de personnes tuées dans la guerre entre Israël et le Hamas, qui ont été amenés de l'hôpital al-Shifa vers une fosse commune dans la ville de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : AP/Mohamed Dahman)
Des Palestiniens prient devant des corps de personnes tuées dans la guerre entre Israël et le Hamas, qui ont été amenés de l'hôpital al-Shifa vers une fosse commune dans la ville de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : AP/Mohamed Dahman)

Le bureau de diplomatie publique du Hamas a actualisé son bilan des victimes de la guerre, l’élevant à 14 532 morts.

Ces chiffres n’ont pas été vérifiés de manière indépendante et incluraient les civils palestiniens tués par des roquettes lancées par des groupes terroristes ainsi que les terroristes palestiniens tués par Israël.

Le bureau du groupe terroriste a affirmé que 35 000 Palestiniens avaient été blessés au cours des 47 jours de combats et que 7 000 Palestiniens étaient portés disparus, probablement à cause des décombres.

Maison Blanche : Pas de répit tant que tous les otages ne seront pas de retour

Le président Joe Biden arrive à la base aérienne nationale du Delaware à New Castle, le 17 novembre 2023. (Crédit : AP/Manuel Balce Ceneta)
Le président Joe Biden arrive à la base aérienne nationale du Delaware à New Castle, le 17 novembre 2023. (Crédit : AP/Manuel Balce Ceneta)

« Aujourd’hui, nous nous réveillons avec une bonne nouvelle », a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby, dans une courte vidéo informant le public américain au sujet de l’accord sur les otages récemment conclu.

« Grâce au leadership personnel et à l’implication du président Biden, un accord a désormais été conclu entre Israël et le Hamas afin de libérer plus de 50 otages détenus par le Hamas – tous des femmes et des enfants. »

« Dans les prochains jours, nous commencerons à les voir retrouver leur famille. »

« Cet accord permettra également une pause dans les combats pendant environ quatre jours, peut-être plus longtemps, nous verrons ; et aussi une augmentation indispensable de l’aide humanitaire – de la nourriture, de l’eau, des médicaments et du carburant pour la population de Gaza, qui en a si désespérément besoin. »

« Nous allons continuer à soutenir Israël pour nous assurer qu’il dispose des outils et des capacités dont il a besoin pour riposter au Hamas. Nous allons continuer à travailler à l’augmentation et à l’accélération de l’aide humanitaire destinée à Gaza. »

« Nous ne nous reposerons pas tant que nous n’aurons pas pu ramener tous les otages chez eux, là où ils doivent être. Il y a donc encore beaucoup de travail à faire, mais c’est une belle journée aujourd’hui », a déclaré Kirby.

Israël pèsera soigneusement les réponses à des violations de la trêve par le Hamas

Des soldats israéliens dans la bande de Gaza, sur une photo diffusée le 18 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats israéliens dans la bande de Gaza, sur une photo diffusée le 18 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Israël craint que le Hamas ne viole l’arrêt des combats convenu et ne tire sur les soldats présents dans les zones du nord de Gaza contrôlées par Tsahal, a déclaré un haut responsable israélien lors d’un briefing avec les journalistes.

Si des soldats étaient attaqués, ils seraient autorisés à riposter, a déclaré le responsable, mais Israël tentera de ne pas lancer d’action militaire d’ampleur.

Le haut responsable a affirmé que le Hamas n’exerçait plus qu’un faible contrôle dans le nord de Gaza et pourrait ne pas être en mesure d’exercer son autorité sur tous les terroristes dans cette zone.

Par conséquent, Israël évaluera soigneusement, au cas par cas, la manière de répondre à toute violation de la pause dans les hostilités, en gardant à l’esprit l’impératif actuel de garantir la libération des otages. Les soldats feront face à toute menace directe, tout en faisant l’effort de ne pas entreprendre d’actions qui pourraient être interprétées comme une violation de l’accord.

Israël a l’intention de profiter de la pause dans les combats pour planifier les prochaines étapes de la guerre, notamment pour garantir le rapatriement du plus grand nombre possible d’otages, a déclaré le responsable.

Tsahal lance une nouvelle contre-attaque contre des sites du Hezbollah au sud-Liban

Des avions de combat de Tsahal mènent une série de frappes contre des sites du Hezbollah dans le sud du Liban en réponse aux attaques répétées contre le nord d'Israël, le 22 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran/X)
Des avions de combat de Tsahal mènent une série de frappes contre des sites du Hezbollah dans le sud du Liban en réponse aux attaques répétées contre le nord d'Israël, le 22 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran/X)

L’armée israélienne a affirmé que ses avions de combat avaient mené une nouvelle série de frappes contre des sites du Hezbollah au sud du Liban, en réponse à des attaques répétées contre le nord d’Israël.

Par ailleurs, des chars et des avions ont ciblé une cellule du Hezbollah qui a tiré sur Israël près de la communauté nord de Hanita, ainsi qu’une structure utilisée pour tirer sur les troupes dans la région de Mattat.

Plusieurs roquettes ont également été tirées depuis le Liban vers le nord d’Israël peu de temps après. L’armée israélienne affirme répondre par des tirs d’artillerie sur les sources des tirs.

Washington a poussé le Qatar à tenter d’adoucir les demandes du Hamas dans l’accord

Le président Joe Biden (à droite) et l'émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 31 janvier 2022. (Crédit : Alex Brandon/AP Photo)
Le président Joe Biden (à droite) et l'émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 31 janvier 2022. (Crédit : Alex Brandon/AP Photo)

Les États-Unis ont exercé une pression importante sur le Qatar pour qu’il tente d’adoucir les conditions de l’accord de libération des otages avec Israël, a déclaré un haut responsable israélien lors d’un briefing avec les journalistes.

Le président américain Joe Biden a envoyé le chef de la CIA William Burns au Qatar afin d’annuler une demande du Hamas de désigner toutes les femmes israéliennes de moins de 50 ans comme soldates, et d’utiliser cette classification uniquement pour les cinq femmes soldates en service actif détenues par le groupe terroriste, a indiqué le responsable.

En outre, l’obligation pour la Croix-Rouge internationale de rendre visite à tous les otages restants est un élément contraignant de l’accord, a déclaré le responsable, et les États-Unis, l’Égypte et le Qatar feront pression pour garantir que cet accord soit respecté.

L’ensemble de l’accord, a ajouté le responsable, n’est pas formalisé dans un document signé, mais a plutôt été ratifié par une annonce mutuelle – par Israël aux États-Unis et le Hamas au Qatar.

Si l’accord prévoit le retour d’un maximum de 80 otages, il resterait dans ce cas encore 160 otages à Gaza une fois les termes de cet accord conclus.

Le nombre total d’otages n’est pas définitif car Israël estime que huit personnes – deux ressortissants étrangers et six citoyens israéliens – sont toujours portées disparues près de sept semaines après que le Hamas a attaqué le sud d’Israël le 7 octobre. Leur statut n’est ainsi ni celui d’otage, ni celui de tué.

Israël n’informera pas les familles des otages tant que leurs proches n’auront pas quitté Gaza

Alexandra Ariev, au centre, s'exprime lors d'une conférence de presse au Centre juif italien de Rome, le 22 novembre 2023, après avoir rencontré le pape François au Vatican, avec d'autres représentants de proches des Israéliens enlevés par le Hamas le 7 octobre depuis retenus en otage par des terroristes à Gaza. (Crédit : AP/Gregorio Borgia)
Alexandra Ariev, au centre, s'exprime lors d'une conférence de presse au Centre juif italien de Rome, le 22 novembre 2023, après avoir rencontré le pape François au Vatican, avec d'autres représentants de proches des Israéliens enlevés par le Hamas le 7 octobre depuis retenus en otage par des terroristes à Gaza. (Crédit : AP/Gregorio Borgia)

Le premier groupe d’otages, dont la libération est prévue demain, sera transféré à la Croix-Rouge internationale et éventuellement à d’autres parties non précisées. Ils seront transférés via l’un des postes frontaliers internationaux de Gaza, a déclaré un haut responsable israélien lors d’un briefing avec les journalistes.

Après avoir reçu la preuve que les otages libérés sont les citoyens israéliens spécifiquement convenus, Israël libérera son groupe convenu de prisonniers palestiniens.

Craignant que le Hamas ne libère pas les otages spécifiques qu’il promet de libérer, Israël a décidé de ne pas informer les familles concernées que leurs proches étaient attendus demain, a déclaré le haut responsable.

Après avoir été reçus du côté israélien, les ex-otages seront immédiatement transportés par avion vers des hôpitaux, a indiqué le responsable.

Le Hamas chercherait à obtenir davantage de jours de cessez-le-feu et pourrait libérer jusqu’à 80 otages

Des familles d'Israéliens enlevés par des terroristes du Hamas à Gaza assistent à un rassemblement appelant à la libération des enfants otages devant le siège de l'UNICEF à Tel Aviv, le 20 novembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Des familles d'Israéliens enlevés par des terroristes du Hamas à Gaza assistent à un rassemblement appelant à la libération des enfants otages devant le siège de l'UNICEF à Tel Aviv, le 20 novembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

La libération d’une cinquantaine d’otages israéliens – enfants, mères et autres femmes – détenus par le Hamas débutera demain à 10h du matin, a déclaré un haut responsable israélien s’adressant aux journalistes.

Israël ne dispose toujours pas de la liste des otages qui seront libérés demain, a indiqué le responsable.

Le responsable a confirmé que les otages seront libérés par lots de 12 à 13 personnes, et le Hamas s’est engagé à libérer 50 otages dans les quatre prochains jours.

Un responsable américain a déclaré hier aux journalistes que le Hamas avait produit une liste contenant des informations d’identification sur les 50 femmes et enfants qu’il envisageait de libérer.

Le haut responsable israélien a affirmé qu’Israël estimait que le principal intérêt du Hamas dans les négociations était de maximiser la durée de la pause dans les hostilités, et que le carburant et l’aide humanitaire n’étaient pas la préoccupation centrale du Hamas.

Au départ, dit le responsable, le Hamas souhaitait une pause d’un mois dans les combats, mais a réduit ses exigences à quatre jours.

Des proches d’otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza tiennent une conférence de presse à Tel Aviv, le 19 novembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Par conséquent, a ajouté le responsable, prolonger la pause au-delà de quatre jours est un objectif central du Hamas.

Pour cette raison, a noté la source, le Hamas pourrait libérer davantage d’otages que les 50 prévus, alors qu’Israël a promis que le pause se prolongerait d’un jour supplémentaire pour chaque tranche de 10 otages israéliens supplémentaires libérés. Un total de 80 enfants et femmes kidnappés pourraient ainsi être libérés.

Concernant le nombre quotidien de libérations, le haut responsable a noté que le Hamas était lié par l’accord de libération de 50 otages dans un délai de quatre jours, avec pas moins de 10 otages par jour de cessez-le-feu. Ainsi, si le Hamas ne remettait que 10 otages par jour au cours des trois premiers jours, le Hamas devrait rattraper le nombre pour atteindre un total de 50 le quatrième jour.

Selon les estimations israéliennes, le Hamas détient au total 98 femmes et enfants, dont 40 enfants de moins de 19 ans. Au départ, le Hamas comptait 100 femmes et enfants otages vivants, mais ce nombre a chuté à 98 après le meurtre de Yehudit Weiss et Noa Marciano.

En outre, parmi les 98 femmes et enfants civils, cinq femmes soldats en service actif ne sont pas incluses dans l’accord.

La source a également affirmé qu’au-delà du maximum potentiel de 80 femmes et enfants qui pourraient être libérés dans les prochains jours, le Hamas devait « récupérer » les femmes et les enfants que d’autres groupes pourraient détenir dans toute la bande de Gaza, afin qu’ils soient éventuellement libérés après le quatrième jour de pause – c’est pourquoi Israël a accepté de ne pas collecter de renseignements par drones pendant six heures chaque jour, permettant au Hamas et à ses agents de rassembler les femmes et enfants se trouvant dans différents endroits de la bande de Gaza.

La Haute Cour rejette une requête contre l’accord sur les otages, ouvrant la voie à sa mise en œuvre demain

Les juges de la Haute Cour de Justice lors d'une audience sur les recours déposés contre la loi de "récusation" d'un Premier ministre du gouvernement, à la Cour Suprême, à Jérusalem, le 28 septembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Les juges de la Haute Cour de Justice lors d'une audience sur les recours déposés contre la loi de "récusation" d'un Premier ministre du gouvernement, à la Cour Suprême, à Jérusalem, le 28 septembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

La Haute Cour de Justice a rejeté la requête déposée par l’organisation Almagor contre l’accord visant à ramener certains des otages israéliens de Gaza, et affirme que le gouvernement a le pouvoir de conclure de tels accords.

Cette décision ouvre la voie à l’accord d’échange, dans le cadre duquel Israël libérera 150 prisonniers de sécurité palestiniens en échange de 50 otages israéliens.

Le juge Alex Stein a rejeté les arguments d’Almagor selon lesquels l’accord violait le droit à l’égalité entre les otages à Gaza, affirmant que rapatrier les captifs était une responsabilité morale, citant l’érudit rabbinique médiéval Maïmonide.

« Cette question difficile relève entièrement des considérations de guerre, de paix et de politique étrangère, qui sont entre les mains du gouvernement. Il s’agit d’une question politique claire sur laquelle le tribunal ne peut pas répondre, ce que nous avons souligné à plusieurs reprises dans un certain nombre de décisions », a écrit Stein.

Tsahal attaque le quartier de Tel al-Hawa à Gaza City, capturant des sites du Hamas

L’armée israélienne frappe un bâtiment dans le quartier de Tel al-Hawa, dans la ville de Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : Capture d’écran/X)
L’armée israélienne frappe un bâtiment dans le quartier de Tel al-Hawa, dans la ville de Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : Capture d’écran/X)

Les troupes de la Brigade de parachutistes de Tsahal ont attaqué le quartier de Tel al-Hawa à Gaza City, capturant un poste du Hamas et les bureaux de la division de renseignement du groupe terroriste, a indiqué l’armée.

L’armée a indiqué que les forces avaient saisi « du matériel de renseignement, des [équipements] techniques et des informations importantes sur les infrastructures souterraines du Hamas » lors des raids.

Les bureaux de la division de renseignement du Hamas ont ensuite été détruits.

Lors du raid sur le poste du Hamas, les troupes ont tué plusieurs terroristes et découvert un atelier de fabrication de drones, de mortiers et d’autres armes.

Eli Cohen prévient à nouveau que les attaques quotidiennes du Hezbollah pourraient conduire à une guerre totale au Liban

Des volutes de fumée se dégageant après une frappe aérienne israélienne dans la région d'al-Labouneh, près de la frontière sud du Liban avec Israël, le 18 novembre 2023. (Crédit : AFP)
Des volutes de fumée se dégageant après une frappe aérienne israélienne dans la région d'al-Labouneh, près de la frontière sud du Liban avec Israël, le 18 novembre 2023. (Crédit : AFP)

Pour la deuxième journée consécutive, le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen a prévenu que les attaques en cours du groupe terroriste du Hezbollah contre Israël pourraient conduire à une guerre totale au Liban.

« Les attaques du Hezbollah, le mandataire de l’Iran, pourraient conduire à une guerre au Liban », a déclaré Cohen lors d’un point presse avec les médias.

« Israël n’a aucun intérêt à ouvrir un autre front mais nous ne pouvons pas continuer à tolérer de telles attaques. La responsabilité de la communauté internationale est de mettre pleinement en œuvre la résolution 1701 afin de prévenir une guerre au Liban », a-t-il poursuivi.

La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a mis fin à la Seconde Guerre du Liban en 2006, appelait au désarmement de toutes les milices libanaises – en référence au Hezbollah – et à la libération du sud du Liban de tous les groupes paramilitaires, mais n’a jamais été mise en œuvre.

Mardi, Cohen a écrit au Conseil de sécurité de l’ONU pour avertir qu’une guerre régionale pourrait éclater en raison des attaques répétées du Hezbollah contre les civils israéliens et l’armée israélienne, et a appelé l’organisme à mettre en œuvre la résolution 1701 afin d’éviter un tel scénario.

Tsahal annonce le décès d’un autre soldat, portant à 70 le nombre de militaires tués à Gaza

Le sergent d'état-major Eitan Dov Rosenzweig. (Autorisation)
Le sergent d'état-major Eitan Dov Rosenzweig. (Autorisation)

L’armée israélienne a annoncé aujourd’hui la mort d’un soldat lors de combats dans le nord de la bande de Gaza, portant à 70 le nombre de militaires tués dans l’offensive terrestre contre le Hamas.

Il s’agit du sergent d’état-major Eitan Dov Rosenzweig, 21 ans, du bataillon Shaked de la brigade Givati, originaire d’Alot Shvut.

L’armée israélienne a également affirmé qu’un réserviste de l’unité 504 de la Direction du renseignement militaire et un soldat de l’unité de reconnaissance de la brigade Golani avaient été grièvement blessés lors d’affrontements distincts dans le nord de Gaza.

Rosenzweig est le troisième élève de sa classe de la yeshiva Neve Shmuel à avoir été tué lors des combats à Gaza.

Les Gazaouis qui ont fui vers le sud doivent être autorisés à rentrer chez eux – USA

Des Palestiniens arrivent à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 novembre 2023, après avoir fui leurs maisons dans la ville de Gaza et dans le nord de la bande de Gaza, face à la guerre en cours entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
Des Palestiniens arrivent à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 novembre 2023, après avoir fui leurs maisons dans la ville de Gaza et dans le nord de la bande de Gaza, face à la guerre en cours entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

L’envoyé de l’administration Biden pour la situation humanitaire à Gaza, David Satterfield, a déclaré que les Palestiniens du nord de Gaza qui ont fui vers le sud sur directive de Tsahal « devaient être autorisés à retourner chez eux dans le nord dès que possible ».

Hier, un haut responsable israélien informant les journalistes sur l’accord d’otages récemment signé a souligné que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait bloqué l’inclusion d’une clause qui aurait permis aux Palestiniens évacués vers le sud de retourner dans le nord, où Tsahal envisage toujours de continuer à opérer après l’expiration du cessez-le-feu de plusieurs jours.

La majeure partie du nord de Gaza a été décimée par les combats en cours.

Dans une interview avec la chaîne de télévision libanaise al-Jadeed, Satterfield a réitéré la position américaine contre le déplacement des Palestiniens, qui va également à l’encontre d’un nombre croissant de propositions récentes de législateurs israéliens de droite et même centristes appelant à ce que les pays du monde entier accueillent les habitants de Gaza et promeuvent leur réinstallation volontaire.

Satterfield a précisé que les États-Unis « voulaient voir Israël réussir sa campagne » et a mis en garde le groupe terroriste du Hezbollah au Liban contre la poursuite des tirs de missiles sur Israël s’il voulait éviter une escalade.

Avigaïl Idan, dont les parents ont été tués le 7 octobre, devrait être libérée – responsable US

Avigaïl Idan, à gauche, ici avec son père Roee et son frère Michael, a été capturée par des terroristes du Hamas au kibboutz Kfar Azza le 7 octobre 2023. (Autorisation)
Avigaïl Idan, à gauche, ici avec son père Roee et son frère Michael, a été capturée par des terroristes du Hamas au kibboutz Kfar Azza le 7 octobre 2023. (Autorisation)

Parmi les quelque 50 otages qui devraient être libérés demain figurent trois Américains, dont Avigail Mor Idan, âgée de 3 ans, dont les parents Roee et Smadar ont été assassinés devant elle lors du massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre, a déclaré hier un haut responsable de l’administration Biden lors d’une conférence de presse.

Deux autres femmes ayant la double nationalité américaine et israélienne font partie des autres personnes qui devraient être libérées, a précisé le haut fonctionnaire.

Dix citoyens américains sont actuellement retenus en otage ou portés disparus.

Israël/Hamas: le pape met en garde contre « une montagne de morts »

Le pape François a mis en garde mercredi contre « une montagne de morts » dans la guerre entre Israël et le Hamas, appelant au « dialogue et aux négociations ».

« Prions pour la paix en Terre Sainte. Prions pour que les controverses soient résolues par le dialogue et la négociation, et non par une montagne de morts de part et d’autre », a-t-il dit dans un appel vidéo pour la paix dans le monde et au Proche Orient.

Un responsable israélien dit à CNN que le cessez-le-feu commencera jeudi à 10h

Des soldats de Tsahal se déploient dans le nord de la bande de Gaza, sur cette photo remise pour publication, le 22 novembre 2023. (Crédit : Tsahal)
Des soldats de Tsahal se déploient dans le nord de la bande de Gaza, sur cette photo remise pour publication, le 22 novembre 2023. (Crédit : Tsahal)

Un responsable israélien a confirmé à CNN l’heure de début du cessez-le-feu, demain, à 10 heures.

Jusqu’à présent, seul le Hamas avait confirmé l’horaire.

Israël n’a pas encore fait de déclaration officielle.

Les soldats israéliens s’emparent du quartier général de la brigade du Hamas du nord de Gaza

Des soldats de Tsahal s'emparent du quartier général de la brigade du Hamas dans le nord de Gaza, le 22 novembre 2023. (Capture d'écran/X)
Des soldats de Tsahal s'emparent du quartier général de la brigade du Hamas dans le nord de Gaza, le 22 novembre 2023. (Capture d'écran/X)

L’armée israélienne a annoncé que la brigade d’infanterie Givati s’était emparée du quartier général de la brigade du Hamas du nord de Gaza, dans le quartier de Sheikh Za’id, entre Beit Hanoun et Jabaliya.

Selon Tsahal, plusieurs hauts responsables du Hamas vivent à Sheikh Zaid, et le quartier compte également un certain nombre de complexes appartenant au groupe terroriste, à commencer par ses unités d’élite Nukhba.

L’armée affirme que les soldats de Givati ont attaqué le complexe, trouvé plusieurs entrées de tunnel, dont une entrée « stratégique » d’environ 50 mètres de profondeur et sept mètres de large.

Dans l’enceinte, toujours, les soldats ont trouvé une version miniature de véhicule blindé de transport de troupes de Tsahal ainsi qu’une maquette de la barrière frontalière israélienne de Gaza, a précisé l’armée. À proximité, ont été trouvé un site de production et de lancement de roquettes.

Tsahal indique que ses soldats ont tué plusieurs membres du Hamas en s’emparant de la zone et que le complexe a ensuite été détruit.

Lors d’une autre intervention dans la même zone, les soldats de Givati ont trouvé plusieurs armes sur une camionnette vraisemblablement utilisée par le Hamas pour ses attaques du 7 octobre.

Les autorités disent avoir identifié le corps de Shani Gabay, 25 ans, présumée otage

Shani Gabay est présumée avoir été capturée par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023 lors de la rave Supernova dans le désert (Crédit : Autorisation)
Shani Gabay est présumée avoir été capturée par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023 lors de la rave Supernova dans le désert (Crédit : Autorisation)

Près de sept semaines après le massacre de la rave Supernova près de Gaza, le 7 octobre dernier, les autorités viennent d’annoncer avoir identifié le corps de Shani Gabay, jeune femme de 25 ans portée disparue depuis l’attaque du Hamas contre Israël, et jusqu’à présent présumée otage.

Originaire de Yokneam, Shani Gabay travaillait à la fête. On l’a vue pour la dernière fois en train de se réfugier dans un poste de commandement de la police, après avoir reçu une balle dans la jambe. On ignore pour quelle raison l’identification a pris autant de temps.

Selon son frère aîné, Aviel Gabay, cette toute jeune diplômée de la faculté de droit avait appelé sa mère, à 6h40 du matin, pour lui parler des tirs de roquettes et lui demander ce qu’elle devait faire.

Elle se trouvait dans sa voiture, au moment de l’appel, et sa mère lui a recommandé de s’arrêter et de trouver un lieu sûr. Elle a trouvé un abri de campagne près du kibboutz Alumim et s’y est rendue, ne sachant pas encore à ce moment-là qu’en plus des roquettes, des terroristes tiraient sur les festivaliers.

Selon les deux amis de Gabay qui se trouvaient eux aussi dans l’abri mais ont survécu, chacun ayant néanmoins perdu une jambe, les terroristes ont lancé des grenades à l’intérieur de l’abri. Gabay a été sortie de l’abri et semble être retournée à sa voiture, où on lui a tiré dessus. Elle s’est alors dirigée vers un secouriste qui l’a conduite au poste de police.

Des terroristes ont ensuite attaqué ce poste, et personne n’a plus jamais eu de ses nouvelles.

Tsahal dit avoir abattu un missile de croisière – apparemment tiré par les Houthis – au-dessus de la mer Rouge

Un missile intercepteur Arrow lancé en mer Rouge, au mois d'octobre 2023. (Crédit : Ministère de la Défense)
Un missile intercepteur Arrow lancé en mer Rouge, au mois d'octobre 2023. (Crédit : Ministère de la Défense)

L’armée israélienne a annoncé qu’un de ses avions de chasse avait abattu un missile de croisière au-dessus de la mer Rouge, près d’Eilat, ville la plus méridionale du pays.

Ce missile aurait été tiré par les Houthis du Yémen soutenus par l’Iran.

Tsahal assure que le missile n’a pas pénétré dans l’espace aérien israélien.

Des membres du Hamas sortent d’un tunnel et se rendent aux soldats de Tsahal

Extrait d'une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le 22 novembre 2023, supposée montrer des membres du Hamas sortant d'un tunnel et se rendant aux troupes israéliennes dans le camp de Shati, dans la ville de Gaza, lors de l'offensive terrestre de Tsahal. (capture d'écran/X)
Extrait d'une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le 22 novembre 2023, supposée montrer des membres du Hamas sortant d'un tunnel et se rendant aux troupes israéliennes dans le camp de Shati, dans la ville de Gaza, lors de l'offensive terrestre de Tsahal. (capture d'écran/X)

Une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux aujourd’hui montrerait des membres du Hamas en train de sortir d’un tunnel avant de se rendre aux soldats israéliens, dans le camp de Shati, dans la ville de Gaza, dans le cadre de l’offensive terrestre de Tsahal.

Sans plus d’éléments de contexte, on ignore quand cette vidéo a précisément été tournée.

Le Times of Israël n’a pas encore pu vérifier l’authenticité de la vidéo.

L’armée signale des tirs de roquette depuis le Liban

Un obus explose au-dessus de Kfar Kila, un village libanais à la frontière avec Israël, une photo prise depuis la ville de Marjayoun, dans le sud du Liban, le 22 novembre 2023.(Crédit : AP Photo/Hussein Malla)
Un obus explose au-dessus de Kfar Kila, un village libanais à la frontière avec Israël, une photo prise depuis la ville de Marjayoun, dans le sud du Liban, le 22 novembre 2023.(Crédit : AP Photo/Hussein Malla)

L’armée israélienne a indiqué que plusieurs roquettes ont été tirées depuis le Liban vers les communautés de Netua, Zarit et Yiftah, depuis une heure, déclenchant les sirènes d’alerte.

Tous les projectiles sont retombés dans des champs, ne faisant aucun blessé, a-t-elle précisé.

Tsahal a annoncé que les soldats procédaient actuellement à des tirs d’artillerie en direction de l’origine de ces tirs et que les chars ont également frappé un poste d’observation du Hezbollah, dans le sud du Liban.

Un groupe de victimes du terrorisme dépose une requête contre l’accord sur les otages

L’Association des victimes du terrorisme Almagor a déposé une requête devant la Haute-cour de justice, dénonçant l’accord conclu entre Israël et le Hamas qui prévoit la remise en liberté de 50 otages contre la libération de 150 prisonniers palestiniens.

Elle réclame un report de la mise en vigueur de l’accord, affirmant que ce dernier contrevient aux termes du rapport de la Commission Shamgar sur les échanges de détenus qui avait été partiellement publié en 2022 et qui stipule que seul un petit nombre de prisonniers incarcérés en Israël peut être libéré par captif israélien rapatrié.

Almagor cite aussi un jugement de la Haute-cour qui avait été rendu en défaveur de l’échange Gilad Shalit, en 2011 – même si les juges avaient refusé d’arrêter l’échange. Ils avaient néanmoins estimé que les objections les plus fortes à ce cas de figure était que les prisonniers qui seraient remis en liberté menaceraient la sécurité des civils israéliens à l’avenir.

L’organisation demande que la Cour ordonne au gouvernement de démontrer que l’accord ne mettra pas en péril la vie des civils israéliens et la vie des soldats de Tsahal maintenus en captivité par le Hamas.

Elle réclame également à la Cour d’établir que le gouvernement « n’a pas le droit de faire la différence entre un sang et un autre » – ce qui signifie qu’il n’a pas l’autorité nécessaire pour déterminer qu’un otage pourra être libéré tandis qu’un autre « restera entre les mains des meurtriers dont les mains sont éclaboussées de sang. »

La requête devrait être rejetée par la Haute-cour comme elle l’a déjà fait dans le passé – elle avait jugé que son autorité ne lui permettait pas de statuer sur des dossiers de sécurité ou de diplomatie, sauf dans des cas extrêmes.

Les médias syriens évoquent des « dégâts » après des frappes israéliennes à Damas

L’agence de presse syrienne SANA, citant une source militaire, a fait savoir que les avions de chasse israéliens avaient tiré deux missiles depuis le plateau du Golan qui ont pris pour cible un site situé aux abords de Damas.

Elle a affirmé que le système de défense antiaérienne était parvenu à abattre l’un des deux missiles et que le deuxième avait entraîné « des dégâts matériels ».

Il n’y aurait pas eu de blessé dans cette attaque présumée, selon l’agence.

Les médias syriens signalent des frappes israéliennes près de Damas

Les médias syriens ont fait savoir que des explosions avaient été entendues et que les systèmes de défense antiaérienne s’étaient déclenchés dans la capitale de Damas, apparemment dans le cadre de frappes israéliennes présumées.

La station de radio pro-gouvernementale Sham FM a indiqué que les systèmes de défense antiaérienne avaient visé « des cibles hostiles » dans le secteur – un euphémisme pour désigner les avions de chasse et les missiles israéliens.

Aucune information n’a encore été transmise sur d’éventuelles victimes ou sur des dégâts entraînés par ces attaques présumées.

La conductrice qui avait tué Rafael Adana, 4 ans, mise en examen pour délit de fuite

Une femme brandissant une photo de Rafael Adana, 4 ans, tué dans un délit de fuite à Netanya en mai, lors d'une manifestation appelant à la justice, à Tel Aviv, le 30 août 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Une femme brandissant une photo de Rafael Adana, 4 ans, tué dans un délit de fuite à Netanya en mai, lors d'une manifestation appelant à la justice, à Tel Aviv, le 30 août 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Les procureurs ont retenu une mise en examen pour délit de fuite dans le cadre d’un accident qui avait entraîné la mort d’un petit garçon de quatre ans d’origine éthiopienne, une affaire qui avait secoué le pays.

Rafael Adana avait été renversé par une voiture alors qu’il se promenait en compagnie de son grand-père à Netanya lors d’un Shabbat, le 6 mai. Il avait été grièvement blessé et il s’était éteint à l’hôpital plusieurs jours plus tard.

La conductrice du véhicule, Carol Fessler, 70 ans, avait fui les lieux de l’accident, affirmant qu’elle « n’avait pas senti » que sa voiture venait de toucher quelque chose. Elle s’était rendue à la police plusieurs heures plus tard et elle avait témoigné de la collision.

Après l’annonce de cette mise en examen, les membres de la famille de l’enfant se sont indignés, disant que l’automobiliste était parvenue à éviter le chef d’inculpation plus important d’homicide involontaire.

« Nous sommes réellement déçus que les procureurs aient adopté une approche d’une telle indulgence face à celle qui a tué notre fils », a-t-elle fait savoir dans une déclaration.

L’affaire avait déjà provoqué un tollé et plusieurs manifestations violentes des membres de la communauté éthiopienne qui avaient accusé la police et les procureurs de racisme, affirmant qu’ils traînaient dans leur prise en charge du dossier.

Les Maldives envisagent d’interdire l’entrée des Israéliens

Des touristes étrangers arrivent dans une résidence de vacances sur l'île de Kurumba aux Maldives, le 12 février 2012. (AP Photo/ Gemunu Amarasinghe, File)
Des touristes étrangers arrivent dans une résidence de vacances sur l'île de Kurumba aux Maldives, le 12 février 2012. (AP Photo/ Gemunu Amarasinghe, File)

Un député des Maldives, nation de l’Océan indien, a soumis un projet de loi qui interdirait aux touristes israéliens de venir séjourner dans cette destination populaire de vacances.

Selon les médias locaux, Mohamed Nasheed Abdulla a soumis cette proposition de législation qui appelle les Maldives à s’aligner sur les politiques mises en place par l’Organisation de coopération islamique.

La date d’un vote parlementaire sur ce projet de loi reste indéterminée.

Israël n’a pas de relations diplomatiques avec cette nation à majorité musulmane, mais les Israéliens ont l’autorisation de venir dans ce pays célèbre pour ses atolls.

Dans le cadre de ses mises en garde aux voyageurs plus larges, dans le sillage de la guerre, Israël a demandé à ses citoyens de s’abstenir d’aller aux Maldives, comme dans les autres pays musulmans.

Parmi les prisonniers palestiniens qui pourraient être libérés : 49 membres du Hamas, 60 du Fatah et 17 du FPLP

Isra Jaabis, à une audience de détermination de la peine au tribunal de district de Jérusalem, le 7 novembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Isra Jaabis, à une audience de détermination de la peine au tribunal de district de Jérusalem, le 7 novembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Israël a rendu publics les noms de 300 détenus palestiniens susceptibles d’être libérés. Parmi eux figurent 33 femmes, 123 adolescents et 144 hommes d’environ 18 ans.

Le plus jeune est Adam Abouda Hassan Gheit, 14 ans, originaire de Jérusalem-Est. Il a été arrêté en mai pour « sabotage (…), agression contre un agent de police et jet de pierres ».

La plus âgée est une femme de 59 ans, Hanan Salah Abdallah Barghouti, arrêtée en septembre pour des « activités liées au Hamas, dont des transferts d’argent ».

Sur les 300 détenus, 49 sont des membres du groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, 60 du Fatah – le parti du président de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie – et 17 appartiennent au Front populaire pour la libération de la Palestine.

Aucune affiliation n’a été spécifiée pour les autres.

La personne la plus en vue est Israa Jaabis, 38 ans, reconnue coupable d’avoir fait exploser une bonbonne de gaz dans sa voiture à un poste de contrôle en 2015, blessant un policier. Elle a été condamnée à onze ans de prison.

Le gouvernement suisse décide d’interdire le Hamas

Le gouvernement fédéral suisse a décidé d’interdire le groupe terroriste islamiste palestinien Hamas par le biais d’une proposition de loi soumise au Parlement, a-t-il indiqué mercredi, dans un communiqué.

Le Conseil fédéral (gouvernement) « a décidé d’élaborer une loi propre visant à interdire le Hamas. Il estime que cette option est la meilleure solution pour répondre à la situation prévalant depuis le 7 octobre au Proche-Orient » et les attaques sans précédent du groupe terroriste islamiste palestinien sur le territoire israélien.

L’agence de Susan Sarandon rompt son contrat après ses propos sur les Juifs américains

Susan Sarandon au Festival international du film de Toronto au Winter Garden Theatre le 10 septembre 2018 à Toronto. (Crédit : Evan Agostini/Invision/AP)
Susan Sarandon au Festival international du film de Toronto au Winter Garden Theatre le 10 septembre 2018 à Toronto. (Crédit : Evan Agostini/Invision/AP)

L’agence artistique d’Hollywood UTA a rompu son contrat avec l’actrice Susan Sarandon en raison des propos tenus lors d’un récent rassemblement pro-palestinien, à savoir que les Juifs américains effrayés par le regain d’antisémitisme « ont un avant-goût de ce que c’est que d’être musulman dans ce pays ».

Le porte-parole de l’agence a confirmé la décision à Deadline.

Sarandon est particulièrement critique envers Israël depuis le début de la guerre. Elle s’est en effet livrée à plusieurs reprises à des accusations publiques de génocide, d’atrocités et de crimes de guerre, a fait circuler de fausses informations niant les massacres perpétrés par le Hamas dans les communautés israéliennes et qualifié le Hamas d’« organisation résistante » et non de groupe terroriste.

Une mère montre au pape une photo de son fils otage

Rachel Goldberg, dont le fils, Hersh Goldberg-Polin, a eu le bras arraché et a ensuite été enlevé par des terroristes du Hamas, le 7 octobre dernier, lors de la rave Supernova dans le désert, a montré des images de l’attaque au pape François, lors d’une réunion organisée avec des proches d’otages au Vatican, ce matin.

« C’est mon fils », a dit Goldberg, en montrant son téléphone portable au pape. « Il n’a plus de bras, cela fait 47 jours. »

Accord Israël-Hamas: « un pas important » mais « beaucoup reste à faire », selon l’ONU

L’accord entre Israël et le Hamas pour la libération d’otages et une trêve dans les combats à Gaza, est « un pas important dans la bonne direction, mais beaucoup reste à faire », a déclaré mercredi un porte-parole du secrétaire général de l’ONU.

Antonio Guterres « salue l’accord conclu entre Israël et le Hamas, avec la médiation du Qatar soutenu par l’Egypte et les Etats-Unis », souligne le porte-parole dans un bref communiqué reçu à Genève, ajoutant que l’ONU fera tout pour aider à sa mise en œuvre.

Frappes américaines en Irak: huit combattants pro-Iran tués

Des Irakiens portent le cercueil de Fadel al-Maksusi, un combattant des Kataeb Hezbollah qui faisait également partie de la Résistance islamique en Irak, le groupe qui a revendiqué toutes les attaques récentes contre les troupes américaines en Irak et en Syrie, lors d'un enterrement à Bagdad le 21 novembre 2023. (Crédit : AHMAD AL-RUBAYE / AFP)
Des Irakiens portent le cercueil de Fadel al-Maksusi, un combattant des Kataeb Hezbollah qui faisait également partie de la Résistance islamique en Irak, le groupe qui a revendiqué toutes les attaques récentes contre les troupes américaines en Irak et en Syrie, lors d'un enterrement à Bagdad le 21 novembre 2023. (Crédit : AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

Au moins huit combattants ont été tués mercredi en Irak par les frappes américaines menées avant l’aube, selon un nouveau bilan fourni par les Brigades du Hezbollah, groupe terroriste armé pro-Iran et affilié au Hachd al-Chaabi visé par ces bombardements.

Evoquant « les bombardements américains contre des sites du Hachd (…) qui ont fait huit martyrs », le groupe fustige un « crime » et assure « qu’il ne restera pas impuni », selon un communiqué sur son site Internet. En allusion aux attaques contre les troupes américaines, les Brigades du Hezbollah s’engagent à « élargir la portée des cibles, si l’ennemi poursuit sa méthode criminelle ».

L’armée israélienne démolit les structures d’un avant-poste israélien illégal en Cisjordanie

Illustration : Des membres des forces de sécurité israéliennes retirent une caravane installée par des résidents d'implantation dans l'ancien avant-poste d'Amona, le 3 janvier 2019. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Illustration : Des membres des forces de sécurité israéliennes retirent une caravane installée par des résidents d'implantation dans l'ancien avant-poste d'Amona, le 3 janvier 2019. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

La police et des représentants de l’administration civile du ministère de la Défense ont démoli plusieurs structures d’un petit avant-poste israélien illégal, établi en Cisjordanie sur le site de l’ancienne implantation d’Amona, évacuée en 2017.

Selon des militants du mouvement des implantations, l’une des maisons démolies appartenait à un ancien habitant d’Amona, qui avait établi le nouvel avant-poste il y a de cela un an.

Ils affirment qu’une autre maison était celle d’un soldat actuellement à Gaza, dont ils n’ont toutefois pas donné le nom.

Toujours selon eux, la police aurait confisqué les téléphones des habitants de l’avant-poste afin de les empêcher de filmer l’évacuation.

L’Administration civile note que l’avant-poste était situé très près de la zone B de Cisjordanie sur laquelle l’Autorité palestinienne exerce un contrôle civil.

Le Hamas a annoncé le début d’une trêve temporaire, demain à 10 heures

Des manifestants avec des photos de personnes prises en otage par le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, lors d'une manifestation devant Downing Street, à Londres, le 19 novembre 2023. (Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP)
Des manifestants avec des photos de personnes prises en otage par le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, lors d'une manifestation devant Downing Street, à Londres, le 19 novembre 2023. (Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP)

Le responsable du Hamas, Moussa Abu Marzouk, a déclaré dans une interview à Al Jazeera que la trêve temporaire entre le groupe terroriste et Israël entrerait en vigueur demain à 10 heures.

Cette annonce s’est faite suite à la conclusion d’un accord entre Israël et le Hamas prévoyant un arrêt de quatre jours des combats et la libération d’au moins 50 des quelque 240 otages que le Hamas a enlevés le 7 octobre dernier, en échange de la libération de 150 prisonniers palestiniens – des femmes et des mineurs – incarcérés dans des prisons israéliennes pour des motifs de sécurité.

L’accord a été approuvé par le gouvernement israélien durant la nuit.

Selon la Douzième chaîne, Abou Marzouk aurait déclaré que la plupart des otages qui doivent être libérés sont de nationalité étrangère, sans préciser toutefois s’ils détiennent également un passeport israélien. Israël a pour sa part fait savoir que tous les otages étaient des ressortissants ou résidents israéliens.

Israël n’a commenté cette annonce.

Tsahal a détruit 400 puits de tunnel dans la bande de Gaza

Les forces israéliennes affirment que leurs troupes ont découvert et détruit quelque 400 puits de tunnel dans la bande de Gaza depuis le début de l’offensive terrestre le mois dernier.

Les troupes de l’unité d’élite d’ingénierie de combat Yahalom ont joué un rôle important dans la démolition des tunnels du Hamas.

Les entrées des tunnels ont été découvertes au cœur d’infrastructures civiles, notamment des immeubles résidentiels, des écoles, des hôpitaux et d’autres sites.

Tsahal a accusé le Hamas d’utiliser la population palestinienne de Gaza comme bouclier humain en plaçant délibérément ses infrastructures dans l’environnement civil.

Tsahal demande aux habitants de Jabaliya et Shejaiya de fuir vers le sud et annonce une pause tactique à Khan Younis

Tsahal exhorte les civils de la ville de Jabaliya et du quartier de Shejaiya dans la ville de Gaza, tous deux situés dans le nord de la bande de Gaza, à se diriger vers le sud pendant le corridor humanitaire quotidien qui est ouvert jusqu’à 16 heures aujourd’hui.

L’armée a pénétré de plus en plus loin dans le bastion du Hamas de Jabaliya et devrait ensuite entrer dans Shejaiya.

L’armée annonce également que la pause tactique d’aujourd’hui se fera dans les quartiers Jourat al-Lot et Batn al-Sameen de Khan Younès.

Macron « salue » l’accord et dit œuvrer « sans relâche pour que tous les otages soient libérés »

Emmanuel Macron a salué mercredi « l’annonce d’un accord pour la libération d’otages » retenus par le Hamas et « une trêve humanitaire » entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien.

« Nous œuvrons sans relâche pour que tous les otages soient libérés. La trêve humanitaire annoncée doit permettre de faire entrer de l’aide et de porter secours à la population de Gaza », a dit le président français sur le réseau social X, sans plus de précisions.

Accord de libération d’otages : le Kremlin salue une « bonne nouvelle »

Le Kremlin a estimé mercredi que l’accord conclu entre Israël et le Hamas pour une trêve humanitaire à Gaza et la libération d’otages constituait une « bonne nouvelle » et un développement « positif ».

« C’est la première bonne nouvelle en provenance de Gaza depuis très longtemps », a répondu le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, à des journalistes qui l’interrogeaient sur la réaction de Moscou. Il a ajouté que la Russie et « la plupart des pays du monde » avaient appelé à une telle trêve, nécessaire pour tout « règlement durable » du conflit.

Accord: Sissi salue « le succès » de la médiation du Caire, de Doha et Washington

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a salué mercredi « le succès de la médiation de l’Egypte, du Qatar et des Etats-Unis » ayant mené à un accord « pour mettre en place une trêve humanitaire dans la bande de Gaza », rapporte le bureau de la présidence.

M. Sissi a également salué « l’échange d’otages contre des prisonniers » palestiniens.

L’accord conclu pour une trêve humanitaire à Gaza et la libération d’otages enlevés par le groupe terroriste du Hamas en Israël, premier signe tangible de répit après des semaines de guerre, a été salué mercredi à travers le monde.

Ben Gvir dénonce l’accord sur les otages et affirme qu’il crée un « dangereux précédent

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à la Knesset, à Jérusalem, le 19 septembre 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à la Knesset, à Jérusalem, le 19 septembre 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dans un tweet publié ce matin, le chef du parti Otzma Yehudit Itamar Ben Gvir, a qualifié l’accord approuvé de « dangereux précédent » qui répète les erreurs du passé – probablement une référence à l’accord Shalit de 2011, dans lequel plus de 1 000 terroristes ont été libérés en échange de Gilad Shalit, alors soldat de Tsahal – et qui fait le jeu du chef du Hamas, Yahya Sinwar.

Le politicien d’extrême droite soutient que, bien que l’accord ait quelques avantages, « nous avons le devoir moral de ramener tout le monde, et nous n’avons ni le droit ni la permission d’accepter l’idée de les séparer et de n’en ramener que quelques-uns ».

Il a reproché à l’accord de ne pas garantir la libération de toutes les femmes et de tous les enfants détenus à Gaza, le qualifiant d' »immoral, illogique et très loin d’être suffisant » et affirmant qu’il « aurait pu et dû être différent ».

« Le Hamas souhaitait cette trêve plus que tout », accuse-t-il. Il voulait également se « débarrasser » des femmes et des enfants lors de la première phase, car ils étaient à l’origine de la pression internationale. Il voulait obtenir en échange du carburant, la libération de terroristes, l’arrêt des activités de Tsahal et même une interdiction des vols [de surveillance]. Ils ont obtenu tout cela ».

Il a insisté sur l’intensification des actions militaires israéliennes contre le Hamas, dans le but de faire pression sur le Hamas pour qu’il accepte un accord global sur les otages. Il a déclaré que les ministres de son parti avaient voté contre l’accord « non sans y avoir réfléchi », affirmant que toutes les options étaient « mauvaises » à l’heure actuelle.

L’aviation de Tsahal frapppe des cibles du Hezbollah au Liban

L’armée israélienne indique que ses avions de combat ont effectué des frappes contre des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban.

Les sites visés comprenaient un complexe militaire où étaient rassemblés des terroristes, ainsi que d’autres infrastructures appartenant au groupe terroriste, selon l’armée israélienne.

Ces frappes interviennent dans un contexte d’attaques répétées du Hezbollah et des factions palestiniennes alliées contre le nord d’Israël.

AP: 6 Palestiniens tués lors de heurts avec Tsahal en Cisjordanie après un raid à Tulkarem

Six Palestiniens ont été tués au cours d’affrontements avec l’armée israélienne dans la ville de Tulkarem en Cisjordanie, selon le ministère de la santé de l’Autorité palestinienne.

Les forces israéliennes n’ont fait aucun commentaire sur ce raid dans l’immédiat.

Les tensions en Cisjordanie sont au plus haut depuis l’assaut du Hamas le 7 octobre dans le sud d’Israël et les combats qui ont suivi dans la bande de Gaza.

Les forces israéliennes indiquent que, depuis le début de la guerre, elles ont arrêté quelque 1 850 Palestiniens recherchés en Cisjordanie, dont plus de 1 100 affiliés au Hamas.

Accord sur une trêve à Gaza: Londres salue une « étape cruciale »

Le ministre des Affaires étrangères britannique David Cameron a salué mercredi l’accord entre Israël et le Hamas pour une trêve à Gaza et la libération des otages, le qualifiant d' »étape cruciale ».

« Cet accord est une étape cruciale pour soulager les familles des otages et résoudre la crise humanitaire à Gaza », a dit David Cameron dans un communiqué. Le chef de la diplomatie britannique a appelé « toutes les parties à veiller à ce que l’accord soit respecté dans son intégralité ».

L’AP « salue l’accord pour une trêve humanitaire » et appelle à « la cessation complète de l’agression israélienne »

Le secrétaire général du comité exécutif de l'OLP, Hussein al-Cheikh, accordant une interview à l'Associated Press dans son bureau de Ramallah, le 13 juin 2022. (Crédit : Nasser Nasser/AP Photo)
Le secrétaire général du comité exécutif de l'OLP, Hussein al-Cheikh, accordant une interview à l'Associated Press dans son bureau de Ramallah, le 13 juin 2022. (Crédit : Nasser Nasser/AP Photo)

Un haut responsable de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie a déclaré mercredi que « son président Mahmoud Abbas et sa direction (saluait) l’accord de trêve humanitaire » dans la bande de Gaza entre Israël et le groupe terroriste islamiste du Hamas.

L’Autorité palestinienne « réaffirme l’appel à la cessation complète de l’agression israélienne contre le peuple palestinien et à l’entrée de l’aide humanitaire » et rend hommage à la médiation qatarie et égyptienne, a déclaré Hussein al-Sheikh sur X (ex-Twitter).

L’UE « salue » la trêve à Gaza et réclame « un sursaut humanitaire »

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'exprimant lors d'une conférence de presse sur l'Ukraine, au siège de l'UE à Bruxelles, le 24 février 2022. (Crédit : Kenzo Tribouillard/Pool Photo via AP)
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'exprimant lors d'une conférence de presse sur l'Ukraine, au siège de l'UE à Bruxelles, le 24 février 2022. (Crédit : Kenzo Tribouillard/Pool Photo via AP)

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a « salué chaleureusement » l’accord sur une trêve humanitaire à Gaza et sur la libération d’otages enlevés en Israël par des terroristes du Hamas, appelant à « mettre à profit cette pause » pour « intensifier » l’aide humanitaire.

« Je suis très reconnaissante à tous ceux qui ont travaillé sans relâche par la voie diplomatique ces dernières semaines (…) La Commission européenne fera tout ce qui est en son pouvoir pour mettre à profit cette pause afin d’organiser un sursaut de l’aide humanitaire à Gaza », a-t-elle indiqué, ajoutant vouloir « intensifier les expéditions (d’aide) vers Gaza le plus rapidement possible ».

Berlin salue une « avancée » qu’il « faut mettre à profit » pour apporter de l’aide à Gaza

L’Allemagne a salué mercredi une « avancée » qu’il « faut mettre à profit pour acheminer une aide vitale aux habitants », après l’accord pour une trêve à Gaza en échange de la libération des otages enlevés par le Hamas.

« La libération annoncée d’un premier groupe d’otages est une avancée, même si rien au monde ne pourra effacer leur souffrance. La trêve humanitaire doit être utilisée pour apporter l’aide vitale nécessaire aux habitants de Gaza », a déclaré la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock sur le réseau social X (anciennement Twitter).

Tsahal: les combats et les affrontements avec le Hamas se poursuivent à Gaza

Les soldats israéliens dans la bande de Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : armée israélienne)
Les soldats israéliens dans la bande de Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : armée israélienne)

Les forces israéliennes affirment qu’elles poursuivent leurs opérations dans la bande de Gaza, avec des affrontements entre les forces terrestres et les agents du Hamas, et des frappes contre l’infrastructure du groupe terroriste.

La poursuite des combats intervient alors qu’Israël et le Hamas ont convenu d’une trêve temporaire pour permettre la libération des otages. Cette trêve n’est pas encore entrée en vigueur.

Tsahal indique que la 7ème Brigade Blindée a appelé à un certain nombre de frappes aériennes pendant la nuit, contre des sites du Hamas à partir desquels des tirs ont été dirigés vers les troupes.

Les troupes de la Brigade d’Infanterie Givati ont mené un raid sur Sheikh Za’id, près de Jabaliya, et ont détruit un certain nombre de postes d’observation du Hamas, selon Tsahal.

Tsahal indique que la 14e brigade blindée de réserve a effectué un raid dans la région de Beit Hanoun et a localisé une cache d’armes à l’intérieur d’une maison.

Les forces du 202e bataillon de la brigade des parachutistes ont affronté des agents du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, tuant plusieurs d’entre eux.

La brigade blindée de réserve Harel a frappé l’infrastructure des tunnels du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, d’où les agents ont ouvert le feu sur les troupes il y a plusieurs jours, selon Tsahal.

Tsahal indique que la 261e brigade de réserve a identifié un bâtiment dans le nord de Gaza avec des agents du Hamas et des armes à l’intérieur, et l’a détruit, tuant les personnes qui s’y trouvaient.

La marine a également effectué des frappes contre des sites du Hamas le long de la côte, y compris un immeuble résidentiel à partir duquel des tireurs d’élite du Hamas ont ouvert le feu sur les forces terrestres, selon Tsahal.

 

Accord sur les otages : la « trêve » sera limitée à 10 jours à compter de la première libération

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige une réunion du cabinet de guerre à Tel Aviv le 16 novembre 2023. (Crédit : Haim Zach/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige une réunion du cabinet de guerre à Tel Aviv le 16 novembre 2023. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le gouvernement publie la décision du cabinet sur l’accord visant à obtenir la libération d’une cinquantaine d’otages parmi les quelque 240 qui ont été enlevés à Gaza lors de l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre.

La décision définit le cadre de l’accord approuvé par le gouvernement et comprend trois annexes : une recommandation du conseiller à la sécurité nationale Tzachi Hanegbi, un document classifié qui a été présenté au cabinet mais qui n’a pas été publié, et une liste de 300 prisonniers de la sécurité palestinienne pouvant être libérés dans le cadre de l’accord.

Selon la décision, les 300 prisonniers palestiniens ne seront libérés qu’à condition que 100 otages vivants – citoyens israéliens ou résidents israéliens – soient libérés de Gaza et renvoyés en Israël.

La libération se fera en deux étapes, chacune comportant plusieurs phases.

Lors de la première étape, Israël libérera 150 prisonniers palestiniens une fois que 50 otages auront été ramenés en Israël. Cette opération se déroulera en quatre phases, avec au moins 10 otages libérés à chaque phase.

« La première phase durera quatre jours, au cours desquels les combats marqueront une pause », précise la décision.

Au cours de la deuxième phase, Israël libérera « jusqu’à » 150 prisonniers de sécurité palestiniens supplémentaires si « jusqu’à » 50 otages supplémentaires sont rendus à Israël. La décision précise que le même rapport entre les prisonniers palestiniens et les otages israéliens de la première partie se poursuivra, chaque phase supplémentaire prévoyant la libération d’au moins 10 otages.

« Pour chaque libération supplémentaire de 10 otages, il y aura une pause supplémentaire de 24 heures dans les combats », précise le texte.

Dans la deuxième phase, les prisonniers ne seront libérés que lorsque les otages seront de retour en Israël.

La déclaration précise que « immédiatement après la fin de la pause dans les combats nécessaire pour assurer la libération des otages, les combats reprendront dans la bande de Gaza afin de détruire les capacités militaires et organisationnelles du Hamas et du Jihad islamique palestinien à Gaza et de créer les conditions pour le retour de tous les otages ».

La décision autorise le cabinet de guerre composé du premier ministre Benjamin Netanyahu, du ministre de la Défense Yoav Gallant et du ministre Benny Gantz à décider de l’identité des prisonniers à libérer à chaque phase, à partir de la liste fournie.

Ils sont également autorisés à déterminer le calendrier de chaque phase.

En outre, ils peuvent décider de la fin des phases, et l’ensemble de l’échange et de la pause dans les combats est limité à un maximum de dix jours à compter de la fin de la première phase, selon la décision.

Les prisonniers palestiniens figurant sur la liste qui n’auront pas été libérés à la fin des échanges resteront en détention, précise la décision.

Après la publication des noms des prisonniers palestiniens, les Israéliens ont 24 heures pour faire appel auprès de la Haute Cour contre l’accord ou la libération de certains prisonniers.

Un groupe de victimes du terrorisme va faire appel contre l’accord de libération d’otages

L’Association des victimes du terrorisme Almagor déclare qu’elle déposera aujourd’hui à midi une requête auprès de la Haute Cour de justice contre l’accord conclu par le gouvernement pour obtenir le retour de 50 otages détenus par le Hamas à Gaza.

Dans une lettre adressée au ministre de la Justice Yariv Levin, le fondateur d’Almagor, Meir Indoor, et le Dr Aryeh Bachrach, membre du conseil d’administration, écrivent que l’organisation estime que « les mêmes mines et surprises contenues dans l’accord ont été présentes dans presque tous les autres accords sur les otages dans le passé ».

Almagor demande à voir la liste des prisonniers qu’Israël envisage de libérer dans le cadre de l’accord, liste que le ministère de la Justice vient de publier sur son site Internet.

L’organisation demande également à prendre connaissance tous les détails des engagements pris par Israël envers le Hamas concernant les restrictions au combat pendant la période de cessez-le-feu, y compris la cessation de la collecte de renseignements, « ainsi que la livraison de carburant et d’autres fournitures qui pourraient aider le Hamas à mener des opérations de terrorisme contre les résidents d’Israël ».

En outre, ils demandent à Levin de divulguer « les engagements généraux pris par Israël envers le Hamas, qui ont été donnés directement ou par l’intermédiaire d’une tierce partie ».

La Haute Cour entendra toute pétition déposée au cours de la journée mais les rejettera probablement, comme elle l’a fait pour les pétitions contre l’accord Shalit en 2011.

Paris « espère » des libérations de Français parmi les otages aux mains du Hamas

Paris espère qu’il y aura des Français parmi les otages qui vont être libérés prochainement par le Hamas en échange d’une « pause humanitaire » acceptée par Israël, a déclaré mercredi la cheffe de la diplomatie française.

« Nous espérons qu’il y a des Français », « nous l’espérons et nous y travaillons », a dit Catherine Colonna à la radio France Inter, soulignant qu’elle restait prudente car « il faut que chacune des parties tienne la part de contrat ».

La ministre a également salué « tout particulièrement le travail du Qatar », qui a joué le rôle de médiateur pour obtenir l’accord entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas.

Israël nomme les prisonniers palestiniens qui seraient libérés contre les otages

Israël publie une liste de 300 prisonniers et détenus palestiniens qui pourraient être libérés dans le cadre de l’accord visant à libérer les otages israéliens détenus par le Hamas et d’autres groupes terroristes à Gaza.

La publication donne aux citoyens la possibilité de faire appel contre la libération de certains prisonniers.

En vertu de l’accord, Israël libérera « jusqu’à » 150 prisonniers de sécurité en échange de « jusqu’à » 50 otages au cours des quatre premiers jours, et d’autres prisonniers seront libérés selon le même ratio sur la liste des 300 prisonniers si d’autres otages sont libérés.

La grande majorité, 287 des 300 prisonniers de sécurité dont la libération est prévue, sont des hommes âgés de 18 ans ou moins – la plupart d’entre eux ayant été arrêtés pour émeutes et jets de pierres en Cisjordanie ou à Jérusalem-Est.

Les 13 autres prisonniers sont des femmes adultes, dont la plupart ont été condamnées pour des tentatives d’agression à l’arme blanche.

Smotrich : Nous avons soutenu l’accord parce qu’il est évident qu’il favorise les objectifs de guerre

Le parti HaTzionout HaDatit affirme que ses trois ministres ont finalement surmonté leur opposition initiale à l’accord sur les otages et ont voté en sa faveur après avoir été convaincus que les efforts visant à déraciner le Hamas se poursuivraient après le cessez-le-feu de quatre jours.

« Ce n’est pas un secret qu’avant la discussion au sein du cabinet, nous pensions le contraire », écrit le chef du parti, le ministre des finances Bezalel Smotrich, dans une déclaration, notant qu’au cours du débat, ils ont été convaincus que « le rapatriement des otages ferait avancer les objectifs de la guerre et que le gouvernement, le cabinet et l’ensemble de l’establishment de la défense s’engageaient sans réserve à poursuivre la guerre jusqu’à la destruction du Hamas ».

Smotrich cite des « mécanismes clairs » non spécifiés dans l’accord pour empêcher « les machinations futures et la reddition à la manipulation de [Yahya] Sinwar, le chef du Hamas ».

Le leader d’extrême droite a remercié l’armée israélienne d’avoir créé ce qu’il considère comme la pression nécessaire pour parvenir à un accord sur les otages.

« Nous n’avons pas l’intention d’arrêter, au contraire – l’échelon politique vous soutient, croit en vous et est convaincu que vous allez terminer le travail, détruire les nazis du Hamas à Gaza et restaurer la sécurité et la dignité nationale des citoyens d’Israël », ajoute-t-il.

Lapid soutient l’accord

Le leader de l'opposition, le député Yaïr Lapid s'exprimant avant la réunion de la faction parlementaire de son parti Yesh Atid, à Tel Aviv, le 20 septembre 2023. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le leader de l'opposition, le député Yaïr Lapid s'exprimant avant la réunion de la faction parlementaire de son parti Yesh Atid, à Tel Aviv, le 20 septembre 2023. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le chef de l’opposition Yair Lapid a déclaré que son parti Yesh Atid « soutient » l’accord approuvé par le cabinet israélien cette nuit.

Reconnaissant que près de 200 otages resteront à Gaza selon les termes de l’accord, Lapid écrit sur X que « l’État d’Israël a l’obligation suprême de continuer à travailler pour ramener tous les otages chez eux, jusqu’au dernier ».

La Croix-Rouge se dit prête à faciliter l’accord

La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, lors d'un point presse à Avully, près de Genève, le 7 juin 2023. (Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP)
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, lors d'un point presse à Avully, près de Genève, le 7 juin 2023. (Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP)

Le Comité international de la Croix-Rouge affirme qu’il se tient prêt à apporter son aide à tout échange dans le cadre de la guerre entre Israël et le groupe terroriste du Hamas.

« Actuellement, nous sommes activement engagés dans des pourparlers avec les parties pour les aider à mettre en œuvre tout accord humanitaire », déclare la Croix-Rouge.

« En tant qu’intermédiaire neutre, il est important de préciser que nous ne participons pas aux négociations et que nous ne prenons pas de décisions sur le fond. Notre rôle est de faciliter la mise en œuvre, une fois que les parties sont d’accord. »

A LIRE : Le CICR ne peut pas accéder de force aux otages, mais il pourrait faire davantage

Herzog salue l’accord, reconnaît « les appréhensions compréhensibles, douloureuses et difficiles »

Le président Isaac Herzog et son épouse Michal, à droite, rencontrent des familles d'Israéliens pris en otage par le Hamas à Gaza, le 9 novembre 2023 à Tel Aviv. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le président Isaac Herzog et son épouse Michal, à droite, rencontrent des familles d'Israéliens pris en otage par le Hamas à Gaza, le 9 novembre 2023 à Tel Aviv. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le président Isaac Herzog publie une déclaration exprimant son soutien à l’accord sur les otages, tout en soulignant « les appréhensions compréhensibles, douloureuses et difficiles ».

« C’est un devoir moral et éthique qui exprime correctement la valeur juive et israélienne de racheter les captifs, et j’espère que ce sera une première étape significative pour ramener tous les captifs chez eux », a déclaré Herzog.

« L’État d’Israël, Tsahal et les forces de sécurité continueront d’agir par tous les moyens pour atteindre cet objectif, tout en rétablissant la sécurité totale des citoyens israéliens », ajoute-t-il.

Un soldat a été tué à Gaza, portant le bilan des opérations terrestres à 69

Cette photo publiée par l'armée le 22 novembre 2023 montre le Cpt. Liron Snir, commandant du bataillon de reconnaissance de la brigade Golani, tué en combattant les terroristes du Hamas dans le nord de la bande de Gaza. (Crédit : armée israélienne)
Cette photo publiée par l'armée le 22 novembre 2023 montre le Cpt. Liron Snir, commandant du bataillon de reconnaissance de la brigade Golani, tué en combattant les terroristes du Hamas dans le nord de la bande de Gaza. (Crédit : armée israélienne)

L’armée israélienne indique que le Cpt. Liron Snir, 25 ans, a été tué en combattant les terroristes du Hamas dans le nord de la bande de Gaza.

Snir, originaire d’Ofra, était commandant de peloton au sein du bataillon de reconnaissance de la brigade Golani.

Sa mort porte le bilan des opérations terrestres à 69 personnes.

L’armée annonce également qu’un soldat du bataillon de reconnaissance de la brigade Givati a été grièvement blessé lors des combats.

Washington s’attend à ce que « plus de 50 » otages soient libérés

Les Etats-Unis s’attendent à ce que « plus de 50 » otages soient libérés par le groupe terroriste Hamas à la faveur d’un accord de trêve annoncé avec Israël, a indiqué mardi un haut responsable de la Maison Blanche.

« Il y aura maintenant une pause de plusieurs jours, ils (le Hamas, ndlr) auront la capacité d’identifier des femmes et des enfants supplémentaires. Nous nous attendons donc à ce qu’il y en ait plus de 50 », a déclaré le haut responsable américain à la presse.

Parmi les otages libérés, figurent trois ressortissantes américaines, dont une enfant de trois ans, a-t-il précisé.

Ce même haut-responsable a ajouté que Washington espérait désormais une « pause complète » dans les hostilités à la frontière nord d’Israël avec le Liban, où des affrontements ont lieu quotidiennement entre l’armée israélienne et le groupe terroriste pro-Iran du Hezbollah libanais, qui dit intervenir en soutien au mouvement terroriste palestinien du Hamas.

La Russie « salue » l’accord sur une trêve humanitaire entre Israël et le Hamas

La Russie « salue » l’accord sur une trêve humanitaire à Gaza, annoncé par Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas, a indiqué mercredi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

« Moscou salue l’accord entre Israël et le Hamas sur une pause humanitaire de quatre jours », a déclaré Mme Zakarova, citée par les agences de presse russes, notant que « c’est exactement à quoi la Russie a appelé dès le début de l’escalade du conflit ».

Biden « extraordinairement heureux » de l’accord sur les otages à Gaza

Le président américain Joe Biden répond aux questions des journalistes alors qu'il monte à bord du Marine One sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, en route vers sa maison de Rehoboth Beach, dans le Delaware, après son dernier isolement en raison de la COVID-19, le 7 août 2022. (Crédit : AP Photo/Manuel Balce Ceneta)
Le président américain Joe Biden répond aux questions des journalistes alors qu'il monte à bord du Marine One sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, en route vers sa maison de Rehoboth Beach, dans le Delaware, après son dernier isolement en raison de la COVID-19, le 7 août 2022. (Crédit : AP Photo/Manuel Balce Ceneta)

Le président américain Joe Biden s’est dit mardi « extraordinairement heureux » de la libération prochaine d’otages enlevés en Israël par des terroristes du Hamas le 7 octobre, au titre d’un accord auquel Israël a donné son feu vert mercredi.

« Jill et moi avons gardé toutes les personnes retenues en otages et leurs proches près de notre cœur ces nombreuses semaines, et je suis extrêmement heureux que certaines de ces âmes courageuses, qui ont enduré des semaines de captivité et une épreuve indescriptible, soient réunies avec leurs familles une fois que cet accord sera pleinement mis en œuvre », a déclaré Biden dans un communiqué, remerciant les dirigeants du Qatar, de l’Égypte et d’Israël pour leurs efforts.

« J’apprécie l’engagement pris par le Premier ministre Netanyahu et son gouvernement en soutenant une pause prolongée pour garantir que cet accord puisse être pleinement mis en œuvre et garantir la fourniture d’une aide humanitaire supplémentaire pour alléger les souffrances des familles palestiniennes innocentes à Gaza. »

« Il est important que tous les aspects de cet accord soient pleinement mis en œuvre », ajoute-t-il, soulignant qu’il compte rester en contact avec chacun des dirigeants susmentionnés pour garantir que l’accord soit exécuté dans son intégralité.

« En tant que président, ma priorité est d’assurer la sécurité des Américains retenus en otages dans le monde entier. C’est pourquoi, dès les premiers instants de l’attaque brutale du Hamas, mon équipe de sécurité nationale et moi avons travaillé en étroite collaboration avec nos partenaires régionaux pour faire tout notre possible pour garantir la libération de nos concitoyens », a déclaré Biden, soulignant que deux Américains avaient déjà été libérés en octobre.

« Je ne m’arrêterai pas tant qu’ils ne seront pas tous libérés », dit-il.

Doha confirme l’accord entre Israël et le Hamas pour une « pause humanitaire » à Gaza

Le Qatar a confirmé mercredi l’accord pour une « pause humanitaire » à Gaza, annoncé plus tôt par Israël et le Hamas en guerre depuis début octobre.

« Le début de cette pause sera annoncé dans les prochaines 24 heures et durera quatre jours, avec possibilité de prolongation », a déclaré le ministère qatari des Affaires étrangères sur la plateforme X, anciennement Twitter.

3 Américaines dont une enfant parmi les otages devant être libérés par le Hamas

Le président Joe Biden (à droite) et l'émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 31 janvier 2022. (Crédit : Alex Brandon/AP Photo)
Le président Joe Biden (à droite) et l'émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 31 janvier 2022. (Crédit : Alex Brandon/AP Photo)

L’accord annoncé entre le groupe terroriste palestinien Hamas et Israël inclut trois ressortissantes américaines, dont une enfant de trois ans, a indiqué mardi un haut responsable de la Maison Blanche.

Ce haut-responsable a indiqué s’attendre à une pause de plusieurs jours dans les combats.

Les terroristes palestiniens du Hamas se félicitent de l’accord de « trêve humanitaire »

Des soutiens du Hamas lors d'un défilé à Londres, le 11 novembre 2023. (Crédit : Metropolitan Police)
Des soutiens du Hamas lors d'un défilé à Londres, le 11 novembre 2023. (Crédit : Metropolitan Police)

Le groupe terroriste palestinien du Hamas a salué mercredi l’accord de « trêve humanitaire » approuvé par Israël.

« Les dispositions de cet accord ont été formulées conformément à la vision de la résistance [nom que se donnent les groupes terroristes islamistes anti-Israël] et de la détermination qui visent à servir notre peuple et à renforcer sa ténacité face à l’agression », a indiqué le Hamas dans un communiqué.

« Nous confirmons que nos mains resteront sur la gâchette et que nos bataillons triomphants resteront aux aguets », a-t-il souligné.

Israël « poursuivra sa guerre » contre le Hamas au terme de la trêve

Des familles d'Israéliens enlevés par des terroristes du Hamas à Gaza assistent à un rassemblement appelant à la libération des enfants otages devant le siège de l'UNICEF à Tel Aviv, le 20 novembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Des familles d'Israéliens enlevés par des terroristes du Hamas à Gaza assistent à un rassemblement appelant à la libération des enfants otages devant le siège de l'UNICEF à Tel Aviv, le 20 novembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

L’armée israélienne « poursuivra sa guerre » contre le groupe terroriste palestinien du Hamas au terme de la trêve dans la bande de Gaza, a déclaré mercredi le gouvernement israélien.

« Le gouvernement israélien, l’armée israélienne et les forces de sécurité poursuivront la guerre pour ramener toutes les personnes enlevées, éliminer le Hamas et garantir qu’il n’y ait plus aucune menace pour l’État d’Israël depuis Gaza », a indiqué le gouvernement dans un communiqué transmis à l’AFP.

Nouvelles frappes US sur 2 sites en Irak « en réponse » aux attaques de groupes pro-Iran

Les Etats-Unis ont effectué mercredi des « frappes de précision » sur deux sites en Irak « en réponse directe aux attaques contre les forces américaines et de la coalition par l’Iran et des groupes soutenus par l’Iran », a annoncé le Commandement militaire américain au Moyen-Orient, Centcom, dans une publication sur X.

La base irakienne d’Aïn al-Assad, où sont stationnées des forces américaines, avait essuyé une attaque lundi d’un « missile balistique à courte portée », sans faire de morts, et l’armée américaine avait déjà annoncé avoir mené en représailles une frappe mardi sur un véhicule, tuant plusieurs combattants de milices pro-Iran.

Sirènes d’alerte à la roquette dans le sud d’Israël

Des sirènes d’alerte à la roquette retentissent dans les communautés frontalières de Gaza, dans le sud d’Israël.

Les sirènes retentissent à Sderot, Avim et Nir Am.

Aucun blessé ou dommage n’a été signalé dans l’immédiat.

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