Israël en guerre - Jour 143

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« 100 jours de cruauté » : Les familles des otages organisent une manifestation de 24 heures pour leur retour

Tsahal annonce la mort du sergent-major (Rés.) Andualem Kabeda dans les combats de Gaza, le bilan des opérations terrestres atteint 188 morts * 2 sœurs de Saleh al-Arouri arrêtées en Cisjordanie * Quatre suspects tués après s'être infiltrés dans la nuit depuis le Liban

  • Des Israéliens assistant à un rassemblement marquant le 100e jour depuis l'enlèvement des otages à Gaza, à Tel Aviv, le 13 janvier 2024. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
    Des Israéliens assistant à un rassemblement marquant le 100e jour depuis l'enlèvement des otages à Gaza, à Tel Aviv, le 13 janvier 2024. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
  • Une installation artistique dépeint le sort des personnes détenues par le Hamas lors d'un rassemblement de 24 heures, sur la "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
    Une installation artistique dépeint le sort des personnes détenues par le Hamas lors d'un rassemblement de 24 heures, sur la "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
  • Un homme allumant des bougies pour marquer les 100 jours depuis le début de la guerre lors d'une manifestation contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le gouvernement israélien actuel, à Tel Aviv, le 13 janvier 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
    Un homme allumant des bougies pour marquer les 100 jours depuis le début de la guerre lors d'une manifestation contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le gouvernement israélien actuel, à Tel Aviv, le 13 janvier 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
  • Des Israéliens assistant à un rassemblement marquant le 100e jour depuis l'enlèvement des otages à Gaza, à Tel Aviv, le 13 janvier 2024. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
    Des Israéliens assistant à un rassemblement marquant le 100e jour depuis l'enlèvement des otages à Gaza, à Tel Aviv, le 13 janvier 2024. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
  • De la fumée s’élevant au-dessus des bâtiments de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, lors d'un bombardement israélien, le 13 janvier 2024. (Crédit : AFP)
    De la fumée s’élevant au-dessus des bâtiments de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, lors d'un bombardement israélien, le 13 janvier 2024. (Crédit : AFP)
  • Des manifestants tenant des drapeaux israéliens alors qu'ils bloquent une section de l'autoroute Ayalon lors d'une manifestation à Tel Aviv, le 13 janvier 2024. (Crédit : Marco Longari/AFP)
    Des manifestants tenant des drapeaux israéliens alors qu'ils bloquent une section de l'autoroute Ayalon lors d'une manifestation à Tel Aviv, le 13 janvier 2024. (Crédit : Marco Longari/AFP)
  • Un manifestant pro-palestinien brandissant un drapeau palestinien près de la Maison Blanche lors de la "Marche sur Washington pour Gaza" à Washington, le 13 janvier 2024. (Crédit : Roberto Schmidt/AFP)
    Un manifestant pro-palestinien brandissant un drapeau palestinien près de la Maison Blanche lors de la "Marche sur Washington pour Gaza" à Washington, le 13 janvier 2024. (Crédit : Roberto Schmidt/AFP)
  • Gadi Eisenkot, ministre du cabinet de guerre, participant au rassemblement marquant les 100 jours depuis l'enlèvement des otages à Gaza,sur la "Place des Otages, à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Autorisation)
    Gadi Eisenkot, ministre du cabinet de guerre, participant au rassemblement marquant les 100 jours depuis l'enlèvement des otages à Gaza,sur la "Place des Otages, à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Autorisation)
  • Andualem Kabeda, qui a été tué en combattant à Gaza le 13 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
    Andualem Kabeda, qui a été tué en combattant à Gaza le 13 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Des Gazaouis demandent au Hamas la fin de la guerre et la libération des otages – vidéo

Illustration : Des Palestiniens marchant sous la pluie dans un camp de personnes déplacées à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où la plupart des civils se sont réfugiés pendant la guerre entre Israël et le Hamas, le 13 décembre 2023. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Illustration : Des Palestiniens marchant sous la pluie dans un camp de personnes déplacées à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où la plupart des civils se sont réfugiés pendant la guerre entre Israël et le Hamas, le 13 décembre 2023. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Le porte-parole de l’armée israélienne en langue arabe a publié des images qui, selon lui, montrent des Gazaouis en train de demander à l’organisation terroriste du Hamas de mettre fin à la guerre et libérer les otages enlevés en Israël.

Cette vidéo donne à voir des femmes et des enfants – semble-t-il à l’hôpital des martyrs d’Al-Aqsa à Deir Al-Balah – en train de scander des slogans en faveur de la fin de la guerre et demander au Hamas l’autorisation de rentrer chez eux, avec une banderole sur laquelle on peut lire « Oui, remettez les prisonniers » – allusion probable aux otages israéliens.

Les détails de cette information n’ont pas pu être vérifiés.

Herzog ira au forum de Davos avec des proches d’otages pour parler avec les chefs d’État

Le président Isaac Herzog s’adresse à l’assemblée annuelle du Forum économique mondial à Davos, le 25 mai 2022. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)
Le président Isaac Herzog s’adresse à l’assemblée annuelle du Forum économique mondial à Davos, le 25 mai 2022. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)

Le cabinet du président Isaac Herzog vient d’annoncer officiellement qu’il se rendra demain au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, accompagné de proches des otages retenus par le Hamas.

Il s’entretiendra avec des chefs d’Etat du monde entier et donnera une interview sur scène dans le cadre de la conférence.

Son cabinet a fait savoir que l’idée était « d’exercer une pression politique intense » en faveur de la libération des otages et de montrer aux chefs d’Etat les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre 2023.

« Le président évoquera également avec les dirigeants les efforts humanitaires d’Israël, qui font partie intégrante de la campagne, sans oublier la menace existentielle que continue de faire peser sur Israël et l’ensemble de la région l’organisation terroriste du Hamas en contrôlant la bande de Gaza », a déclaré le cabinet du président.

Au 100e jour, Biden affirme qu’il n’aura de cesse tant que tous les otages ne seront pas rentrés

Le président Joe Biden s'adressant aux journalistes au sujet des otages libérés par le Hamas lors d'une troisième série de libérations dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu de quatre jours entre Israël et le Hamas, à Nantucket, dans le Massachusetts, le 26 novembre 2023. (Crédit : Stephanie Scarbrough/AP Photo)
Le président Joe Biden s'adressant aux journalistes au sujet des otages libérés par le Hamas lors d'une troisième série de libérations dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu de quatre jours entre Israël et le Hamas, à Nantucket, dans le Massachusetts, le 26 novembre 2023. (Crédit : Stephanie Scarbrough/AP Photo)

Le président américain Joe Biden a déclaré, à l’occasion du centième jour écoulé depuis le 7 octobre, que les États-Unis s’efforçaient toujours de ramener à la maison « plus de 100 personnes innocentes, dont six Américains, qui sont toujours retenues en otage par le [groupe terroriste palestinien du] Hamas dans la bande de Gaza ».

Dans un communiqué marquant ce sombre anniversaire, Biden déclare que « leurs familles vivent dans l’agonie » et qu’en même temps, elles sont « au premier plan de mes préoccupations alors que mon équipe de sécurité nationale et moi-même avons travaillé sans relâche pour tenter d’obtenir leur liberté ».

Le président Biden ajoute que son gouvernement avait « poursuivi une diplomatie agressive pour ramener les otages chez eux », se félicitant de l’accord conclu fin novembre, qui a permis de libérer plus de 100 otages.

« Je n’oublierai jamais la douleur et la souffrance que j’ai perçues lors de mes rencontres avec les familles des otages américains », a-t-il souligné.

« Personne ne devrait avoir à endurer ne serait-ce qu’un jour ce qu’ils ont vécu, et encore moins 100. En ce jour terrible, je réaffirme ma promesse à tous les otages et à leurs familles : nous sommes avec vous. Nous ne cesserons jamais de travailler pour ramener les Américains à la maison. »

Saar estime qu’il manque de « décisions politiquement difficiles » et votera contre le budget

Le député Gideon Saar prenant la parole lors d'une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset, le 29 janvier 2023. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le député Gideon Saar prenant la parole lors d'une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset, le 29 janvier 2023. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministre Gideon Saar annonce qu’il votera contre le budget de guerre au sein du cabinet parce que la proposition actuelle ne réduit pas suffisamment le déficit prévu.

« Israël est entré dans une longue crise de sécurité, qui est aussi une crise économique, qui exige que des mesures économiques significatives soient prises », écrit Saar sur X.

Il affirme que le budget devrait inclure des « décisions politiquement difficiles » afin de gagner la confiance du public, suggérant une réduction des salaires des hauts fonctionnaires.

« Malheureusement, ces mesures ne figurent pas dans le budget présenté au gouvernement. »

Tsahal élimine 2 Palestiniens qui ont lancé un explosif sur une base militaire en Cisjordanie

Des troupes de Tsahal opérant en Cisjordanie, le 25 janvier 2023. (Crédit : Bureau du porte-parole de l’armée israélienne)
Des troupes de Tsahal opérant en Cisjordanie, le 25 janvier 2023. (Crédit : Bureau du porte-parole de l’armée israélienne)

Les troupes de Tsahal ont tué deux Palestiniens qui auraient lancé un engin explosif sur une base de l’armée près de Ramallah en Cisjordanie.

L’armée déclare que les troupes de la 636e unité de collecte de renseignements de combat qui menaient une « activité proactive » près de Ramallah ont repéré les deux suspects qui lançaient une bombe sur la base et ont ouvert le feu.

Aucun soldat n’a été blessé.

Tsahal s’engage à riposter à l’attaque du Hezbollah qui a tué 2 civils israéliens

De la fumée s'élevant au-dessus du village libanais d'Adayseh lors d'un bombardement israélien, sur une photo prise depuis une position israélienne le long de la frontière avec le sud du Liban, le 14 janvier 2024. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
De la fumée s'élevant au-dessus du village libanais d'Adayseh lors d'un bombardement israélien, sur une photo prise depuis une position israélienne le long de la frontière avec le sud du Liban, le 14 janvier 2024. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, assure que l’armée continuera à répondre à l’attaque au missile antichar qui a eu lieu aujourd’hui à Kfar Yuval et qui a tué un membre de l’équipe de sécurité locale de la ville et sa mère dans leur maison.

« Ils n’en payeront pas le prix à seulement ce soir, mais aussi à l’avenir », a déclaré Hagari.

Barak Ayalon, 45 ans, et sa mère Miri Ayalon, 76 ans, ont été tués lorsqu’un missile antichar s’est abattu sur leur maison dans la communauté frontalière, dans une attaque revendiquée par le groupe terroriste Hezbollah.

Herzog demande au « monde entier » de l’aider à faire libérer les otages

Le président Isaac Herzog prend la parole lors du rassemblement des 100 jours à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Capture d'écran)
Le président Isaac Herzog prend la parole lors du rassemblement des 100 jours à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Capture d'écran)

Le président Isaac Herzog prend la parole lors du rassemblement des 100 jours à Tel-Aviv, alors que le public crie « Maintenant ! Maintenant ! » pendant son discours, étouffant pratiquement ses paroles.

« Je m’adresse d’ici aux otages, à nos frères et sœurs, à tous ceux qui peuvent m’entendre : nous ne vous abandonnons pas. Nous ne vous avons pas oubliés. Nous travaillons tous et nous continuerons à travailler ici en Israël et dans le monde entier 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour vous ramener à la maison ! déclare Herzog.

La foule chante si fort qu’Herzog demande de faire une pause pour lui permettre de s’adresser à la communauté internationale.

Passant à l’anglais, Herzog déclare : « J’appelle toute la famille des nations à faire sa part. Ce n’est pas seulement notre bataille. C’est une bataille pour le monde entier. Défendez la vie et la liberté. Défendez la liberté et la démocratie, contre la barbarie et la haine ».

« Soutenez nos otages. Et aidez-nous à les ramener à la maison », ajoute-t-il. « Il n’y a pas de temps à perdre. C’est maintenant que vous devez agir. »

Nouvelle vague de frappes aériennes israéliennes sur des cibles du Hezbollah au Liban

De la fumée s'élevant au-dessus du village libanais d'Adayseh lors d'un bombardement israélien, sur une photo prise depuis une position israélienne le long de la frontière avec le sud du Liban, le 14 janvier 2024. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
De la fumée s'élevant au-dessus du village libanais d'Adayseh lors d'un bombardement israélien, sur une photo prise depuis une position israélienne le long de la frontière avec le sud du Liban, le 14 janvier 2024. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

L’armée israélienne affirme avoir mené une nouvelle vague de frappes aériennes sur des cibles du Hezbollah au Liban, en réponse à des attaques à la frontière.

Les sites frappés par les avions de combat comprenaient des centres de commandement et d’autres infrastructures utilisées par le groupe terroriste, selon l’armée.

Les forces israéliennes indiquent qu’elles ont également frappé d’autres « infrastructures et actifs » appartenant au Hezbollah.

« Je pensais que nous étions oubliés », dit une ex-otage, dont le mari est toujours en captivité

L'otage libérée Aviva Siegel et sa fille s'expriment lors du rassemblement des 100 jours à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
L'otage libérée Aviva Siegel et sa fille s'expriment lors du rassemblement des 100 jours à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

L’otage libérée Aviva Siegel, originaire d’Afrique du Sud, dont le mari, Keith Siegel, citoyen israélo-américain, est toujours retenu en otage, s’exprime lors du rassemblement des 100 jours à Tel-Aviv.

« J’appartenais au Hamas », dit-elle. « J’aurais pu mourir et Keith aurait été seul. Ou bien il pourrait mourir et j’aurait été seule. Ou bien nous aurions été blessés et serions morts lentement ».

Mme Siegel raconte qu’elle a été déplacée 13 fois au cours de sa captivité, qu’elle a été placée dans « un tunnel sombre et effrayant, sans suffisamment d’oxygène, et dans un espace réduit. Nous étions convaincus que c’étaient nos dernières heures, puis nous avons été abandonnés pendant des jours et ils nous ont dit qu’Israël n’existait plus », dit-elle. « J’ai pensé que nous ne reviendrions jamais. Je pensais que nous étions oubliés. »

Alors que Mme Siegel prend la parole, sous la pluie, le public reste silencieux, captivé, écoutant chaque mot.

« J’ai vu des abus impossibles à décrire », dit Siegel. « J’ai vécu 54 jours d’enfer et je ne peux pas laisser cela continuer. Je supplie le cabinet de guerre de les ramener vivants à la maison. Nous avons perdu 64 personnes à Kfar Aza et nous sommes brisés. J’espère tellement attendre [à la frontière] que Keith [lorsqu’il sera libéré] revienne à la maison », ajoute-t-elle.

A Tel-Aviv, Lapid déplore qu’Israël n’en fasse pas assez pour faire libérer les otages

Illustration : Le chef de l'opposition Yair Lapid prend la parole lors d'une manifestation contre la réforme judiciaire à Hod Hasharon, le 15 juillet 2023. (Autorisation)
Illustration : Le chef de l'opposition Yair Lapid prend la parole lors d'une manifestation contre la réforme judiciaire à Hod Hasharon, le 15 juillet 2023. (Autorisation)

S’exprimant lors du rassemblement pour les 100 jours à Tel Aviv, le chef de l’opposition Yair Lapid a déclaré : « On me demande tout le temps si Israël en fait assez pour faire libérer les otages et je réponds non, parce qu’ils ne sont pas encore revenus. »

« J’ai dit au Premier ministre que l’opposition le soutiendrait là dessus », a-t-il dit. « Il n’y a pas de bon ou mauvais choix, le seul choix que nous ayons est celui de les ramener chez eux. »

Les événements du 7 octobre, selon Lapid, sont le signe de l’échec du gouvernement et de Tsahal, qui ont abandonné les populations des communautés frontalières de Gaza ce jour-là.

« C’est leur échec et c’est à eux de tout faire pour les ramener chez eux, de prendre des décisions difficiles. Le contrat social israélien a éclaté en mille morceaux et il ne pourra être rétabli que lorsqu’ils seront revenus chez eux », a-t-il ajouté.

« C’est notre interdépendance qui nous rend uniques. »

Nasrallah: les violences en mer Rouge, à la frontière libanaise et en Irak toutes « liées » à Gaza

Des partisans du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah regardant le chef Hassan Nasrallah prononcer un discours télévisé sur grand écran, dans une salle de Beyrouth, le 11 novembre 2023. (Crédit : Anwar Amro/AFP)
Des partisans du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah regardant le chef Hassan Nasrallah prononcer un discours télévisé sur grand écran, dans une salle de Beyrouth, le 11 novembre 2023. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Le chef du groupe terroriste Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré dans un discours télévisé que les États-Unis devaient comprendre que toute la violence dans la région était liée à la guerre d’Israël contre le Hamas à Gaza.

Nasrallah déclare que des envoyés au Liban ont cherché à « éteindre » le front libanais en avertissant que si le groupe ne cessait pas ses attaques, « Israël lancerait une guerre contre le Liban ». Il n’a pas identifié ces émissaires.

Il affirme que l’objectif du front libanais est de « mettre fin à l’agression contre Gaza ».

Les Etats-Unis devraient comprendre « que la sécurité de la Mer Rouge et le calme sur le front libanais, la situation en Irak et tous les développements dans la région sont liés à une seule chose : arrêter l’agression contre Gaza », ajoute Nasrallah.

« Vous essayez de faire face aux conséquences et aux résultats, mais pas à la raison », ajoute-t-il.

Nasrallah s’exprimait lors d’une commémoration en hommage à un haut commandant du Hezbollah, Wissam Tawil, tué dans le sud du Liban la semaine dernière, le plus haut commandant du Hezbollah à mourir en trois mois d’hostilités avec Israël.

Gallant demande au gouvernement de prendre des mesures pour renforcer l’AP

Le ministre de la Défense Yoav Gallant lors d'un point de situation avec les commandants de la division Judée-Samarie de Tsahal, le 14 janvier 2024. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant lors d'un point de situation avec les commandants de la division Judée-Samarie de Tsahal, le 14 janvier 2024. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, met en garde contre les tentatives d’incitation à la violence de la part du Hamas en Cisjordanie et déclare qu’Israël doit prendre des mesures pour empêcher cela en renforçant l’Autorité palestinienne.

« Le Hamas tente de faire le lien entre Gaza et la Judée et la Samarie, et d’agiter la région », a déclaré Gallant dans des commentaires fournis par son bureau, en utilisant le nom biblique de la Cisjordanie.

« Nous devons empêcher cela par tous les moyens et régler la question des travailleurs et de l’argent », ajoute-t-il. « Cela pourrait nuire à notre capacité à atteindre nos objectifs de guerre. »

Gallant fait référence aux propositions visant à autoriser les travailleurs palestiniens de Cisjordanie à rentrer en Israël pour y travailler, ainsi qu’aux fonds fiscaux gelés qu’Israël perçoit pour l’Autorité palestinienne – des questions qui ont été très controversées au sein du cabinet depuis le début de la guerre.

Il ajoute qu’il « espère que le gouvernement acceptera la position de Tsahal et du Shin Bet sur tout ce qui est lié aux travailleurs et à l’argent. Je vais le dire de la manière la plus claire possible : Une Autorité palestinienne forte est dans le meilleur intérêt de la sécurité d’Israël ».

Lors du rassemblement, une ex-otage déclare que « l’État d’Israël nous a abandonnés »

Les retrouvailles de la famille Brodutch avec le père, Avichaï, tenant l'épaule de son épouse Hagar et de leurs enfants   Ofri, 10 ans, Yuval, 9 ans et Oriya, 4 ans, qui ont été libérés par les terroristes du Hamas après 51 jours de captivité à Gaza, le 27 novembre 2023. (Crédit : Porte-parole de l'hôpital pour enfants Schneider)
Les retrouvailles de la famille Brodutch avec le père, Avichaï, tenant l'épaule de son épouse Hagar et de leurs enfants Ofri, 10 ans, Yuval, 9 ans et Oriya, 4 ans, qui ont été libérés par les terroristes du Hamas après 51 jours de captivité à Gaza, le 27 novembre 2023. (Crédit : Porte-parole de l'hôpital pour enfants Schneider)

Hagar Brodutch, qui a été prise en otage avec ses trois enfants et l’enfant des voisins, Avigaïl Idan, 3 ans,, parle de ses 51 jours de captivité, pendant lesquels elle était sûre que son époux, Avichaï, avait été tué lors d’un combat avec l’équipe de sécurité locale du kibboutz.

« Nous avons été abandonnés par l’État d’Israël », affirme Hagar lors du rassemblement organisé à Tel Aviv à l’occasion des 100 jours écoulés depuis le 7 octobre.

« Il n’y aura pas de résurrection tant que tous les otages ne seront pas revenus. »

Le kibboutz Kfar Aza a enterré plus de 60 de ses membres, explique Hagar, précisant que ses enfants font des cauchemars, comme tous les otages.

« Ils ont besoin de leur maison maintenant », dit Hagar.

Daniel Weiss, dont le père, Shmulik, a été tué à Beeri et dont la mère, Yehudit, a été tuée à Gaza après avoir été prise en otage, se produit lors du rassemblement des 100 jours. Il est suivi par l’acteur et interprète Shuli Rand, qui chante sa chanson de 2015 « Bereshit Olam » (« La Genèse du monde »), qui décrit le jardin d’Eden : « Cette énorme blessure guérira bientôt, si Dieu le veut », clame Rand.

Un ex-otage de 13 ans dit que sa famille attend un accord « qui ramènera papa à la maison »

Yagil Yaakov, qui a été libéré de la captivité à Gaza mais dont le père est encore otage, s'adressant à la Douzième chaîne, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne)
Yagil Yaakov, qui a été libéré de la captivité à Gaza mais dont le père est encore otage, s'adressant à la Douzième chaîne, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne)

Yagil Yaakov, 13 ans, qui a été libéré en novembre après plus de 50 jours de captivité par le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien à Gaza, a lancé un appel pour faire libérer son père Yaïr.

Dans une interview accordée à la Douzième chaîne, sa première depuis son retour, Yagil déclare que depuis son retour, « ça va, j’essaie de me comporter normalement (…). Ca pourrait aller mieux ».

Yagil – dont le frère Or a également été kidnappé puis libéré – explique que sa mère a finalement accepté qu’il accorde une interview aux médias après une période de réadaptation, et particulièrement pour marquer les 100 jours de captivité de son père.

« Papa est comme mon meilleur ami, il me manque tellement, je regarde des films avec lui, des matchs de basket, des matchs de foot », dit-il.

« En attendant, nous ne savons rien, le manque d’informations rend toute la famille folle, nous attendons n’importe quel détail pour savoir ce qui se passe », dit-il, notant qu’ils « attendent un accord » qui le ramènera à la maison.

« Je suis parti, et lui, comment va-t-il, comment vont les autres personnes là-bas ? Vivre ce cauchemar – je le sais, j’y étais », ajoute-t-il. « Chaque jour est comme une éternité. »

Yagil raconte que pendant sa captivité, il a appris l’arabe et qu’on lui a répété « des mensonges sur l’État d’Israël – ‘qu’ils ne veulent pas de vous ici, qu’ils vous ont abandonné, qu’ils ne veulent pas que vous reveniez, et qu’ils refusent toutes les offres d’accords [d’otages]’, et à un certain point, vous commencez à y croire ».

La Brigade Kfir découvre une importante cache de mortiers à Khan Younès

Des troupes de la Brigade Kfir opérant à Khan Younès, dans le sud de Gaza, sur une image publiée le 14 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Des troupes de la Brigade Kfir opérant à Khan Younès, dans le sud de Gaza, sur une image publiée le 14 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne publie de nouvelles images de la Brigade Kfir opérant dans la région du sud de Gaza, à Khan Younès.

Au cours des raids menés par la Brigade Kfir, les troupes ont localisé des fusils d’assaut, des engins explosifs, des ogives de missiles, des roquettes et d’autres équipements militaires appartenant au Hamas et à son du bataillon de Khan Younès de l’unité dite « Nukhba » (« élite » en arabe) du groupe terroriste palestinien, indique Tsahal.

Les images diffusées par l’armée montrent également une importante cache de mortiers trouvée par les soldats.

La semaine dernière, un soldat du bataillon Duchifat de la Brigade Kfir, le sergent Roï Tal, 19 ans, a été tué lors d’une fusillade avec des terroristes du Hamas dans un bâtiment de la région de Khan Younès.

Un proche d’otages bédouins dit lors d’une manifestation : « Arrêtez la guerre et ramenez nos proches! »

Ali Al-Ziyadne s'adresse à la foule lors d'un rassemblement, à Tel Aviv, pour les 100 jours de captivité des otages du Hamas enlevés en Israël, le 14 janvier 2024. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israël)
Ali Al-Ziyadne s'adresse à la foule lors d'un rassemblement, à Tel Aviv, pour les 100 jours de captivité des otages du Hamas enlevés en Israël, le 14 janvier 2024. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israël)

Ali Al-Ziyadne, un proche des otages bédouins Hamza et Youssef Ziyadne, qui travaillaient au kibboutz Holit lorsqu’ils ont été capturés, a crié depuis la scène de la Place des Otages, où un rassemblement marque le 100e jour de captivité : « Bibi [Netanyahu], vous avez des officiers au sein du cabinet, suivez leurs conseils, arrêtez la guerre, ça a assez duré, ramenez-nous nos proches ! »

« Nous vous avons vu au ministère de la Défense : vous dites que vous allez tout faire, mais vous ne le faites pas », a ajouté Al-Ziyadne. « Demandez, au moins, monsieur Bibi. Donnez le feu vert à M. Barnea et nous verrons ce qu’il fera pour obtenir leur libération. »

Maccabit Meyer, la tante des otages Ziv et Gali Berman, jumeaux de 26 ans enlevés au kibboutz Kfar Aza, a également pris la parole lors de ce rassemblement. « Ceux qui les ont abandonnées sont les mêmes que ceux qui sont responsables de leur captivité », a-t-elle affirmé.

Netanyahu : la guerre va durer « encore de nombreux mois »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, s'entretenant avec le ministre des Finances Bezalel Smotrich lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, dans les locaux du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 7 janvier 2024. (Crédit : Ronen Zvulun/Pool via AP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, s'entretenant avec le ministre des Finances Bezalel Smotrich lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, dans les locaux du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 7 janvier 2024. (Crédit : Ronen Zvulun/Pool via AP)

Avant le vote, en Conseil des ministres, d’un amendement au budget de guerre 2024, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé que la guerre « durera encore plusieurs mois ».

Rappelant que 100 jours s’étaient écoulés depuis les massacres du 7 octobre, Netanyahu a déclaré que la moitié des otages avaient été libérés et « Nous n’abandonnons personne ; Nous faisons tout pour obtenir la libération de tous, absolument tous, sans aucune exception. »

Netanyahu a dit qu’il était clair « que nous devons gérer cette guerre. Cela prendra encore de nombreux mois. C’est pourquoi nous mettons aujourd’hui sur la table un véritable budget de guerre. » Il a précisé qu’il comprenait « des dépenses de sécurité beaucoup plus importantes que celles prévues » dans le budget initial de 2024 adopté l’an dernier.

Il a assuré que cet amendement budgétaire comprenait également des allocations pour les réservistes et leurs proches ainsi que pour les professions indépendantes.

Netanyahu a conclu en disant son intention de faire passer l’amendement budgétaire dans la journée, « au maximum sous 24 heures. Je resterai là aussi longtemps qu’il faudra, mais si c’est possible, ce soir, nous en aurons terminé avec ça. Nous doterons l’État d’Israël d’un véritable budget de guerre, de nature à assurer notre sécurité et notre avenir. »

Alertes aux roquettes dans les localités frontalières de Gaza après 21 heures d’accalmie

Les sirènes d’alerte aux roquettes retentissent dans les communautés proches de la frontière de Gaza après 21 heures d’accalmie.

Les sirènes retentissent dans les communautés de Saad, Zimrat et Shuva.

« Je veux croire en l’espoir », assure la maire de Haïfa lors d’une manifestation à Tel Aviv

La maire de Haïfa, Einat Kalisch-Rotem, prend la parole lors du rassemblement pour les 100 jours du massacre du 7 octobre, le 14 janvier 2024 (Capture d'écran)
La maire de Haïfa, Einat Kalisch-Rotem, prend la parole lors du rassemblement pour les 100 jours du massacre du 7 octobre, le 14 janvier 2024 (Capture d'écran)

La maire de Haïfa, Einat Kalisch-Rotem, a pris la parole lors du rassemblement pour les 100 jours depuis le 7 octobre, en tant que membre de la famille de l’otage Itay Svirsky.

« Je veux croire en l’espoir, celui d’un pays libre sur notre terre », a-t-elle déclaré, reprenant les paroles de l’hymne israélien, Hatikva. Les otages sont nés libres et ils sont aujourd’hui emprisonnés, en captivité, a-t-elle dit, et « Nous ne pouvons chanter l’hymne de tout notre cœur que si nous n’avons pas perdu espoir ».

Kalisch-Rotem a ajouté qu’en tant que maire de Haïfa et donc fonctionnaire, son travail consistait à servir la population.

« Cette guerre a commencé chez nous, dans nos pièces sécurisées, celles-là même qui sont supposées nous sauver la vie », a rappelé Kalisch-Rotem, ajoutant que la seule façon de croire à nouveau en Israël était d’avoir des dirigeants « qui dirigent avec humilité et sagesse », et de faire en sorte que les otages soient libérés dans le cadre d’un accord, quel qu’en soit le prix.

« Si seulement il y avait la lumière » : le frère de l’otage Avinatan Or parle d’unité à la manifestation de Tel-Aviv

Chaim Or prend la parole lors du rassemblement pour les 100 jours de l'attaque meurtrière du Hamas du 7 octobre, le 14 janvier 2024. (Capture d'écran)
Chaim Or prend la parole lors du rassemblement pour les 100 jours de l'attaque meurtrière du Hamas du 7 octobre, le 14 janvier 2024. (Capture d'écran)

Chaim Or, frère d’Avinatan Or, pris en otage en même temps que sa petite amie, Noa Argamani, lors de la rave Supernova dans le désert a évoqué son frère, élevé dans l’implantation religieuse de Shilo et qui a ensuite suivi son propre chemin, « un chemin différent de celui de sa famille, mais toujours dans le respect et la considération de l’autre ».

‘Haïm Or a parlé de ce qui s’est passé le 7 octobre, le jour du Shabbat de Sim’hat Torah, moment de lecture du tout début du Livre de la Genèse. Il a parlé à son frère, a dit ignorer ce qui s’est passé lorsqu’il a été fait otage, évoqué le pays réuni, les amis de Haïm morts au combat, ceux qui ont été assassinés dans leur maison, les viols et les pillages.

« Si tu m’entends, je ne sais pas comment en parler, » a dit Or, « alors je vais faire simple et arracher le pansement d’un coup. 1 200 personnes tuées, un fœtus tué, 240 otages. Nous avons fait face à des ténèbres que nous ne pourrons jamais oublier. Depuis le 7 octobre, des soldats laïcs se battent aux côtés de religieux, la gauche et la droite sont ensemble, et ils meurent au combat ensemble. Ils s’investissent pour se soutenir d’une manière totalement inédite. Voilà la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, nous sommes en guerre, mais contre l’ennemi, pas les uns contre les autres. »

Il a demande à la foule de se parler, d’adresser la parole à des gens qu’ils ne connaissent pas, d’inviter ceux qui leur semblent éloignés, « Parlez le plus simplement du monde, avec amour et paix, et apportez ainsi de la lumière, aux blessés, aux soldats, aux morts, et aussi à Avinatan. Il sera tellement heureux une fois qu’il sera de retour. »

« Alors il y eut la lumière », a dit Or, citant la Genèse. « Si seulement nous avions cette lumière en ce moment. »

Pour le père de l’otage Itay Chen, le gouvernement a rompu le pacte avec le peuple

Ruby Chen, père de l’otage Itay Chen, prend la parole lors d'un rassemblement de 24 heures en faveur des otages à Tel Aviv à l'occasion des 100 jours de l’attaque du Hamas du 7 octobre, le 14 janvier 2024. (Capture d’écran)
Ruby Chen, père de l’otage Itay Chen, prend la parole lors d'un rassemblement de 24 heures en faveur des otages à Tel Aviv à l'occasion des 100 jours de l’attaque du Hamas du 7 octobre, le 14 janvier 2024. (Capture d’écran)

Ruby Chen, père de l’otage Itay Chen, s’est exprimé lors de la manifestation d’une durée de 24 heures en faveur des otages à Tel Aviv, pour évoquer le cas de Tomer Leibowitz, l’ami et camarade d’Itay qui a été tué le 7 octobre et aurait fêté ses 20 ans aujourd’hui.

Chen a déclaré avoir présenté ses condoléances aux familles des soldats tués à Gaza, « parce que je sais qu’ils sont allés chercher mon fils et les autres otages ».

« C’est le pacte que nous avons avec le gouvernement : nous payons des impôts, nous travaillons et en contrepartie, nous nous attendons à ce que le gouvernement nous protège. C’est ce pacte qui a été rompu », a déclaré Chen. « Pour nous relever, il nous faut réparer cela. »

Chen a précisé que les proches des otages avaient demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu de venir s’exprimer lors de cette manifestation, « et j’espère qu’il le fera, qu’il saura être le Premier ministre de tous ».

Les universités organisent des cérémonies pour les 100 jours

Le doyen de l'Université de Tel Aviv, le professeur Ariel Porat, prend la parole sur le campus à l'occasion d'un événement pour les 100 jours de la guerre entre Israël et le Hamas qui a commencé le 7 octobre 2023, le 14 janvier 2024. (Crédit : Shiraz Pashinsky/TAU)
Le doyen de l'Université de Tel Aviv, le professeur Ariel Porat, prend la parole sur le campus à l'occasion d'un événement pour les 100 jours de la guerre entre Israël et le Hamas qui a commencé le 7 octobre 2023, le 14 janvier 2024. (Crédit : Shiraz Pashinsky/TAU)

Dans tout le pays, les universités organisent aujourd’hui des cérémonies et activités en soutien aux otages du Hamas et en hommage aux victimes de l’assaut du 7 octobre contre les communautés du sud, aux soldats morts au combat et autres victimes de la guerre.

Administrateurs, personnels, professeurs et étudiants des établissements d’enseignement supérieur d’Israël « souhaitent aujourd’hui apporter leur soutien aux proches d’otages en apportant leur voix aux demandes de libération rapide et pacifique. Nous pleurons la mort des personnes assassinées ou mortes au combat et adressons nos vœux de prompt rétablissement aux blessés », a fait savoir l’Association des doyens d’université par voie de communiqué.

Sont organisés des rassemblements en soutien aux proches d’otages, des installations artistiques, une pause de 100 minutes dans les activités en classe, des conférences, des défilés et bien d’autres activités.

Nombreuses sont les universités à avoir d’ores et déjà mis en place des expositions photos consacrées aux otages ou à d’autres thématiques, dans le cadre desquelles auront lieu les événements d’aujourd’hui.

Fleurs plantées en hommage des victimes de l’assaut du Hamas du 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël dans l’enceinte de l’Université Bar-Ilan, le jeudi 11 janvier 2024. (Crédit : Alon Korngreen, Université Bar-Ilan)

À l’Université Ben Gurion du Neguev, une place vide sera laissée dans chaque salle de classe en témoignage de soutien à l’étudiante Noa Argamani, qui fait partie des otages.

À l’université Bar-Ilan, une cérémonie doit avoir lieu dans un jardin planté de chrysanthèmes et d’autres fleurs du sud, au début de la guerre, et qui est aujourd’hui en fleurs.

À l’Université hébraïque et à l’Université d’Ariel, 100 ballons jaunes seront lâchés pour le 100e jour depuis l’attaque.

5 soldats blessés dans des combats cette nuit contre des hommes armés venus du Liban

Illustration : Des secouristes aident à préparer l'hôpital d'urgence souterrain fortifié Sammy Ofer au centre médical Rambam à Haïfa suite au déclenchement de la guerre, le 11 octobre 2023. (Crédit : Rambam)
Illustration : Des secouristes aident à préparer l'hôpital d'urgence souterrain fortifié Sammy Ofer au centre médical Rambam à Haïfa suite au déclenchement de la guerre, le 11 octobre 2023. (Crédit : Rambam)

L’hôpital Rambam de Haïfa a déclaré avoir admis cinq soldats suite à des échanges de tirs, la nuit dernière, à la frontière libanaise.

Selon l’hôpital, deux des soldats seraient dans un état satisfaisant à modéré et trois, légèrement blessés.

L’armée israélienne a fait savoir que ses soldats ont tué quatre hommes armés entrés sur le territoire israélien dans la région du mont Dov.

Les hôpitaux d’Israël organisent des cérémonies pour marquer les 100 jours

Le personnel soignant et d'autres personnes du centre hospitalier Shaare Zedek réunies pour marquer les 100 jours écoulés depuis le début de la guerre avec le Hamas et pour se solidariser avec les 136 otages qui demeurent encore à Gaza, le 14 janvier 2024. (Crédit : Centre hospitalier Shaare Zedek)
Le personnel soignant et d'autres personnes du centre hospitalier Shaare Zedek réunies pour marquer les 100 jours écoulés depuis le début de la guerre avec le Hamas et pour se solidariser avec les 136 otages qui demeurent encore à Gaza, le 14 janvier 2024. (Crédit : Centre hospitalier Shaare Zedek)

Les hôpitaux du pays organisent des cérémonies marquant les 100 jours depuis le massacre meurtrier du 7 octobre et le début de la guerre d’Israël contre le groupe terroriste palestinien du Hamas, et en solidarité avec les 136 ressortissants israéliens et étrangers toujours détenus à Gaza par le Hamas et d’autres groupes terroristes.

Les rassemblements d’aujourd’hui dans les hôpitaux comprennent des minutes de silence à la mémoire des personnes assassinées le 7 octobre et des soldats de Tsahal, de la police israélienne et des agences de sécurité qui ont été tués au cours de la guerre. Certains comprennent également des prières pour les blessés et la protection des troupes de Tsahal, ainsi que des discours prononcés par les responsables des hôpitaux.

« L’administration et le personnel de Wolfson souhaitent conforter […] tous les soldats de Tsahal et les branches des agences de sécurité qui se trouvent actuellement à Gaza et ailleurs. Nous nous souvenons de ceux qui sont tombés au combat, nous espérons et souhaitons le retour rapide des kidnappés et des captifs, sains et entiers, et nous prions chaque jour pour le rétablissement des blessés », a déclaré Yaniv Fogel, directeur administratif du centre hospitalier Wolfson à Holon.

Alors que le personnel, les patients, les familles et les visiteurs se rassemblent à Hadassah, à Jérusalem, le directeur-général, le professeur Yoram Weiss, remercie tous les membres de l’hôpital qui se sont occupés des blessés.

« Je suis fier de vous, les gens de Hadassah, pour tout ce que vous avez fait et donné au cours de ces 100 jours pour sauver des vies, traiter et réhabiliter les blessés », déclare Weiss.

Le personnel soignant et d’autres personnes du centre hospitalier Shaare Zedek réunies pour marquer les 100 jours écoulés depuis le début de la guerre avec le Hamas et pour se solidariser avec les 136 otages qui demeurent encore à Gaza, le 14 janvier 2024. (Crédit : Centre hospitalier Shaare Zedek)

Des proches d’otages lancent un appel pour que leurs proches leur soient rendus sains et saufs

Adi Sharabi, dont les deux frères, Yossi et Eli Sharabi, ont été pris en otage au kibboutz Beeri alors que l'épouse et les deux filles d'Eli ont été tuées par les terroristes du Hamas, s'exprimant lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran)
Adi Sharabi, dont les deux frères, Yossi et Eli Sharabi, ont été pris en otage au kibboutz Beeri alors que l'épouse et les deux filles d'Eli ont été tuées par les terroristes du Hamas, s'exprimant lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran)

Omer Shtivi, dont le frère Idan Shtivi a été pris en otage lors du Festival Supernova, à proximité du kibboutz Reïm, le 7 octobre, appelle à l’aide depuis l’estrade du rassemblement de 24 heures organisé pour le retour des otages. Il raconte à la foule comment son frère sortait de l’appartement qu’ils partageaient à Tel Aviv pour aller s’occuper des sans-abri dans la rue.

« J’ai besoin de vous », hurle Shtivi.

« Je suis heureux de vous voir reprendre le cours de votre vie, mais qu’en est-il de ceux qui ont été enlevés de leur maison et qui ne sont pas revenus ? Nous ne pouvons pas laisser cette situation perdurer une minute de plus ! »

Un autre frère d’otage, Adi Sharabi, dont les deux frères, Yossi et Eli Sharabi, ont également été pris en otage au kibboutz Beeri alors que l’épouse et les deux filles d’Eli ont été tuées par les terroristes du Hamas, affirme que la famille Sharabi « a subi une catastrophe, mais c’est la catastrophe de toute la nation d’Israël », affirme-t-il.

Adi Sharabi appelle les dirigeants du monde à agir, car « l’Histoire les jugera ».

Le musicien Rami Kleinstein se produit, le cœur brisé, avec sa fille « Place des Otages »

Rami Kleinstein et Meshi Kleinstein lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran)
Rami Kleinstein et Meshi Kleinstein lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran)

Le chanteur et pianiste Rami Kleinstein, qui porte un sweat-shirt affilié au groupe de la rave-party du désert Tribe of Nova, se produit lors du rassemblement de 24 heures à Tel Aviv, et dit qu’il a accompli, à sa façon, son devoir de réserve en jouant de la musique pour les blessés, les personnes en deuil et les soldats.

« Tout ce que nous faisons est important pour soutenir les familles et les combattants qui donnent leur vie, pour renforcer les blessés, pour entendre toutes les histoires », explique Kleinstein.

« Mais tant que je n’aurai pas l’occasion de me produire devant les otages libérés, qui ne sont pas avec nous depuis 100 jours, j’aurai le cœur brisé. »

« Je suis profondément optimiste et je crois que cela arrivera, mais je veux que cela arrive maintenant. Je veux chanter pour eux, en personne. »

Kleinstein interprète sa chanson « Right Now » avec sa fille, Meshi Kleinstein.

L’ex-général Noam Tibon : Les opérations de Tsahal à Gaza ne ramèneront pas les otages vivants

Le général à la retraite Noam Tibon, qui a sauvé son fils Amir Tibon, journaliste à Haaretz, son épouse et ses deux jeunes enfants de leur maison du kibboutz Nahal Oz le 7 octobre, figurera parmi les orateurs qui prennent la parole dimanche matin au cours du rassemblement de 24 heures organisé à l’occasion des 100 jours pour le retour des otages.

« Quiconque parle de ramener les otages à la maison doit ajouter un mot : ils doivent être ramenés vivants. Cela fait toute la différence », déclare Tibon.

« Après 100 jours, nous savons que les opérations de Tsahal ne parviendront pas à les ramener vivants », poursuit-il.

« Nous comprenons la pression exercée pour mener à bien les opérations qui, selon eux, permettront de conclure un accord. Je tiens à vous dire une chose : nous savons qui est le [groupe terroriste palestinien du] Hamas. Ce sont des assassins. Un accord avec le Hamas est un accord avec le diable, et c’est pourquoi cet accord doit être conclu maintenant. »

« Nous reconstruirons tout ce qu’ils ont essayé de détruire », promet Arnon Ben-David

Le chef du syndicat Histadrout, Arnon Ben-David, s'exprimant  lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran)
Le chef du syndicat Histadrout, Arnon Ben-David, s'exprimant lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran)

Le chef de l’organisation syndicale de la Histadrout, Arnon Ben-David, donne le coup d’envoi d’une grève de 100 minutes à laquelle participent des centaines de sociétés et d’entreprises à travers le pays, et prend la parole lors du rassemblement de 24 heures qui se tient actuellement pour les otages sur la « Place des Otages » de Tel Aviv.

« Il m’arrive de me lever le matin et de me demander si ce qui s’est passé le 7 octobre est bien réel, s’il est possible que l’État d’Israël en soit arrivé là, que des gens aient été enlevés dans leur maison et dans leur lit », confie Ben-David.

« Des soldats tués dans l’exercice de leurs fonctions ? Nous sommes au milieu d’un horrible rêve, et je veux me réveiller de ce cauchemar et créer un nouvel Israël. »

Ben-David dit qu’il avait espéré un miracle qui aurait rendu la nécessité d’organiser des événements pour marquer les 100 jours inutile et qu’un accord sur les otages aurait été conclu.

« À cet instant, des centaines de sociétés et d’entreprises des secteurs public et privé s’arrêtent pendant 100 minutes pour se souvenir et rappeler », indique Ben-David.

« Nous faisons grève aujourd’hui pour travailler ensemble à la reconstruction de la Terre d’Israël. Nous reconstruirons tout ce qu’ils ont essayé de détruire et nous l’améliorerons. »

Gal Gadot envoie un message vidéo aux familles des otages au 100e jour de guerre

L'actrice israélienne Gal Gadot dans un message vidéo adressé aux familles des otages, 100 jours après leur capture par le Hamas, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran)
L'actrice israélienne Gal Gadot dans un message vidéo adressé aux familles des otages, 100 jours après leur capture par le Hamas, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran)

Lors d’un rassemblement de 24 heures pour marquer les 100 jours de captivité des otages à Gaza, l’actrice Gal Gadot envoie un message vidéo aux familles des otages depuis son domicile à Los Angeles.

« Vous êtes des héros et des héroïnes et nous ferons tous ce que nous pourrons pour les ramener à la maison, il n’y a pas d’autre choix », dit Gal Gadot.

« Il y a un sens à tout ce que vous faites, à chaque rassemblement, vidéo, reportage, marche ; le monde entier vous voit et vous entend », ajoute-t-elle.

« La question des otages est présente dans tous les foyers, et dans le mien aussi », affirme Gadot, en posant la main sur son cœur.

« Nous devons continuer à agir et nous ne nous arrêterons pas tant qu’ils ne seront pas rentrés chez eux. Je serre dans mes bras, et soutiens chacun d’entre vous. »

De fortes inondations privent d’abri les Palestiniens déplacés au sud de Gaza – médias

Des dizaines d’abris dans la bande de Gaza ont été inondés par un mélange d’eau de pluie et de déchets d’égouts au cours de la journée écoulée en raison des fortes précipitations, rapportent les médias palestiniens.

Selon ces sources, les inondations ont endommagé un certain nombre d’abris et d’écoles de l’Office controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) dans le sud de la bande de Gaza, où des milliers de civils cherchent à s’abriter dans l’enclave ravagée par la guerre.

À Khan Younès et à Rafah, les personnes déplacées se retrouvent sans aucune protection contre les intempéries de l’hiver après que des vents violents ont détruit leurs tentes, selon les médias.

« Notre monde s’est arrêté le 7 octobre : La mère de Yagev Buchshtav exige sa libération

Esther Buchshtav lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran Youtube)
Esther Buchshtav lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran Youtube)

Alors que le jour se lève sur le rassemblement de 24 heures pour les otages à Tel Aviv, Esther Buchshtav, dont le fils Yagev a été pris en otage avec son épouse Rimon, exige le retour des otages.

« Heureusement, Rimon et d’autres femmes et enfants ont été libérés dans le cadre du premier accord. Malheureusement, mon fils ne l’a pas été », déclare-t-elle.

Yagev et Rimon ont été capturés dans leur maison du kibboutz Nirim le matin du 7 octobre. Lorsqu’Esther a appris par son fils que des terroristes du groupe terroriste palestinien du Hamas tiraient à travers sa fenêtre, elle lui a dit de s’accroupir et de rester à l’abri. Ce fut leur dernière interaction avant qu’il ne soit enlevé.

« Dimanche, 8h du matin, 100 jours. Notre monde s’est arrêté le 7 octobre à 16h09. Nous nous sommes réveillés au kibboutz Nirim, dans l’enveloppe de Gaza [la région connue en hébreu sous le nom d’Otef Azza], dans un cauchemar. Nos vies, et celles de beaucoup d’autres personnes dans le pays et dans le monde, se sont arrêtées ce jour-là », explique Esther.

« Nous avons entendu parler cette semaine du transfert de médicaments. La question est de savoir qui connaît leur état de santé actuel. De quels médicaments ont-ils besoin ? Il faut qu’ils soient chez eux, pour qu’ils puissent être soignés chez eux – maintenant », ajoute-t-elle.

14 terroristes du Hamas tués à Khan Younès samedi ; des lance-roquettes découverts dans le nord de Gaza

Dans une mise à jour matinale sur l’activité dans la bande de Gaza au cours de la journée écoulée, l’armée israélienne diffuse des images montrant deux hommes armés du groupe terroriste palestinien du Hamas repérés à Maghazi, avant qu’ils ne soient pris pour cible lors d’une frappe aérienne.

Les troupes de la Brigade Golani ont identifié les terroristes qui se dirigeaient vers un bâtiment où ils se trouvaient, avant de déclencher l’attaque, selon Tsahal.

Pendant ce temps, dans le nord de la bande de Gaza, l’armée indique que les troupes de la 401e Brigade Blindée ont découvert et détruit plusieurs lance-roquettes dans le quartier d’al-Atatra, utilisés lors de récentes attaques contre Israël.

À Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, des troupes du Corps de Collecte de Renseignements opérant avec la 7e Brigade Blindée ont repéré deux terroristes du Hamas et ont lancé une attaque aérienne contre eux, selon Tsahal.

L’armée indique que la 7e Brigade a tué cinq autres terroristes du Hamas par des tirs de chars et a localisé une ouverture de tunnel à Khan Younès.

Toujours à Khan Younès, la Brigade Givati, avec un soutien aérien, a tué neuf terroristes du Hamas au cours de différents raids au cours de la journée écoulée.

Au rassemblement de Tel Aviv, l’un des organisateurs de Supernova présente un set live commémorant le 7 octobre

Le producteur de musique trance Omri Sasi présentant son dernier set lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran Youtube)
Le producteur de musique trance Omri Sasi présentant son dernier set lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran Youtube)

Omri Sasi, l’un des organisateurs du Festival Supernova, présente un set live qu’il a créé pour commémorer le massacre du 7 octobre sur le site de la rave-party.

« J’étais présent le 7 octobre lors de l’événement. Par miracle, j’ai survécu au massacre. J’ai perdu ma famille – mon oncle, Avi Sasi de Los Angeles, ma cousine, Nitzan Rahoum et son petit ami, Lidor Levy. Nitzan était enceinte. Certains de mes amis sont toujours retenus en otage à Gaza », explique-t-il.

Il note que Supernova a été l’un des lieux les plus durement touchés le 7 octobre, avec près de 400 personnes assassinées et 41 enlevées.

Le set s’ouvre sur quelques mots scénarisés d’une autre cousine d’Omri, qui a également réussi à échapper au massacre.

« Elle s’est cachée au milieu des cadavres, mais les terroristes sont revenus plusieurs fois et lui ont tiré dans la jambe. Heureusement, elle n’a pas été blessée. »

« J’ai écrit quelques mots en guise de message d’espoir, pour que le monde entier sache ce que nous avons vécu », explique Omri.

Au début de la piste, sa cousine lit : « Nous nous sommes promis de continuer à danser. Nous sommes tous un puissant réseau d’énergie collective (…). La musique a le pouvoir de guérir n’importe quelle blessure. »

« l’État d’Israël nous a abandonnés », regrette un ex-otage

Les retrouvailles de la famille Brodutch avec le père, Avichaï, tenant l'épaule de son épouse Hagar et de leurs enfants   Ofri, 10 ans, Yuval, 9 ans et Oriya, 4 ans, qui ont été libérés par les terroristes du Hamas après 51 jours de captivité à Gaza, le 27 novembre 2023. (Crédit : Porte-parole de l'hôpital pour enfants Schneider)
Les retrouvailles de la famille Brodutch avec le père, Avichaï, tenant l'épaule de son épouse Hagar et de leurs enfants Ofri, 10 ans, Yuval, 9 ans et Oriya, 4 ans, qui ont été libérés par les terroristes du Hamas après 51 jours de captivité à Gaza, le 27 novembre 2023. (Crédit : Porte-parole de l'hôpital pour enfants Schneider)

Hagar Brodutch, qui a été prise en otage avec ses trois enfants et l’enfant des voisins, Avigail Idan, parle de ses 51 jours de captivité, pendant lesquels elle était sûre que son mari, Avihai, avait été tué lors d’un combat en tant que membre de l’équipe de sécurité du kibboutz.

« Nous avons été abandonnés par l’État d’Israël », déclare Mme Brodutch lors d’un rassemblement organisé à Tel-Aviv pour marquer les 100 jours écoulés depuis le 7 octobre. « Il n’y aura pas de résurrection tant que tous les otages ne seront pas revenus. »

Le kibboutz Kfar Aza a enterré plus de 60 membres, dit Brodutch, notant que ses enfants souffrent de cauchemars, comme tous les otages.

« Ils ont besoin de leur maison maintenant », dit Mme Brodutch.

Daniel Weiss, dont le père, Shmulik, a été tué à Beeri et dont la mère, Yehudit, a été tuée à Gaza après avoir été prise en otage, se produit lors du rassemblement des 100 jours. L’acteur et interprète Shuli Rand, lui emboite le pas et chante sa chanson de 2015 « Bereshit » (Genèse), qui décrit le jardin d’Eden : « Cette énorme blessure guérira bientôt, si Dieu le veut », déclare M. Rand.

La petite-fille d’une ex-otage se demande si Netanyahu en fait assez pour ramener les captifs à la maison

Anat Shoshani, petite-fille d'une otage du kibboutz Nir Oz libérée, s'exprimant lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)
Anat Shoshani, petite-fille d'une otage du kibboutz Nir Oz libérée, s'exprimant lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)

Au cours d’une brève interview sur scène lors du rassemblement de 24 heures pour les otages à Tel Aviv, la petite-fille de l’otage libérée Adina Moshe se demande si le Premier ministre Benjamin Netanyahu « fait vraiment tout ce qu’il peut pour que les gens rentrent chez eux ».

Anat Shoshani, dont la grand-mère a été libérée dans le cadre de l’accord sur les otages conclu entre le Hamas et Israël et dont le grand-père a été assassiné par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre à Nir Oz, est la première d’une longue série à être interviewée dans le cadre du cycle d’interventions nocturne.

« Nous ne pouvons pas nous reposer et nous ne pouvons pas rester silencieux », dit-elle à Linoy Bar-Geffen, la journaliste qui anime l’événement.

« Les gens ici [sur la Place des Otages] sont vraiment devenus ma famille. Derrière chaque otage, il y a des braves gens qui veulent simplement que leur famille rentre à la maison. »

Entre chaque prise de parole, un spectacle musical est proposé par des artistes issus des communautés frontalières de Gaza que le Hamas a envahies le 7 octobre.

Lors d’une conférence de presse tenue plus tôt dans la soirée, Netanyahu a été pressé d’évoquer le sort des 132 otages qui se trouvent encore dans la bande de Gaza.

Le Premier ministre a répondu que personne ne pouvait se mettre dans la situation « cauchemardesque » dans laquelle les familles des otages se sont retrouvées au cours des 100 derniers jours, ajoutant qu’il était de tout cœur avec elles et qu’il n’aurait de cesse que tous les otages ne soient restitués.

Mais il a ajouté que les familles des otages ne peuvent pas se mettre à la place des décideurs politiques, suggérant que d’autres considérations doivent être prises en compte dans les négociations pour libérer les personnes retenues en captivité.

Certains estiment au contraire que le gouvernement doit payer n’importe quel prix pour libérer les otages, étant donné que l’État avait la responsabilité de protéger ses citoyens et qu’il ne l’a pas fait le 7 octobre.

Gantz et Eisenkot au rassemblement de Tel Aviv après la réunion du cabinet de guerre

Gadi Eisenkot, ministre du cabinet de guerre, participant au rassemblement marquant les 100 jours depuis l'enlèvement des otages à Gaza,sur la "Place des Otages, à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Autorisation)
Gadi Eisenkot, ministre du cabinet de guerre, participant au rassemblement marquant les 100 jours depuis l'enlèvement des otages à Gaza,sur la "Place des Otages, à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Autorisation)

Les ministres du parti HaMahane HaMamlahti Benny Gantz et Gadi Eisenkot sont arrivés au rassemblement de Tel Aviv demandant la libération des otages après 100 jours de captivité.

Les deux ministres sont arrivés immédiatement après la fin d’une réunion du cabinet de guerre qui s’est tenue au quartier général militaire de l’armée israélienne à la Kirya.

Aucun autre ministre n’a été aperçu lors du rassemblement.

Le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz assistant au rassemblement marquant les 100 jours depuis l’enlèvement des otages à Gaza,sur la « Place des Otages, à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Autorisation)

L’art pour montrer les horribles conditions de vie des otages

Une installation artistique dépeint le sort des personnes détenues par le Hamas lors d'un rassemblement de 24 heures, sur la "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Une installation artistique dépeint le sort des personnes détenues par le Hamas lors d'un rassemblement de 24 heures, sur la "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Lors du rassemblement de 24 heures pour marquer les 100 jours depuis que le groupe terroriste palestinien du Hamas a emmené de force au moins 240 otages dans la bande de Gaza, les manifestants de la « Place des Otages » se pressent devant les installations d’art réalisées en l’honneur de ces personnes disparues.

Une artiste, Dana Sapir, vêtue de noir et enfermée dans une cage, attire l’attention des passants et fait même pleurer une femme en essayant de se sortir de la cage à coups de griffes. Le titre de son œuvre est écrit au marqueur noir sur ses deux paumes : « Over my dead body » (« Il faudra d’abord me passer sur le corps ! »).

Elle reste dans la minuscule cage durant des heures, complètement exposée à la forte pluie.

À côté de Sapir se trouve un simulacre de tunnel du Hamas, érigé plus tôt dans la journée. Les participants font la queue pour avoir la possibilité de marcher dans ce passage étouffant et faiblement éclairé.

Une installation artistique dépeint le sort des personnes retenues en captivité par le Hamas lors d’un rassemblement de 24 heures, sur la « Place des Otages », à Tel Aviv, le 14 janvier 2023. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)

Sur les murs du tunnel sont gravés les noms des otages, les messages des familles à leurs proches capturés et les décomptes des jours qui les séparent de leur retour. Le son lointain des coups de feu est diffusé via des haut-parleurs à l’intérieur du tunnel, dans le but de simuler les terribles conditions de vie des otages.

Ofek, un manifestant de Tel Aviv qui est arrivé sur la place vers minuit, prévoit de rester toute la nuit au rassemblement malgré la pluie battante.

« La question des otages est de moins en moins médiatisée, moins de gens en parlent. Avant, sur les grands panneaux publicitaires, on voyait des affiches réclamant leur retour, aujourd’hui c’est moins le cas », explique-t-il. Il estime que le gouvernement actuel n’accorde pas la priorité au retour des otages et que les manifestations de masse comme celle de ce soir sont importantes pour faire pression sur les dirigeants israéliens.

Bien que le nombre de manifestants ait diminué depuis le record de 120 000, beaucoup restent et s’installent pour la nuit.

« Nous avons tout dit et rien n’y fait », dit la sœur d’un otage au rassemblement de Tel Aviv

Merav Svirsky s'exprimant lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran)
Merav Svirsky s'exprimant lors du rassemblement en faveur des otages, "Place des Otages", à Tel Aviv, le 14 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran)

« Nous avons tout dit et rien ne nous aide », déclare Merav Svirsky, dont les parents ont été assassinés le 7 octobre au kibboutz Beeri et son frère Itaï Svirsky a été pris en otage.

« Comment pouvons-nous élever des enfants ici et leur promettre que tout ira bien si nous savons que nous avons laissé les otages là-bas ? », demande-t-elle lors du rassemblement organisé à Tel Aviv au nom de la libération des otages.

« Comment pouvons-nous parler de retourner dans les communautés [de la frontière de Gaza] si leurs membres sont retenus de l’autre côté de la frontière ? »

« Nous avons besoin que ce cauchemar se termine bien », dit Svirsky.

« Mes parents ne reviendront pas, mais je veux garder espoir. »

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